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Décidément, oui les associations comme L'UNAPEI, l'APF, la FNATH ou la fédération des sourds de France, ont toutes les raisons de ne pas être totalement satisfaits de un électeur toulousain lors des dernière élection municipal allant voter malgré parfois bien des difficultés©FHIun électeur toulousain lors des dernière élection municipal allant voter malgré parfois bien des difficultésl'accès qui est offert aux personnes en situation de handicap, et cela à J-40 du premier des élections présidentielles. Oui tous citoyens âgés de plus 18 ans sont des électeurs potentiels, mais sont-ils réellement bienvenus dans les réunions, conférence de quartier ou des grands meetings ou même encore des débats télévisés ? La réponse est loin d'obtenir l'unanimité comme on aurait pu l'espérer au vu de l'obligation faite par la loi.

Alors certes pourriez-vous dire, n'est-il pas déjà trop pour une telle discussion ? Non il n'est jamais trop tard pour bien faire et de surcroît en cette année 2012 où le calendrier se prolongera avec les élections législatives en juin. Un rendez-vous qui sera lui aussi l'occasion de réunions et autres débats locaux cela même qui le plus souvent difficile d'accès. À moins de cinq semaines de ce premier tour du 22 avril, nous avons voulu remettre en avant l'appel lancé par JÉRÉMIE BOROY, Délégué général de l'association Aditus, pour l'accessibilité aux personnes handicapées.

Un appel aujourd'hui signé par quelques candidats à l'élection présidentielle dont, François Bayrou, François Hollande, Éva Joly, Corinne Lepage, mais aussi de nombreux élus et responsables politiques, associatifs et institutionnels. Mais il tel réellement mise en œuvre sur le terrain les avis divergents preuve que beaucoup restent à faire...

Appel pour l'accessibilité des campagnes électorales : De l'accessibilité en démocratie

À la veille de l'échéance électorale de 2012, il est crucial de rappeler l'importance de rendre accessibles les campagnes des candidats aux électeurs en situation de handicap. Car ceux-ci sont avant tout des citoyens. Ils aspirent à exercer pleinement leur citoyenneté, ce droit naturel qui leur est encore trop souvent refusé !

D'après la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances et la citoyenneté des personnes handicapées, le principe de l'accès de tous à tout doit être respecté. Les personnes handicapées n'entendent donc pas être dessaisies de leur rôle d'acteur de notre cité et n'accepteront pas d'être davantage écartées du débat politique et citoyen qui nous attend en 2012. Il est de la responsabilité de tous les candidats et de toutes les formations politiques de s'engager à mener campagne dans le cadre le plus accessible possible.

Marianne symbole de la république française dans un fauteuil©APF/FHIMarianne symbole de la république française dans un fauteuilLes réunions publiques doivent être organisées dans des espaces répondant aux normes d'accessibilité permettant l'accueil de tous les publics, quels que soient leurs éventuels handicaps. La circulation sans contrainte doit ainsi être possible pour les personnes ayant un handicap moteur ou visuel, la compréhension des discours et des échanges doit être possible pour les personnes sourdes ou malentendantes, via une interprétation simultanée en langue des signes, une transcription écrite simultanée et une boucle magnétique.

Les sites Internet des candidats et des partis sont tenus d'être également accessibles. Les messages audiovisuels, qu'ils soient en ligne, diffusée dans le cadre de la campagne officielle ou projetée lors des meetings, seront sous-titré, traduits en langue des signes et audio décrits. Les professions de foi, les programmes, les tracts, peuvent aussi être mis à disposition sur des supports accessibles à tous et adaptés à chaque type de handicap : en braille, en format numérique, traduit en langue des signes. Les permanences des candidats devront elles-mêmes pouvoir accueillir tous les publics. Le handicap des électeurs ne saurait enfin empêcher l'échange avec le candidat et son équipe.

Et la question du coût ? Dès lors que ces exigences sont prises en compte en amont de l'organisation de la campagne, elles entraînent peu d'engagements par rapport au budget global d'un candidat, en particulier à l'élection présidentielle.

Cet engagement doit être partagé par l'ensemble des acteurs de la vie politique pour que les électeurs en situation de handicap ne soient pas réduits à faire leur choix entre les seuls candidats ayant organisé une campagne accessible. La parole politique a tendance à se complexifier, elle est parfois confuse, voire incompréhensible pour beaucoup de nos concitoyens. Cet effort d'accessibilité serait donc utile au plus grand nombre et apprécié par l'ensemble des électeurs. En ce qui nous concerne, que nous soutenions ou non un candidat, nous veillerons à l'engagement des formations politiques pour que leur campagne soit la plus accessible possible. Car nous sommes convaincus qu'une démocratie se mesure aussi à l'aune de son accessibilité.

Stéphane LAGOUTIÉRE

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