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Message d'alerte

manifestation collectif_accessibilitePrésente dans une quinzaine de villes au rassemblement lancé par l'APF et le collectif interassociatif qui rassemble d'une quarantaine d'associations telles que la FNATH ou l'Unapei. Les associations ont crié très fort leurs ras bols, parfois soutenus comme a Toulouse, par l'ecologiste et vice-président François SIMON, de la Midi-Pyrénées, ou en bloquant les portes du tribunal de Toulouse.

Une façon, somme tout de légitimé se combat, mais qui ne doit pas s'arrêter a l'handicap physique de pouvoir circuler. Celui des personnes déficientes mentales en a un exemple ! Petit déception tout de même, voilà un sujet de société pour tous les Français auquel cela n'aura pas pris part, avec seulement quarantaine de participants !

40 ans d'espoirs déçus et porte fermée !!!

Dans notre pays, depuis 40 ans, deux lois ont été adoptées en 1975 puis 2005 par les gouvernants successifs pour faire tomber ces obstacles. La loi de 2005 se donnait 10 ans pour rendre notre pays accessible à tous. En 2015, le résultat et pour le moins décevant...Et pourtant l'article 45 de cette loi, qui précise que «La chaîne du déplacement, qui comprend le cadre bâti, la voirie, les aménagements des espaces publics, les systèmes de transport et leur intermodalité, est organisée pour permettre son accessibilité dans sa totalité aux personnes handicapées ou à mobilité réduite ».

À Toulouse, le collectif pour une France accessible, avait décidé taper le poing sur la table entourée de manifestant pour l'essentiel en fauteuil. La place Saint-Étienne ou ils auront occupé l'entrée de la préfecture, « Manifestation Collectif AccessibiliteCela fait 40 ans qu'on nous promet l'accessibilité », explique Odile Maurin, représentante en Haute-Garonne de l'APF. «Il y a un véritable recul des droits. En 2015, tout devait être accessible et plus tôt que de nous donner la possibilité d'attaquer les établissements qui ne sont pas aux normes, il y a une nouvelle loi qui recule l'échéance de dix ans. En Europe, on va être les lanternes noires», précise-t-elle avant d'affirmer que s'il fallait elle s'attaquerait à l'État !

Un discours soutenu par Francois SIMON, en effarminant que «C'est de la responsabilité des politiques que d'avoir perdu six ans et de dire en 2013, déjà, ont y arrivera jamais, parce qu'ont a perdu du temps». Et de poursuivre en soulignant qu'il était impossible de reculer en permanence l'échéance et d'attendre « que les élus se réveillent en 2021» et qui « fait que pendant ce temps les personnes handicapées n'ont pas toujours pas les moyens de circuler librement »

Une situation que dénonce aussi Fabrice présent au Tribunal de Toulouse dans le cas elle serait votée, « on fait un retour en arrière de 40 ans », la ou le collectif aura décidé en opération suprise de bloquer la porte a titre de symbole.

Un collectif venir surtout dire son opposition à l'ordonnance du 26 septembre 2014 et ses textes d'application remettent en cause l'échéance de 2015 avec des délais supplémentaires allant jusqu'à 10 ans et plus, abaissent les normes minimales et exonèrent de mise en accessibilité de nombreux lieux, le tout sans débat. Un ensemble de disposition de l'ordonnance qui prouve selon le collectif et de ses textes d'application prouve « l'absence de volonté réelle et sérieuse de respecter les principes d'accessibilité universelle ».

Odile MAURIN, ainsi que tous les adhérents du collectif demande aux Sénateurs de ne pas ratifier en l'état cette Ordonnance, mais d'y intégrer des modifications fondamentales qui permettront la mise en accessibilité de la France. Le collectif qui a adressé une lettre au Chef de l'État et au premier ministre sans réponse, demande également au Gouvernement de suspendre ou de l'amendée en profondeur.

« Nous demandons que l'esprit de la loi de 2005 soit respecté, que les délais accordés soient ramenés au maximum à trois ans, que les normes minimales de 2005 soient maintenues et que des sanctions fortes soient prévues à l'encontre de ceux qui ne veulent rien faire ». précise Odile MAURIN

La déficiente mentale toujours absente...

Si la notion de l'accessibilité a souvent été prise en compte dans la loi de 2005, pour les personnes déficientes visuelles, auditives et bien sûr physiques, celle concernant le handicap mental semble faire défaut. Une notion qui aura à peine commencé à faire son apparition dans le tourisme. Une notion qui sera d'ailleurs abordée dans le cadre du congrès de l'Unapei qui aura lieu à Toulouse du 4 a 6 juin 2015. Comme l'explique la représentante régionale de l'Association.

Adieu les belles promesses !

Des centaines de personnes avaient déjà manifesté en février dans toute la France pour protester contre les nouveaux délais accordés pour l'accessibilité des lieux publics, commerces, restaurants et moyens de transport, le gouvernement défendant de son côté une démarche "pragmatique".

La loi de 2005 prévoyait une échéance de dix ans pour réaliser les aménagements nécessaires. Mais de nouveaux délais, de 3, 6 ou 9 ans selon les lieux, ont été accordés.

Stéphane LAGOUTIÉRE

 

 

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