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Quai du RER B de la gare du Nord à Paris en juin 2011 ©Bertrand Guay. AFPUne fois de plus la SNCF fait parler d'elle et pas en bien alors que prendre les transports en commun n'est pas une opération facile surtout quand vous êtes en situation de handicap, mais là c'est quasiment opération impossible... Un incident qui va commencer selon les associations de voyageurs et le réseau non officiel de Twitter 15 h 45 pour durée plus de trois heures et des voyeurs orientés au final vers des bus, très rapidement pris d'assaut.

Une situation qui sur la ligne RER B loin d'être une première a suscité de nombreuses réactions et questions. Pour les syndicats et les représentants des usagers, la vétusté du réseau est en grande partie responsable des dysfonctionnements récurrents sur les lignes. Le ministre des Transports a demandé un rapport. Le Ministre qui le lendemain de la pagaille, Frédéric Cuvilier s'est également interrogé sur cette procédure d'arrêt des trains lorsque des personnes sont sur les voies. "Cette procédure est-elle justifiée et adaptée ? Ne peut-on pas envisager une progression du trafic à petite vitesse ? Il ne faut pas sous-estimer les questions de sécurité mais il s'agit de voir combien des procédures peuvent avoir des effets contraire à l'objectif poursuivi", a expliqué le ministre.

Une situation qui conduira à certains sous le coût de l'affolement et de l'énervement certains passagers certains à employer la violence à l'égard des conducteurs de la ligne B, c'est dire à quel point les gens n'en peuvent plus. Face à une tension et une agression quotidienne que subissent des milliers d'usagers en allant travailler ou le soir lorsqu'ils retournent à leur domicile. Des clients et des usagers qui quel qu'ils soient ne peuvent plus accepter les conditions inhumaines dans lesquelles ils sont transportés, entassés comme du bétail, agressé par les tarifs au combien coûteux pour une prestation qui n'est pas digne d'un pays développé. Auquel s'ajoutent de graves problèmes de sécurité...

Une situation qui devient un cauchemar...

Si on imagine sans peine que le transport en commun de part nécessité toujours une série d'aléas qui peuvent venir perturber le trafic qu'il s'agisse accident de voyageur, retard, accident de circulation, la situation de la personne en fauteuil, non-voyante ou encore déficiente auditive celle-ci peut rapidement sans information devenir un cauchemar... Des personnes en fauteuil qui par exemple ne disposent d'aucune information en cas d'évacuation immédiate ou les règles de sécurité prévoient simplement une sortie du train par les pompiers. À la sortie sans leur fauteuil ! Que deviennent-ils ensuite ? Mystère ! Et le fauteuil ? Personne ne sait.

Pour les personnes sourdes, Michel FERRAND, président de la confédération de défense des usagers handicapés, explique le malaise et propose des solutions : " Pour ce type de handicap, le manque d'information est encore plus anxiogène, et les effets de panique dangereux. Il n'y a aucun signal lumineux, aucune donnée écrite pour les prévenir. Il faudrait, comme dans les bus, installer des écrans qui diffuseraient les informations des incidents ou les envoyer par SMS."

Des transports en commun qui dans de très nombreuses villes françaises ou encore la RATP et SNCF et l'aéronautique ont parfois apporté des améliorations pour les transports. La situation nous démontre plus que jamais le chemin ne reste long et notamment dans la réponse aux évacuations d'urgence ou là beaucoup d'amélioration reste à accomplir.

La Rédaction

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