Contenu principal

Message d'alerte

En Espagne, les aveugles vendent presque tous des billets de loterie. Une bizarrerie qui provient du fait que la plupart des déficients visuels espagnols travaillent pour En Espagne, l’association Once se consacre aux aveugles en vendant des billets de loteries.  ©Dominique Faget / AFPl'Organisation nationale des aveugles espagnols (ONCE) créée le 13 décembre 1938. Une particularité qui aussi de l'Espagne un pays où il fait, à première vue, bon vivre lorsqu'on est non voyant. Apparence ou réalité, les questions que dévoile la réalisatrice Ingrid SEYMAN sont multiples

Cette particularité fait de l'Espagne un pays où il fait, à première vue, bon vivre lorsqu'on est non voyant. Les déficients visuels ont en effet un emploi quasi garanti au sein de la loterie, une intégration sociale apparente puisqu'on peut trouver un kiosque à pratiquement chaque coin de rue. L'espagnol moyen considère qu'il est normal que les déficients visuels bénéficient d'un emploi « réservé ». Et on estime, dans ce pays rongé par le chômage, « que les aveugles gagnent très bien leur vie ».

Pour autant ce paradis espagnol n'a-t-il pas ses limites ? Les non-voyants ibériques sont-ils « condamnés » à n'être que des vendeurs de loteries, au quotidien, dans leur travail... ou dans le regard de l'espagnol moyen ? Comment vit-on sa cécité en Espagne : à l'école, sur le marché du travail (hors ONCE), dans sa vie de tous les jours ?

La création de la fondation Once a canalisé la solidarité et facilité la composition d'un important budget. L'introduction du coupon : « cupon » a permis de réunir les moyens nécessaires à l'atteinte de ses objectifs : il s'agit d'une loterie, loisir dont les Espagnols sont très friands. On peut observer de nombreux points de vente dans les rues de Madrid. L'administration interne change tous les 4 ans. L'organisation est sous convention avec le ministère de la Santé. Il y a actuellement environ 66 000 adhérents.

Pour se donner une idée, il y a 3 millions et demi de personnes handicapées en Espagne. Le cupón est le moteur de l'Organisation nationale des Aveugles espagnols, qui entreprend actuellement de mettre sur pied une nouvelle modalité de vente, compatible avec la méthode traditionnelle, mais sous forme de cupón interactif, permettant au client de choisir le numéro qu'il souhaite jouer.

Un documentaire d'Une production Bleu Krystal Media. En association avec France Télévisions et la participation du CNC. 2011. À voir sur France 5 le lundi 7 mai 2012 à 8h25 & samedi 12 mai 2012 à 22 h 30. Retrouvez « À vous de voir » sur www.france5.fr et sur www.pluzz.fr

Stéphane LAGOUTIERE

Ne manquez pas ce sujet émouvant et porteur d'espoir. Il montre qu'en dépit des difficultés traversées par cette famille, la vie est gagnante dans le cadre de l'émission Envoyé spécial du 19 avril prochain. Un témoignage du face-à-face avec la maladie, pour tous les enfants malades. C'est le témoignage d'une mère sur son combat. Celui Louis un petit garçon atteint d'une maladie rare, dans la voiture des ses parents lors du tournage réalisé pour l’émission Envoyé spéciale pour le groupe France télévision a paraître le 19 avril prochainLouis un petit garçon atteint d'une maladie rare, dans la voiture des ses parents lors du tournage réalisé pour l’émission Envoyé spéciale pour le groupe France télévision a paraître le 19 avril prochainqu'elle mène au quotidien contre la maladie de son enfant. Une vie de malade, qui sera diffusé dans le cadre de l'émission Envoyé spécial ici, nous offrira une rencontre inattendue avec la comédienne Alexandra Lamy. Pour sensibiliser aux maladies orphelines et tout en se mettant elle-même en scène, elle nous y dresse le portrait émouvant d'une famille comme les autres.

« Ce documentaire est un témoignage pour tous les parents d'enfants malades, et pour moi il est un hommage à la vie ». Alexandra Lamy explique, raconte, commente avec beaucoup de sensibilité. Elle se met en scène pour mieux mettre en lumière l'histoire de Géraldine, de son mari, de leurs petits Pierre et Louis. Leur petit Louis, à 3 ans, souffre d'histiocytose langerhansienne depuis les premiers mois de sa vie. Une maladie rare dont les médecins savent peu de choses. Comme aucun traitement spécifique n'existe, elle figure aussi parmi les maladies orphelines.

"A travers les témoignages de Louis et de sa famille, j'ai voulu comprendre pourquoi ces maladies étaient compliquées à diagnostiquer, à soigner et à en assurer le financement. J'ai voulu aussi faire ressentir la vie d'un hôpital, ce lieu qui va devenir si familier... les chambres stériles, les auxiliaires qui sont d'un courage extraordinaire, les médecins qui manquent parfois de tact, mais aussi montrer que dans un hôpital votre enfant ne vous appartient plus... " explique la réalisatrice

Le parcours de Louis et de sa famille illustre celui de nombreux enfants et de leurs proches. Le diagnostic, la prise en charge thérapeutique, la vie à l'hôpital... « Ou tu baisses les bras et tu t'écroules, ou tu te relèves », raconte Géraldine, comme une lionne défend son lionceau. Ne manquez pas ce sujet émouvant et porteur d'espoir. Il montre qu'en dépit des difficultés traversées par cette famille, la vie est gagnante. Un témoignage du face-à-face avec la maladie, pour tous les enfants malades.

La Rédaction

En février 2011, la population se soulève en Libye. En quelques mois, le pays tout entier s'embrase et une guerre entre « rebelles » et « pro-kadhafistes » s'engage. Pendant les neuf mois de guerre, un groupe spécial œuvre au milieu des autres rebelles « La brigade des sourds ». Un an après le début de la révolution libyenne, Daniel De gauche à droite sur la photo le jeune Libyen Mohammed ou il raconte sa participation au journaliste Daniel ABBOU dans cette guerre auquel il a participait au sein de la 3e brigade ou la brigade des sourds © Point du JourDe gauche à droite sur la photo le jeune Libyen Mohammed ou...ABBOU s'est rendu dans la ville de Misrata à la rencontre de ces sourds qui ont pris les armes pour faire bousculer leur destin et participer au bouleversement historique de leur pays. Des hommes fiers de ce qu'ils ont accompli, et se qu'aucune armée au monde ne donne aux sourds le droit de prendre des armes expliquent Daniel ABBOU.

Des hommes, des femmes et des enfants qui sous le régime de Kadhafi n'avaient pas les mêmes droits que les entendants. Un documentaire poignant et percutant dans laquelle on comprend mieux encore le langage gestuel international de la langue des signes. Mohammed, comme les autres membres de la brigade des sourds, raconte en signant l'ensemble des actions qu'ils ont menées durant le siège de Misrata. Installés dans l'ancien QG de la police secrète du régime, ces sourds insurgés libyens qui ont non seulement participé concrètement à un bouleversement historique, mais ils ont en réalité inversé leur image en profondeur.

Une communauté très présente dans cette ville où elle comptait environ de 250 sourds, la ville, précise Daniel ABBOU, abritait la seule école spécialisée du pays. Mais il n'y avait pas d'association ni de communauté, ils étaient isolés. Ils se sont retrouvés lors d'une manifestation contre le régime, lors de laquelle un entendant a été tué d'une balle dans la nuque. Cela les a révoltés, ils ont voulu agir. Le contact avec leurs frères entendant les a entraînés dans la lutte. »

La fierté des combattants

Emblème de la 3eme brigade sur l’extérieur d'une voiture © Point du Jour Emblème de la 3eme brigade sur l’extérieur d'une voiture... Plus qu'un récit de guerre, ce documentaire dépeint une émancipation extrêmement émouvante : l'accès à une plus grande égalité et des perspectives d'ouverture aux études, aux voyages et au monde du travail. Un reportage qui nous démontre aussi comment la « guerre adaptée » peut être avec des personnes sourdes : « Ils compensent par l'acuité visuelle et préfèrent combattre la nuit pour repérer la lueur des détonations ». La paix revenue, les membres de la brigade se battent désormais pour leurs droits auprès du CNT (Conseil national de transition) : « On veut travailler, voyager, faire des études. On ne peut pas laisser les sourds végéter comme ça. Il faut des clubs de foot, des associations. On aimerait amener de jeunes sourds à se rencontrer grâce au sport et essayer de développer des échanges à l'extérieur... Avant, on n'avait pas les mêmes droits que les entendants. Avec la nouvelle Libye, on a gagné notre égalité. »

Un documentaire diffusé le 9 et 14 avril 2012 sur France 5 à 8 h 25 et à 22 h 30 et disponible sur le site de France jusqu'au 16 avril 2012

Stéphane LAGOUTIÉRE

Elles font partie de ces personnes qui nous font croire que tout reste possible avec force et obstination. C'est ainsi que Sophie MASSIEU journaliste non voyante depuis Sophie avec cedric a l'ecoute des chants corse polyphoniques du groupe l'alba qui veut dire l'aube dans la langue corseSophie avec cedric a l'ecoute des chants corse polyphoniques du groupe l'alba qui veut dire l'aube dans la langue corse premier voyage des ces 40 épisodes avec aujourd'hui pour cette troisième épisode ce soir un voyage en grece.son entrée au CFJ en 1998. Depuis le 5 mars du lundi au vendredi à 18 h et ceux jusqu'au 27 avril, cette jeune femme va nous guider au cœur de paysages et de culture exceptionnelle. Une expérience exceptionnelle, qui même si comme le reconnaît une petite amélioration le monde de la presse et des médias reste toujours très fermés aux personnes en situation de handicap.

Point de départ de ces voyages-là Méditerranée avec la Corse, puis dans le 2e et 3e épisode Naples et le Kalymnos, petite île grecque de l'archipel du Dodécanèse, en mer Égée. Sophie va ainsi accompagnée de son chien Pongo, nous invite, à la suivre dans son parcours fait de sensations et de rencontres inattendues. De Rio de Janeiro à la Baie de Somme en passant par la Laponie, elle fait partager ses émotions et nous interroge sur notre perception des lieux et des personnes où elle sera l'une des premières et rares à y parvenir.

Pour se démarquer des autres programmes de découverte, Arte a décidé de miser sur ce reporter, qui « voit » autrement : avec l'odorat, le toucher, l'ouïe, et le goût. « Mettre à l'écran une miro avec son clebs, j'ai été la première étonnée ! » Lance Sophie. Elle a travaillait à L'Express, France Info, RFI et Co-animé l'émission le goût du noir (France 5) avec le psychanalyste Gérard Miller. Sa vocation de journaliste ? Une évidence pour celle qui fut à son époque aussi l'une des premières diplômées du CFJ non voyantes, qui se dit férue d'écriture, très curieuse et passionnée de voyages depuis l'adolescence.

Elsa MARGOUT, rédactrice en chef de dans tes yeux, explique : « Comme Sophie ne voit pas les caméras, elle reste toujours naturelle. Elle établit un lien spontané avec ses interlocuteurs et improvise ses questions avec aisance. » 

« Je ne vois pas, alors le monde, je vais le prendre à bras le corps, le sentir, le toucher. Et surtout je vais vous faire partager mes rencontres et vous le faire découvrir différemment, en le regardant dans les yeux des autres », annonce Sophie MASSIEU en exergue de chaque épisode. Entièrement filmée avec des appareils photo et non des caméras de télévision, la série veut valoriser les plans rapprochés et les matières, au plus près du contact humain et du ressenti de la journaliste, qui indique avoir une perception d'abord sonore, puis tactile et olfactive des pays visités. Pour elle, cette expérience était inattendue. 

« On a toujours considéré que le fait d'avoir un sens en moins apportaient des choses en plus », souligne Sébastien DEURDILLY, l'un des rédacteurs en chef. Cette série « nous paraît faire un peu bouger les lignes », ajoute-t-il. « Elle a vocation à ouvrir des voies en France, mais aussi à l'étranger ». Outre la France et l'Allemagne, « Dans tes yeux » doit être distribué dans une dizaine de pays à ce stade (Pologne, Espagne, Canada, Italie, Bulgarie ou Hongrie). L'Espagne a également acheté le format du programme pour en faire une adaptation, et des discussions sont en cours à ce sujet aussi aux États-Unis. 

Parallèlement, Arte proposera de replonger dans les voyages de Sophie Massieu sur son site internet, en se déplaçant dans une « carte sensorielle » (arte.tv/dans-tes-yeux).

La Rédaction

Michel Boyon, Président du Conseil supérieur de l'audiovisuel, et Dominique Baudis, Défenseur des droits, ont tenu le 15 février 2012 une réunion sur la couverture médiatique des Jeux paralympiques de Londres (29 août - 9 septembre 2012), en présence notamment des représentants des ministres chargés de la communication et
Michel BOYON Président du CSA©csaMichel BOYON Président du CSA©csades sports, des chaînes de télévision, de M. Gérard Masson, Président de la Fédération handisport et du Comité paralympique et sportif français, de M. Marc Truffault, vice-président de la Fédération française du sport adapté et de M. Patrick Segal, inspecteur général des affaires sociales, ancien délégué interministériel aux personnes handicapées.

Il a été décidé de mettre en place un comité de suivi pour encourager et évaluer toutes les initiatives qui permettront une meilleure visibilité médiatique de cet événement sportif majeur. Les chaînes de télévision ont été invitées à se fixer des objectifs précis en ce sens et à en rendre compte. Au cours de la réunion, Michel Boyon a déclaré : « Si le sport paralympique fait partie du mouvement olympique, comme son nom l'indique, il faut le traiter comme les autres sports ». Dominique Baudis a affirmé : « Les médias ont un rôle particulier à jouer dans la lutte contre les stéréotypes et les préjugés. Les Jeux paralympiques leur fournissent une occasion exceptionnelle de démontrer qu'ils contribuent activement à développer le caractère inclusif de notre société. » Des affirmations pour lequelles les responsables des fédérations des sports adaptés et handisport seront parfaitement d'accord, mais cela sera réellement réalisé la question reste ouverte.

Plus largement, l'enjeu était de faire appel au sens de la responsabilité sociétale des chaînes et de souligner la nécessité de mieux représenter le handicap en véhiculant des valeurs positives et d'exemplarité.

La Rédaction

2012.02.15.dans-la-peau-d-un-handicape-documentaire-france-4Cinq ans après un documentaire paru sur Canal+ intitulé dans la « peau d'un noir », France 4 cherche à diversifier ses programmes diffusera les 29 février et sept prochains un documentaire d'écrivain Bruno de STABENRATH, et du producteur Olivier HALLE raconte les dessous d'une expérience inédite. Que ressent-on quand on est l'objet d'une discrimination fondée sur la différence ? Qu'est-ce que ça fait de vivre dans la peau d'un handicapé ? Une série qui devrait se prolonger à travers les différents types de déficience

On y découvre, en caméra cachée, des valides se glisser dans la peau de handicapés et vivre le quotidien souvent difficile, de personnes en fauteuil roulant. Bruno pose un regard cinglant sur cette expérience-choc, où le monde du handicap se confronte à celui des valides, et vice-versa. Il dévoile les dessous du tournage et les confidences des protagonistes valides et invalides, mais aussi le contrechamp de

séquences éprouvantes ou parfois, cocasses. En écho au documentaire, Bruno dresse pour la première fois le bilan sur ses « quinze ans de fauteuil » : son combat au quotidien, le prisme compassionnel des médias, l'indifférence glacée des politiques, l'évolution de l'accessibilité...

Ils sont accompagnés dans leur expérience par une jeune paraplégique de 25 ans, Audrey, animatrice en centre de loisirs. Ont fait aussi la connaissance Hayssam, Julien et Ève, trois jeunes valides, ont accepté de se placer dans la situation d'un handicapé pour vivre tous les aspects de la vie courante : prendre les transports en commun, accéder à une salle de spectacle ou à une discothèque, trouver un travail, fonder une famille... vivre tout simplement.

Bruno de STABENRATH

Acteur dans L'Argent de poche de François Truffaut, et L'Hôtel de la plage, Mesrine, il est également scénariste avec un gars une fille, Marc et Sophie, et chanteur. En 1996, il est victime, d'un accident de voiture qui le laisse tétraplégique. Il a écrit un roman autobiographique, Cavalcade, grand succès dans le monde entier, adapté au cinéma, puis cinq autres romans et essais (Robert Laffont, Scali), qui ont tous rencontré un succès à la fois commercial et critique.

La Rédaction