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Signature accord financement numeriqueOn peut constater une certaine lenteur en matière d’accessibilité numérique. Preuve en est puisqu’une étude du 14 ocotbre 2014 a révélé certains retards concernant cette question. À l’occasion de la signature d’un protocole d’accord sur le financement de projets des collectivités dans le cadre du Plan France Très Haut Débit, ce vendredi au ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, la secrétaire d’État en charge du numérique, Axelle LE MAIRE, a réaffirmé son engagement concernant la question de l’accessibilité numérique pour tous et que nous avons interrogé.

Elle a également mis en place une délégation à Bercy sur ce sujet afin d’aider les petites communes à se mettre aux normes numériquement.

Une accessibilité numerique qui est loin de la réalité aujourd'hui rappelons simplement notre article du 15 octobre 2014, selon une étude réalisée par Com'access, Top 78, seulement 1 commune, sur les 78 étudiées, affiche une attestation conforme à la législation du RGAA 2.2 sur son site. Aucune des 78 communes n'a atteint les 100 % des critères exigés. Un sujet mis en avant lors de la table ronde sur l'accessibilité lors de la Conférence nationale du handicap le 11 decembre dernier et qui avait fait l'objet de discussion dans les forums régionaux notamment a Nantes.

Une accessibilité qui est devenue aussi une histoire de gros sous car certaines sociétés en charge du label n'hésitant pas à demander des sommes supérieures a 3000 euros pour obtenir ce dernier ce qui peut se révéler impossible pour des petites collectivités, des petites entreprises ou des associations. Un commerce qui devient inacceptable...

La ministre qui a répondu a quelques questions précisant ces pensés et ces objectif pour ce protocole d’accord représente un programme de financement de la Banque Européenne d’Investissement (BEI), d’une valeur de 750 millions d’euros, qui sera consenti à travers les banques partenaires pour contribuer à déployer des infrastructures numériques à haut débit dans les territoires français.

F.H.I --- Que peut-on faire pour améliorer l’accessibilité numérique pour les personnes en situation de handicap ?

Axelle LE MAIRE : On parle davantage d’accessibilité des lieux que d’accessibilité numérique. Ma responsabilité est d’intégrer cette dimension dans l’agenda des actions publiques pour accompagner les personnes en situation de handicap. Avec la secrétaire en charge du handicap et de l’exclusion sociale ; Ségolène Neuville, nous tentons d’accélérer les initiatives déjà initiées et de réfléchir avec l’ensemble des acteurs et en particuliers les associations et industriels afin de mettre en place des outils plus accessibles pour ces dernières.

F.H.I --- Comment facilite-t-on l’accessibilité numérique pour tous ?

Axelle Le MAIRE : On doit pouvoir acheter en ligne ou se rendre sur le site d’une administration pour une personne malvoyante ou malentendante. Il faut faciliter la compréhension du handicap car il peut-être physique ou mental. Il est très important de simplifier le contenu des informations notamment sur les sites de l’administration française.

F.H.I --- L’accessibilité numérique est-il l’un de vos chantiers prioritaire au sein de votre ministère ?

Axelle LE MAIRE : Cela ne l’était pas avant ma nomination au poste de secrétaire d’État en charge du numérique car nous sommes au ministère des Finances et de l’Économie et qu’on ne parlait pas spontanément de ces questions. Il faut donc avoir un discours volontariste car il peut y avoir une filière économique dans ce secteur. La population qui a besoin d’outils innovants pour que le numérique soit plus accessible est en demande. Simplement, il faut un intermédiaire et c’est l’État qui doit jouer ce rôle. Il faut également un coup d’accélérateur pour convaincre les acteurs concernés. On doit aller plus vite. De par mes origines canadiennes et ce que j’ai vu en Angleterre, le volontarisme politique permet d’aboutir à des résultats.

F.H.I – Concrètement qu’est ce qui est mis en place pour faire avancer les choses ?

Axelle LE MAIRE : Je vous donne un exemple. Les services informatiques de l’État ont décidé d’actualiser les référentiels utilisés par toutes les administrations pour rendre les sites internet accessibles. Je me demande si ce référentiel ne devrait pas être accompagné d’obligations normatives pour les administrations. Il faudrait également que ce soit accessible sur des applications mobiles ou sur les tablettes. Aujourd’hui, on va chercher les informations sur internet sur son Smartphone.

F.H.I --- Une étude est sortie le 23 novembre selon laquelle les sites internet de certaines communes de l’Ile-de-France ; comment fait-on pour les aider à le devenir ?

Axelle LE MAIRE : Dans quelle mesure les services de l’État peuvent accompagner les collectivités locales à rendre leurs sites plus accessibles ? C’est très compliqué pour une petite commune ayant un site internet d’être informée des problématiques et d’avoir les outils pour se mettre aux normes numériques. L’État doit avoir un rôle d’accompagnateur dans l’accessibilité numérique. À Bercy, il y a une délégation qui s’intitule : Usage de l’internet, et j’aimerais que sa mission d’accompagnement des collectivités et notamment de ces petites communes soit renforcée et que l’on puisse travailler sur ce sujet avec le ministère des Affaires Sociales.

Romain BEAUVAIS 

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