Contenu principal

Message d'alerte

Tel est le constat sévère, mais assez réaliste que dresse Frédéric BOUSCARLE Secrétaire national en charge de l'insertion des personnes en situation de handicap de
l'UMP et président fondateur de HANDI POP. Ce dernier dans un communiqué a dénoncé l'inaccessibilité des œuvres diffusées dans les salles de cinéma aux personnes déficientes sensorielles.

Une des scènes du film les intouchables avec François Cluzet, Omar SyUne des scènes du film les intouchables avec François Cluzet, Omar SyUne situation qui il vrai il connaît bien puisque lui-même sourd profond de naissance, il reconnaît avoir une certaine frustration pouvoir voir les films français dans les salles de cinéma, faute de sous-titrage. En revanche, les films étrangers, tous sous-titrés, sont pleinement accessibles aux personnes sourdes et malentendantes.

Il n'a d'ailleurs pas vu « Intouchables », le film le plus populaire de l'année, inaccessible si l'on est sourd. « C'est inconcevable pour un film sur le handicap » ! Une situation confirmée dans beaucoup salle française puisque après enquête de France handicap info dans dix plus grandes villes à l'exception de Paris, nous avons eu le regret de constater cette situation.

Le film cumule actuellement plus de 17 millions d'entrées et il est entré dans le classement des quatre films à avoir obtenu le plus gros succès dans l'histoire du box-office français et deuxième plus gros succès français derrière "Bienvenue chez les Ch'tis" qu'il n'avait pas pu voir non plus avec ses amis lors de sa sortie en salles regrette Frédéric BOUSCARLE.

Ce dernier a tenu à rappeler qu'un enfant sur 1 000 naît chaque année en France avec une déficience auditive ou est dépisté en tant que tel avant l'âge de deux ans, soit 700 enfants par an. On estime par ailleurs 6,6 % de la population soit 4,09 millions de personnes. le nombre de Français souffrant d'un déficit auditif, dont 88 % sont devenus sourds ou malentendants au cours de leur vie.

À l'occasion de cette situation qui se renouvelle trop souvent, et pour lequel les personnes atteintes d'un handicap auditif ou visuel ont un accès encore trop restreint à la vie culturelle française et sociale. À ce titre le secrétaire national a proposé à l'UMP en ces heures de campagnes électorales l'élaboration du projet lors de la convention sur le handicap de la nécessité de s'assurer que le sous-titrage des films devienne effectif dans l'ensemble des salles de cinéma. De la même manière que l'utilisation des procédés d'audiodescription doit permettre aux personnes déficientes visuelles un accès aux films.

Frédéric BOUSCARLE qui a fait savoir son attention de réunir dans les procjaines semaines un groupe de réflexion ouvert a tous et si possible avec les propriétaires de salles pour travailler sur l'accessibilité du cinéma français.

La Rédaction

En signant la charte relative au sous-titrage à destination des personnes sourdes ou malentendantes, le gouvernement et les représentants des chaînes de télévision s'engagent à faire respecter seize critères de qualité définis sous l'égide du CSA. Lors d'une conférence de presse organisée par le CSA le 12 décembre 2011, la charte
relative à la qualité du sous-titrage
à destination des personnes sourdes ou malentendantes a été présentée par Michel BOYON, président du CSA, Nicolas About, Signature de la charte qualité pour le sous-titrage par les télévisions le 12 12 2011©CSASignature de la charte qualité pour le sous-titrage le 12 12 2011©CSAprésident du groupe de travail « accessibilité des programmes aux personnes handicapées », et Christine KELLY, vice-présidente de ce groupe.

Un document auquel Marie-Anne MONTCHAMP, secrétaire d'État à la cohésion sociale et aux solidarités, Élodie PERTHUISOT, directrice du cabinet du ministre de la Culture et de la communication ont signé. Une signature qui selon elles souligne l'engagement des pouvoirs publics en faveur de l'accessibilité des programmes. À noter aussi la présence par plusieurs associations représentant les personnes atteintes d'un handicap et par de nombreux responsables des chaînes de télévision et de laboratoires de sous-titrage.

Cette charte est l'aboutissement de la concertation menée au cours de l'année 2011, sous l'égide du CSA, entre les services de télévision, les laboratoires de sous-titrage et certaines associations, notamment l'Union nationale pour l'insertion sociale du déficient auditif (UNISDA). Un document définit en 16 critères visant à atteindre une qualité au minimum dans le sous-titrage. Elle prévoit notamment une harmonisation des pratiques des chaînes concernant les modalités d'apparition du sous-titrage à l'écran : couleurs, fond, placement des sous-titres, etc. Elle présente également différents critères permettant de limiter les fautes d'orthographe et les contresens. Elle recommande enfin le recours à des mesures pour faciliter la compréhension des émissions et des débats en direct notamment.

Ces engagements de qualité complètent les obligations quantitatives des chaînes. TF1, France Télévisions, Canal +, M6 et TMC sont tenus, depuis le 12 février 2010, de sous-titrer 100 % de leurs programmes. En 2011, W9 a sous-titré la totalité de ses programmes. En 2012, NT1devra diffuser 20 % de ses programmes sous-titrés, directs 8 et NRJ 12 40 %, direct Star 30 % et Gulli 20 %.

Les progrès accomplis dans le sous-titrage répondent aux attentes légitimes des téléspectateurs sourds ou malentendants. Des efforts doivent également être faits à destination des personnes aveugles ou malvoyantes, notamment concernant le projet de boîtier vocalisant.

Aujourd'hui, la France ne dispose pas, contrairement à d'autres pays européens, de récepteurs capables de vocaliser les informations s'affichant sur un écran. Le conseil souhaite que cette fonction puisse être rendue obligatoire rapidement. Pour le conseil, le sous-titrage devrait également être repris sur les sites de rattrapage des chaînes, ce qui est une demande forte des associations de personnes sourdes ou malentendantes, et tout particulièrement de l'UNISDA. Le président de cette association, Cédric Lorant, a appelé les participants à la réunion à réfléchir à un accroissement de la présence de la langue des signes française dans les programmes télévisés, notamment pour les émissions destinées à la jeunesse. Il a également appelé leur attention sur la campagne électorale dont les débats doivent faire l'objet d'une transcription de qualité.

Le chemin est encore long...

Un regret cependant, l'ignorance de la part de nombreux journalistes, qui devant désormais parlé de cette « communauté » le fond parfois avec des façons qui ne sont pas admissibles. Parlant de handicap ou de personnes handicapées ou d'élèves handicapés. Autre point d'interrogation, on est donc les 6 % de travailleurs handicapés au sein des différentes chaînes de télévision française. Certaines vous diront qu'elles ont commencé à embaucher, oui, mais, malheureusement trop souvent derrière la caméra. Des journalistes tant sur le terrain, au sein des rédactions ou encore présentant des émissions de télévision, restent totalement absents en France. A contrario du Royaume-Uni ou encore du Brésil, avec le présentateur non voyant du journal de 20 h sur la première chaîne brésilienne. Une situation qui persiste jusqu'au sein même de certaines écoles françaises de l'audiovisuelle ou du journalisme qui essaye par tous les moyens de décourager les candidats reconnus handicapés à ce type de profession.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Il y a parfois y compris dans le secteur de l'économie bancaire des initiatives qui permettent de croire que l'idée d'une société ouverte à tous est toujours possible. C'est le Le Conseiller Olivier Baron a l'agence caisse d'épargne de Montpellier, reçoit des clients avec une traduction en langue des signes ©CCM Bemchmarckcas par exemple pour ce projet pilote que vient de lancer une agence locale de la Caisse d'Épargne de Montpellier (Languedoc-Roussillon). Ce service initié, il y a cinq mois et le premier du genre dans l'Hexagone, il consiste à accueil continu en langue des signes de ses clients. Cette agence du nord de Montpellier accueille ainsi du mardi au samedi les personnes sourdes ou malentendantes. Un conseiller pratiquant la Langue des signes française (LSF) est présent pour communiquer en toute sérénité avec les clients.

Inauguration aménagement accessibilite gare de salatPhilippe RICHERT, ministre des Collectivités territoriales et Président du Conseil Régional d'Alsace, Pierre-Étienne BISCH, Préfet de Région, et Philippe LAUMIN, Directeur régional de RéseauFerré de France, ont inauguré aujourd'hui, les aménagements d'accessibilité à destination des personnes à mobilité réduite, à la gare de Sélestat. Une manifestation ou été également présent Antoine HERTH, Député du Bas-Rhin et vice-président du conseil Régional d'Alsace, Président de la Commission des transports et grands équipements, de Marcel BAUER, Maire de Sélestat et Conseiller général du Bas-Rhin, et de Michel LOTH, Directeur régional de la SNCF.

Livre electronique une autre facon de lireLe Syndicat national de l'édition (SNE) rejoint par de nombreux éditeurs français s'est engagé à participer au projet TIGAR, destiné à l'amélioration de l'accès à la lecture des personnes handicapées, à annoncer jeudi le SNE dans un communiqué. Une annonce faite a quelque jours des assises de la 7e assises professionnelles du livre qui aura lieu le 8 novembre prochain. TIGAR (Trusted Intermediary Global Accessible Resources) est un projet collaboratif pilote, mené par des ayants droit et des associations représentant les handicapés. En France, il existe déjà, en application de la loi.

Journée Nationale de accessibilitéY a-t-il une cabine d'essayage adaptée dans ce magasin ? Ce bar a t'il des toilettes accessibles ? Telles sont les questions que sont partis poser plusieurs milliers de bénévoles dans les 23 villes participent à cette journée.

Afin d'augmenter le nombre des lieux accessibles répertoriés sur le site de l'organisateur de journée Jaccede.com. Un bilan qui s'avère dejà positif pour cette première journée, créé en mai 2006 par Damien BIRAMBEAU.

Plus d'une personne sur 10 éprouve des difficultés à se déplacer. Une loi impose qu'en 2015 tous les transports et les lieux collectifs soient accessibles, mais ce n'est pas gagné tant il reste à faire ! Une journée qui aura connu quatre temps forts.

Le premier aura été celui de l'accueil et de la formation et la distribution aux bénévoles d'un kit d'accessibilité(1). Ils ont étaient ensuite invités à recenser les lieux accessibles de la ville et notamment les commerces, parfois en compagnie d'élus comme Nice a Toulouse ou Paris. Des groupes composés de deux à quatre personnes, dont une personne en fauteuil. Une journée qui se terminera par la saisie des adresses « accessible » sur le site.

À noter lors de cette journée la présence de personnes handicapées visuelles, auditives ou déficiente mentale. Une participation importante, car contrairement a ce qu'a tendance a faire croire l'association des paralysées de France (APF), l'accessibilité n'est pas l'apanage unique d'une seule type de déficience. Erreur commise aussi par nombre de Français oublient, que l'accessibilité est indispensable à tous. Tout le monde, quel que soit son âge, peut connaître une restriction d'accessibilité définitive ou momentanée : déplacement avec une poussette, maladie, vieillissement. C'est en prenant en compte tous ces paramètres que l'on garde la ville et nos campagnes plus accueillantes. Un accès à l'éducation, aux transports, à la culture, aux loisirs, à la consommation indispensable, car sans accessibilité, il n'a pas n'ont plus d'intégration sociale !

Les bénévoles sur les ordinateurs recensant les nouveau sites de la journée organisé a Toulouse Les bénévoles sur les ordinateurs recensant les nouveau sites de la journée organisé a Toulouse Pour Odile Maurin, responsable de Handi-Social Co organistratrice de cette journée a Toulouse qui a réuni plus près de 140 bénévoles, dont la présence importante, des étudiants del'université Paul Sabatier, « le chantier reste immense, a Toulouse comme dans partout en France, qui doit l'être avant le 1er janvier 2015 ». Odile qui lors de son discours, c'est dit satisfaite de cette journée ou sont plus de 320 magasins, hôtels, restaurants et autres lieux de vie du centre de Toulouse et d'une partie de Ramonville qui ont été ainsi répertoriés.

Un travail qui doit être poursuivi tout au long de l'année par tout à chacun en signalant de nouveaux sites accessibles. Véritable plateforme d'entraide, jaccede.com permet gratuitement à chacun de consulter et inscrire des établissements pouvant accueillir des personnes à mobilité réduite partout en France et à l'étranger. Chaque lieu inscrit fait l'objet d'une note d'accessibilité et d'accueil sur dix points. Depuis septembre 2010, Jaccede est aussi disponible sur les téléphones iPhone et Android grâce à l'application Jaccede Mobile ! Très pratique pour trouver et inscrire des bonnes adresses en fonction de sa géolocalisation.

Une belle réussite quatre ans après sa création

Beaucoup de chemin parcours, de trottoir de magasin, de restaurant, d'administration en bref des lieux qui font partie de notre vie quotidienne à chacun d'entre nous, mais qui peuvent pour certain présenté des difficultés. Déjà réalisées dans plus de 100 villes en France depuis 2007 et ceux grâce à l'aide de près de 6 000 bénévoles, ces Journées ont déjà permis de recenser plus de 20 000 lieux accessibles sur jaccede.com et d'aller à la rencontre de près de 18 000 commerçants.
                                                                                                

 Damien BIRAMBEAU instigateur d'un lien social

Atteint de Myopathie, en fauteuil roulant électrique et sous assistance respiratoire permanente, Damien est confronté depuis son plus jeune âge à l'inaccessibilité de notre société : trouver une école, une université, une entreprise accessible ou encore faire ses courses ou se déplacer, ces choses a priori simples peuvent vite devenir un parcours du combattant et démotiver une personne en fauteuil à sortir de chez elle. Avec Jaccede, l'objectif de Damien Birambeau est de créer « une communauté d'entraide toute publique pour favoriser l'égalité des chances pour les personnes à mobilité réduite et rétablir le lien social ».

l'APF manifestant dans les rues de Française au nom de l'accessibilité ici a ParisPlus deux cents personnes toutes de noir vêtues, portent le cercueil de l’accessibilité, thème fondateur de la loi de 2005 sont venu criée leur colère face un Sénat tout juste passé à gauche. Ces derniers répondaient à l'appel de l'Association des Paralysés de France (APF) dans le cadre de sa campagne « des bâtons dans les roues ».

Une mobilisation nationale à laquelle ont participé aujourd'hui 40 villes en France les manifestants sont venus dire NON aux dérogations, OUI à l'accessibilité universelle. Dans la Capitale, plus de deux cents manifestants vêtus de tee-shirts inscrits des mots : « lobbies », « députés », « sénateurs » et brandissant des pancartes : « Accéder c'est exister », « promoteurs, fossoyeurs d'accessibilité ». Des hommes et femmes venus crier leur colère face aux tentatives répétées du gouvernement de restreindre la portée de la loi de février 2005 qui doit rendre obligatoire la mise en accessibilité de tous les bâtiments recevant du public et moyens de transport d’ici 2015.

Une proposition de loi UMP introduisant la possibilité de déroger à l'obligation de rendre accessibles les bâtiments publics neufs aux handicapés avait était voté au printemps 2011, mais censuré par le Conseil constitutionnel. Neamoins un texte du Sénateur Éric DOLIGE prévoit cette fois de nouvelles dérogations pour les bâtiments publics existants, avec comme unique justification le coût des travaux qui serait trop élevé pour les collectivités locales. Erreur par ces élus qui oublient, que l’accessibilité est indispensable à tous. Tout le monde, quel que soit son âge, peut connaître une restriction d'accessibilité définitive ou momentanée : déplacement avec une poussette, maladie, vieillissement. C'est en prenant en compte tous ces paramètres que l'on garde la ville et nos campagnes plus accueillantes.

Rappelons que l’IFOP avait réalisé un sondage[1]auprès de 1.001 personnes le 6 au 8 septembre 2010. Il en ressort que pour 93 % des Français, l'accessibilité des bâtiments et transports est un domaine « où il reste beaucoup de progrès à accomplir ». Plus de neuf Français sur dix (91 %) pensent aussi que « l'enjeu concerne tout le monde, au-delà des personnes handicapées » et 74 % que « la France est plutôt en retard » dans ce domaine.

Les adhérents de l'APF et son Président J.M BARBIER devant le Senat« Les dérogations, c'est un recul social, l'isolement des personnes, l'exclusion pour nous de la société. Nous ne pouvons accepter que le délai de 2015 soit vidé de son sens, car nous attendons depuis 36 ans de vivre dans un pays accessible pour tous », a déclaré Jean-Marie Barbier, président de l'APF. « Les arguments avancés pour justifier les dérogations sont fallacieux : selon la Banque mondiale, l'éventuel surcoût des travaux d'accessibilité n'excède pas 1 % du prix de la construction », a-t-il ajouté.

Lors d’une déclaration chez nos confrères d’Europe 1, la ministre des Solidarités Roselyne BACHELOT avait voulu rassurer que l'échéance de 2015 était non négociable et que le gouvernement ne pouvait donner d'accord à d'éventuelles dérogations de quelque nature que ce soit. La secrétaire étant solidarités, Marie-Anne champ, qui a reçu le président de l'association des paralysés de France en fin de matinée, a elle aussi exprimée « toute son opposition aux dérogations nouvelles dérogations à l'accessibilité portée par l'article 1 de ce projet de loi ».

Une manifestation ou les politiques étaient eux aussi présents, comme Martine Aubry candidate au Primaire socialiste. Interrogée sur le délai de 2015, la candidate aux primaires du PS a déclaré : « Tout ne peut être fait en même temps », il faut « aider les collectivités (...), il ne faut pas renoncer », souhaitant « une loi beaucoup plus globale ». Martine Aubry, qui plaidera aussi pour la création d'une agence nationale pour l'accessibilité universelle. Précisant que bien sûr il y a le bâti et sa notion majeure, mais il faut prendre en compte aussi « le transport, la culture, la scolarisation, les communications : tous les domaines doivent être pris en compte ». Exprimant l'espoir de faire au « niveau national ce que l'on maintenait à Lille ». Une ville, qui néanmoins arrive en 31e position sur le barème de l'accessibilité de 2010 de l'APF. Un chantier qui reste donc tout aussi immense à Lille comme dans beaucoup de villes françaises.

Stéphane Lagoutiére

[1] Méthodes des quotas, questionnaire auto-administré