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Stephane BUENO devant l'entreprise Ratier Figeac le 19 janvier qui la licencie se bat depuis contre la maladie et desormais pour garder son travailIl n’était que quelqu’un au départ il y a un près d’un mois lorsque le 5 janvier l’entreprise Ratier-Figeac a décidé de licencier Stéphane BUENO. Une mobilisation qui rassemblera quatre-vingts salariés le 19 janvier dernier devant la sous-préfecture du Lot pour demander la réintégration de leur camarade. Quelques jours il avait lancé une pétition en ligne qui 15 jours avait atteint 1680 signatures. Pour peser sur la décision de la ministre du Travail et obtenir l'annulation de son licenciement et sa réintégration à Ratier, la CGT ainsi qu’une partie des salariés seront à nouveau devant l’entrée de l’usine Ratier-Figeac, le 8 février à 14 h 30.

25 ans d’entreprise…et jeter comme un malpropre

 Âgé de 46 ans cet homme dans cette entreprise spécialisée dans l’aéronautique employant plus de 1 000 salariés ou il travaille depuis plus de 25 ans, un lieu ou il entrée en pleine santé. Quinze ans plus tard, cet homme devenu délégué CGT est atteint d’une sclérose en plaques. Après un changement de poste a plusieurs reprise dû a l’évolution de sa maladie, la médecine du travail le déclare par la médecine du travail, avec possibilité de reclassement. Une médecine dont le fils et le père du salarié dénoncent comme celle-ci « attaché à l'entreprise... »,

Avec plus de 1000 emplois dans l'entreprise, la direction prétend qu'il n'y a pas de poste disponible ! L'ensemble des salariés de Ratier-Figeac est convaincu que la direction refuse d'aménager un poste afin que Stéphane soit maintenu dans l'emploi dans son collectif de travail à Ratier. Un sentiment partagé par son père l’entreprise à préférer « reléguer Stéphane au placard ».

Licencié le 5 janvier, cette situation jugée par le syndicat CGT comme « honteuse, inhumain et d’un cynisme intolérable » et que ces collègues affirment ne pas comprendre alors que selon eux Stéphane n’a qu’un désir celui de pouvoir disposer d’un aménagement de poste et de pouvoir continuer à travailler.

Cette pétition, mais surtout ce nouveau rassemblement devant l’entreprise le 8 février prochain a lui pour l’objectif selon le syndicat de « Cette situation doit interpeller les représentants de l’État, les élus politiques, les partenaires sociaux pour qui le vivre ensemble, la diversité et le lien social sont le socle de notre société républicaine et démocratique. Comment pourrait-il être laissé la liberté aux directions d’entreprises, notamment celle de Ratier-Figeac d’exclure du travail des salariés handicapés ? »

Des travailleurs handicapés encore délaissés…

S’il reste à déterminer de savoir si l’entreprise a voulu se séparer du syndicaliste ou du travailleur handicapé, dans les deux cas il s’agit de salariées protégées par la loi. Si cette situation reste relativement assez rare, elle n’en demeure pas moins inadmissible ! Une entreprise qui n’a pas voulu nous répondre, mais qui semble ne pas avoir respecté l’article L. 1226-2 du Code du travail qui l'oblige à tout mettre en œuvre pour permettre à Stéphane BUENO de se maintenir dans l'emploi à Ratier. Encore plus incompréhensible l’accord donné par l'inspectrice du travail « doit être cassée et annulée » selon le syndicat. Stéphane BUENO fait un recours auprès de la ministre du Travail, Mme El Khomri.

Des travailleurs handicapés dont le taux de chômage aujourd’hui atteint plus de 23.5 % et n’a eu de cesse de progresser en France, même si la région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon. Une situation qui n’autorise pas à se dire que le travailleur en situation ne doit pas rester une priorité dans la politique d’inclusion sociale.

Stéphane LAGOUTIÉRE

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