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siège de la Banque BNP Paribas situé a ParisAprès un premier accord signé, en 2008 et qui n'aura pas permis au groupe bancaire d'atteindre le taux légal de 6% et d'ailleurs ouvertement critiquer par la CGT Le groupe BNP Paribas SA vient d'annoncer la signature d'un second accord d'entreprise en vigueur rétroactivement à compter du 1er janvier 2012. Un objectif qui s'intègre selon eux dans la démarche globale de non-discrimination et d'ouverture à la diversité et des engagements pris à ce titre dans le cadre du label diversité. Une situation qui laisse dubitative sur la sincérité de la politique d'embauche de l'entreprise.

Car voyons, si la signature pour une durée de quatre ans (2012--2015) annoncés par la direction générale et une partie des partenaires sociaux signataire comme la CFTC et SNB ont cependant vu les syndicats FO et CGT refuse la signature de ce nouvel accord en « raison du manque d'ambition de l'entreprise dans le cadre de sa politique sur le handicap » selon la CGT. Un accord qui n'aura pas obtenu dans un premier temps l'agrément des pouvoirs publics. Mais qui sera obtenu après quelques améliorations et les syndicats FO refusant de voir l'absence d'accord dans l'entreprise sur une question aussi importante et revenu sur sa décision et participer finalement à sa signature.

Le groupe et la mission handicap précisant que l'objectif étant que « toutes les actions spécifiques mises en œuvre par le précédent accord signé en 2008, soient poursuivies et renforcées en tirant parti de l'expérience des quatre années passées ». Un accord s'articule autour de quatre axes majeurs. Le premier sera l'augmentation du nombre des embauches avec un objectif de 200 recrutements sur la durée de l'accord un objectif que la CGT considère comme un manque d'ambition pour la taille du groupe.

Le second aura lui l'objectif d'accélérer l'intégration des salariés par toutes mesures susceptibles de favoriser le maintien dans l'emploi et l'évolution professionnelle. Dans cette perspective, le réseau des Correspondants Handicap au sein des domaines d'activité et des fonctions est renforcé, en passant de 15 à 20 personnes et ses missions sont élargies. À titre d'exemple selon la direction des ressources humaines, le nombre des maintiens dans l'emploi a été multiplié par sept en quatre ans. Un chiffre que contestent certains syndicats.

Le groupe qui souhaite accroître le volume des prestations réalisées par le secteur protégé et adapté (UNEA-GESAT) dans le cadre de la politique d'achats du Groupe. L'objectif est de tripler le chiffre d'affaires à horizon 2015.

Enfin le quatrième et dernier axe majeur étant celui d'informer, former et sensibiliser, de façon pérenne, se veut le troisième axe majeur de cet accord. Les principaux acteurs coordonnés par la mission handicap ainsi que les managers et salariés pour enrichir la connaissance de tous sur les différentes natures de handicap et faire évoluer les stéréotypes de chacun sur ce sujet (guides, ateliers de sensibilisation, conférences.....).

Enfin, des mesures d'accompagnement spécifiques seront par ailleurs reconduites pour favoriser les conditions de travail des salariés en situation de handicap. À titre d'exemple : les horaires de travail, la formation, les contraintes de déplacement, la mise en place d'autorisations d'absence rémunérées pour accomplir les démarches administratives propres à leur situation et la contribution de la banque à la conception d'outils liés aux nouvelles technologies dont ils pourront bénéficier par la suite.

Un ensemble de mesures annoncé afin de permettre alors cette fois à l'entreprise d'atteindre les 6 % de travailleur handicapé, ce qui selon toute vraisemblance ne se fera pas encore grâce à cet accord. Pour mémoire, en 2007, le chèque de pénalité versé s'élevait à 6 614 207,71 € Mais grâce à un accord que la CGT n'a pas signé, BNP Paribas en est désormais dispensée depuis 2008.

Stéphane LAGOUTIÉRE

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