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Charte LSF_audiovisuelle_CSALe changement, c’est pour maintenant ? Après la mise en place du sous-titrage pour les sourds et les malentendants, le président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), Olivier SCHRAMECK, le président de l’Union nationale pour l’insertion des déficients auditifs, Cédric LAURENT, et la secrétaire d’État en charge du Handicap et de la Lutte contre l’Exclusion, Ségolène NEUVILLE, ont signé au siège de la haute autorité de l’audiovisuelle (CSA) la charte de qualité pour l’usage de la Langue des Signes française dans les programmes télévisés.

Cette dernière pourra ainsi donner un accès total à l’information car aujourd’hui ce n’est pas encore le cas. Grâce aux nouvelles technologies, les programmes en Langue des Signes devront se généraliser. Reste maintenant à savoir si les chaînes de télévisions joueront le jeu.

Ce n’est pas un aboutissement mais bien le début d’une grande aventure. Après le sous-titrage, qui n’a pas été une masse à faire pour mettre en place, c’est au tour de la Langue des Signes (LSF) d’avoir son heure de gloire. Avec le film « La famille Bélier » qui a déjà dépassé les trois millions d’entrées au cinéma, le Conseil supérieur de l’audiovisuel(CSA) ne pouvait plus laisser sur le côté de la route des dizaines de milliers de sourds. C’est pour cette raison que le président du CSA, Olivier SCHRAMECK, le président de l’Union nationale pour l’insertion des déficients auditifs, Cédric LAURENT, et la secrétaire d’État en charge du Handicap et de la Lutte contre l’Exclusion, Madame Ségolène NEUVILLE, ont signé la charte de qualité pour l’usage de la Langue des Signes française dans les programmes télévisés. Cette dernière permettra ainsi aux sourds d’avoir un accès total à l’information.

Aujourd’hui trop peu de programmes sont accessibles aux sourds. « J’ai été choqué que les événements tragiques de la semaine dernière, aucun journal n’a été adapté pour que les déficients auditifs puissent communier avec le peuple français », nous a confié le président de l’Union nationale pour l’insertion sociale des déficients auditifs (Unisda), Cédric LAURENT. Cette charte va ainsi permettre une meilleure reconnaissance de la Langue des Signes car c’est un enjeu pour toute la société française. » Bien évidemment, il y a beaucoup de travail à faire. Pour l’heure deux journaux de Télématin, un journal télévisé en LSF sur les trois chaînes d’information en direct, un journal sur une chaîne de sport ainsi que quelques programmes de jeunesse mettent en place la LSF.

Pourquoi les autres chaînes ne le font pas. Le journal de 20 heures pourrait intégrer la LSF dans leurs éditions quotidiennes. Sans oublier les télévisons connectées. Il faudrait également le faire à l’occasion des prochaines élections départementales en mars prochain afin que les déficients auditifs puissent être considérés comme des citoyens comme tous les autres. « C’est en regardant la télévision qu’on se forge une opinion. Mais aujourd’hui, ce sont quelques de dizaines de milliers que nous laissons sur le bas côté de la route car ils communiquent uniquement en LSF », lâche la secrétaire d’État chargée du Handicap et de la Lutte contre l’exclusion, Ségolène Neuville.

C’est au tour des médias de s’y mettre...

Signature charte LSF pour audiovisuellePour remédier à cela, la charte de qualité sur le sous-titrage pour les sourds et les malentendants signée en 2011 a permis d’améliorer les choses. Cette charte de qualité l’usage de la Langue des Signes dans les programmes télévisés pourrait renforcer le quotidien des Français. « La société est-elle mûre pour ce changement ? Bien avant la loi de 2005, l’œil et la main était présent lors des questions au gouvernement. La loi du 11 février 2005 avait pris en compte la LSF dans son accessibilité », avance Ségolène NEUVILLE. Pourtant, il a fallu attendre2011 puis début 2015 pour obliger les établissements accueillant du public d’afficher des sous-titrages sur leurs télévisions et des notices simplifiées dans les chambres d’hôtel. Maintenant, c’est au tour des médias de s’y mettre.

Pour l’heure, les médias audiovisuels sont réticents à intégrer la Langue des Signes sur leurs chaînes. Avec ce cadre en bas à droite, ces derniers craignent pour leur audimat. Mais ce n’est pas le cas. « Auparavant, il faut incruster ce cadrge et les rédactions sont obligés d’abaisser la qualité de l’image pour y parvenir. Mais aujourd’hui, avec la nouvelle technologie, il faudra juste superposée l’image en qualité broadcast. Ce cadrage devra être parfait afin de ne pas couper les gestes de l’interprète. Et pour une compréhension claire, nous faisons appel à des interprètes diplômés afin que les malentendants et sourds puissent s’informer correctement », explique le président du Groupe accessibilité au CSA, Nicolas ABOUT.

Reste aux médias audiovisuels de jouer le jeu

Si la technique est au point, il faut désormais des jeunes sourds pratiquant la Langue des Signes à l’antenne. « Il faut que les déficients auditifs puissent accéder aux écoles de journalisme afin de pouvoir être embauchés par une rédaction. Ils doivent savoir tourner, monter et mixer un sujet », rappelle la secrétaire d’État chargée du Handicap et de la Lutte contre l’Exclusion. Avant d’ajouter ceci : « Aujourd’hui peu de jeunes handicapés accèdent aux études supérieures. Et lorsque c’est le cas, il faut leur trouver une aide auxiliaire pour leur offrir les mêmes chances que les autres étudiants dits « valides ».

Ne serait-ce pas une utopie de voir des personnes signer en LSF à l’antenne. Rappelons que les médias sont bien loin du compte. Seul France Télévisions et Radio France sont proches du quota imposé par la loi du 11 février 2005 environ 4% de leur personnel est en situation de handicap, reste que le nombre de journaliste ou animateur en situation de handicap et lui totalement absent. Un comble tout de même alors que leur activité principale consiste en la fabrication de l'information notamment...Mais on ne sait jamais car cette charte aura peut-être raison de ces préjugés. Maintenant reste à savoir si les médias audiovisuels joueront le jeu.

Une situation que l'association Handi Presse Info viendra dénnoncé lors d'une table ronde au salon de la radio qui a lieu du 8 au 11 fevrier prochain a Paris. Une table ronde programmé le 8 fevrier a partir de 10h30 dans le grand auditorium.

Romain BEAUVAIS 

 

 

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