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Graphisme de l'Etude IFOP a la question Un an après l'élection de Emmanuel Macron diriez vous que vous êtes très satisfait plutôt satisfait plutôt mécontent ou très mécontent de son actionA l’occasion du congrès de l’APF France Handicap qui a eu lieu le 22 juin dernier. Celle-ci a dévoilé les résultats d’une enquête IFOP(1) sur la confiance des personnes en situation de handicap et de leurs proches envers la politique d’Emmanuel Macron et de son gouvernement. Le constat est sans appel est sévère notamment chez ceux qui sont concernés par le handicap, 69% se disent « révoltés » face à la situation économique et sociale (+ 33 points par rapport à l’ensemble des Français) et 19% « résignés ». Au total, 85% sont très majoritairement mécontents de l'action du président de la République et de son gouvernement.

Sophie CLUZEL accuse le coup…
Celle qui quelques jours auparavant n’hésitait pas à affirmer sur les réseaux sociaux à exprimer sa satisfaction face a l’action et a la politique gouvernementale aura accusé le coup face aux constatsSophie CLUZEL lors de son discours au 42e congrès de l'APF France Handicap dressé par le Président d’APF France Handicap, Alain ROCHON, lors du 42e congrès. Alain ROCHON, qui aura notamment déploré devant la Secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, Sophie CLUZEL, présente au congrès de l’association « le fossé qui ne cesse de se creuser entre la politique conduite et notre ressenti quotidien ». Une enquête IFOP, qui dévoile ainsi qu’ils ne sont 15 % à être satisfaits, dont seulement 2% très satisfaits.

Des promesses oubliées ?...
Emmanuel MACRON, qui comme François HOLLANDE pour le chômage avait promis pendant et après l'élection présidentielle de faire « du handicap une des priorités de son quinquennat", semble donc pour 74 % des Français avoir totalement trahi sa promesse déplorant l'absence des engagements pris lors de la campagne du candidat, sur le handicap.

Des sondés dont la perte de confiance concernant Emmanuel MACRON et son gouvernement en comparaison de 2017 baisse légèrement, mais reste très largement majoritaire avec 76 % pour une meilleure prise en compte des difficultés des personnes handicapées et de leurs proches dans la société. Un manque de confiance impossible pour 83 % et 90 % d’entre eux dans de nombreux domaines tels que l’accessibilité aux lieux publics aux transports, aux logements, ainsi que la lutte contre la pauvreté. Dans un contexte tendu, près de quatre personnes en situation de handicap sur dix ont le sentiment que la situation s'est dégradée.

Tout comme ils déplorent la destruction partielle de la loi de 2005 portés par la loi Élan réduisant à 10 % les logements accessibles contre 100 % actuellement. Un point sur lequel dans son discours, Alain ROCHON, a exhorté le gouvernement à supprimer l’article 18 de la loi qui privera à terme de nombreuses personnes en situation de handicap et de personnes âgées d’accès au logement.

La priorité reste les ressources…
Parmi l'une des dernières questions posées aux personnes interroge les de ce sondage, la priorité et toujours dominée par les considérations financières qu’il s'agisse des allocations ou des financements des aides humaines et matérielles liées au handicap. Malgré la revalorisation de 90 € annoncée de l’AAH les sondés jugent de façon très la réforme de l’AAH « alors même qu’elles demandent, en priorité, des ressources pour sortir de la précarité », insiste l’association.

Après que le chef de l'État a qualifié les aides sociales de « pognon de dingue », une conception sur laquelle reviendra là aussi Alain ROCHON interpellant Sophie CLUZEL, secrétaire d'État en charge du handicap, en regrettant une revalorisation de l’AAH qui cache « des centaines de milliers de bénéficiaires de l’AAH et de pensions d’invalidité (les grandes oubliées permanentes !) peu concernés, voire exclues de cette augmentation. ». N’hésitant pas aussi à dénoncer la suppression de la prime d’activité pour les salariés titulaires d’une pension d’invalidité et la hausse de la CSG à partir du 1er juillet 2018.

Un mauvais signal pour Emmanuel MACRON…
Parmi les autres priorités celle de l’accès au logement qui progresse considérablement en comparaison de 2017 notamment avec le vote de la loi Élan avec 28 % et l’emploi avec 27 %. Un baromètre de confiance qui exprime là un mauvais signal de défiance des personnes en situation de handicap et de leurs proches à l’égard de l’action tant pour le chef de l'État que pour son gouvernement. Même si ce baromètre n’exprime pas malheureusement l’intégralité de l’image du handicap en France, il en exprime néanmoins une bonne vision. APF France handicap qui annonce qu'elle renouvellera ce baromètre chaque année afin de mesurer l’évolution de la confiance des personnes en situation de handicap dans l’action gouvernementale.

Stéphane LAGOUTIÉRE

(1) Enquête IFOP réalisée pour le compte de APF France Handicap entre le 18 mai et le 7 juin 2018, totalisant 2 868 personnes dont 70% en situation de handicap et 30% proches.

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