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Le President Michel VINCENT le 11 fevrier 2015 lors d une manifestationParmi les premières associations à réagir après la ratification définitive par le Parlement les 20 et 21 juillet, l'ordonnance prévoyant de nouveaux délais pour la mise en accessibilité des lieux publics. Le Président de la Fédération des Aveugles de France (FAF), juge cette « compromission inacceptable du gouvernement et des parlementaires ».et juge «totalement insupportable» de voir les députés et sénateurs «faire fi du quotidien des personnes handicapées».

La Fédération des aveugles de France qui estime dans un communiqué que cette ratification par le parlement, accordant de nouveaux délais supplémentaires pour la mise en accessibilité des lieux publics représente une énième déception pour des millions de citoyens qui ont à juste titre le sentiment d'être considérés comme des citoyens de seconde zone.

Une obligation d'accessibilité, qui faut-il le rappeler était déjà inscrite dans la loi du 30 juin 1975 et qu'elle a été renforcée dans la loi du 11 février 2005. « 40 ans après les premières mesures dédiées à l'intégration sociale des personnes handicapées, il est tout à fait inacceptable de constater autant de reculs et de promesses non tenues de la part des élus de la République » souligne le communiqué.

Pour Vincent Michel, Président de la Fédération des Aveugles de France qui nous avait déjà exprimé sa colère a la sortie de l'Élysée en décembre 2014 à la conférence nationale sur le handicap. « Nous savions que ces délais allaient très probablement intervenir, mais tant que l'ordonnance n'était pas ratifiée par les deux chambres, nous gardions encore espoir ! Las, on constate une fois de plus que les Députés et les Sénateurs sont bien loin de la réalité que vivent les citoyens et qu'ils font fi du quotidien des personnes handicapées. C'est totalement insupportable ! », précise t-il aujourd'hui.

Une situation qu'avait également dénoncé depuis plusieurs l'ensemble des associations notamment le Collectif pour une France accessible qui avait le 6 juillet dernier avait apporté plusieurs milliers de pétitions aux députés. Un avis auquel ces derniers comme les parlementaires n'ont pas voulu tenir compte.

La Rédaction

Sources : Communiqué

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