Contenu principal

Message d'alerte

Des hommes et femmes représentant la société française dans diversité Alors que certaines des associations françaises représentatives du handicap jugent ce rapport « Réussir 2015 » comme la confirmation d'un échec et surtout « d'un report déguisé de l'échéance à 2022 ». La Fédération des APAJH semble se montrer plutôt conciliante, sur le rapport remis par la sénatrice de l'Essonne, Claire-Lise CAMPION. Car si comme le précise l'association, il apparaît que les retards accumulés par les pouvoirs publics et les maîtres d'ouvrage sont trop importants pour permettre à la France d'être au rendez-vous de 2015. Pour autant, rappel tel que le rapport préconise de maintenir cette échéance, afin de « préserver la dynamique engagée et conforter l'objectif d'une société accessible à tous ».

Car si l'APAJH déplore cet échec dû à l'absence d'une volonté politique ces dernières années, elle salue le travail effectué par la sénatrice, et le fait que la question de l'accessibilité soit à nouveau en haut de l'agenda politique. Les 40 propositions du rapport, si elles sont reprises par le gouvernement et traduites par des mesures concrètes et financées, permettent de passer du simple affichage politique à des avancées réelles pour l'édification d'une société inclusive.

Entre perspective et réalité...

Un rapport qui souligne et rappelle des tendances parfois largement laissées de côté et pour lequel comme l'indique l'APAJH dans son communiqué, il serait dangereux d'oublier. Celui qu'accessibilité comme handicap n'est pas à considéré sous son seul prisme physique puisque qu'il prend véritablement en compte le handicap sensoriel, mental, ou encore psychique.

Pour le Président de la fédération de l'APAJH, « ce rapport démontre bien que la mise en accessibilité du territoire n'est pas une norme réglementaire parmi d'autres. Elle correspond à un projet de société, qui concerne tout le monde : celui de l'inclusion de tous et de chacun. Car ce qui est utile au handicap l'est pour la société tout entière. Développer de façon déterminée des travaux d'accessibilité, c'est non seulement s'adapter aux contraintes potentielles de tous, mais aussi créer de l'emploi. À présent, il faut légiférer pour mettre fin à cette situation d'exclusion inacceptable ».

Un rapport dont l'APAPJH juge qu'il propose des solutions réalistes avec par exemple la mise en place dès 2013 d'agendas d'accessibilité programmée qui engageraient sur un calendrier les maîtres d'ouvrage qui n'auront pas achevé la mise aux normes. Un document qui avait préconisé à l'époque une mobilisation non seulement des acteurs de l'accessibilité, mais aussi du grand public, comme l'illustre la mesure tendant à faire de 2014, l'année de la Grande Cause nationale de l'accessibilité.

Un manque de volonté politique ?

Des mesures qui ne semblent pas être la priorité du chef de l'État comme il le souligne le 30 janvier dernier à Lille « Que l'objectif d'une mise en accessibilité des bâtiments publics pour 2015 serait "difficile à respecter », mais qu'il fallait "garder cette perspective". Un report d'échéance qui véritablement toutes ses chances d'être proposé par l'exécutif, peut-être lors du prochain comité interministériel.

Le Président de la fédération, Jean-Louis Garcia, préfère lui parler d'un, « énorme retard a été pris à cause d'un manque de volonté politique évident marqué par les tentatives de détricotage de la loi de 2005 du précédent gouvernement. Nous nous félicitons que ce rapport maintienne l'objectif de 2015, tout en tenant compte de l'état des lieux, qui est déplorable. Car cet objectif est loin d'être inatteignable ». Objectif soutenu, en 2010 par une étude réalisée avec Dexia, la société Accèsmétrie et la Fédération française du Bâtiment intitulé « Accessibilité des Établissements recevant du public (ERP) ». Elle chiffrait le coût de la mise aux normes de l'ensemble des ERP à 20 Md€.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir