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Affiche Journée contre la lèpre fondation Raoul FollereauPlus de 210 000 nouveaux cas de lèpre ont été recensés en 2015 selon l'Organisation mondiale de la santé, dont plus 19 000 enfants soient près de 3 millions dans le monde. Une maladie qui par ces conséquences provoque de nombreux handicaps notamment moteurs et parfois même lors du dépistage. Trois journées organisées en France par la Fondation Raoul Follereau les 27, 28 et 29 janvier prochains, près de 15 000 quêteurs bénévoles, rattachés à la Fondation Raoul Follereau, avec la participation de l’Ordre de Malte. Trois jours qui verront des quêteurs bénévoles, venir vous solliciter autour d’un message fort : « Rendre visible l’invisible - Regarder la lèpre en face ».

Plus de 210 000 nouveaux cas en 2015...
Créée en 1945 à l’initiative d’un homme de convictions, Raoul Follereau cette journée mondiale de lutte reste 45 ans plus tard toujours d’actualité dans une grande partie du monde même si celle-ci a quasiment disparu en Europe et en France...

Une maladie toujours présente malgré tout en France même si celle-ci reste très minime au vu d’autres pays à travers le monde. Une maladie qui en 2015, la France aura enregistré 64 nouveaux cas. En Guyane, par exemple, le nombre de cas est en augmentation. Il était de 8,4 par an entre 1996 et 2006, et de 16 cas par an entre 2007 et 2011. Quatre cas ont été détectés à la Réunion en 2015, 3 en Polynésie française, mais surtout 56 à Mayotte. Au total, 250 personnes touchées par la lèpre vivent en France.

D’après les chiffres de l’OMS pour 2015, la prévalence serait, au niveau mondial, de 0,29 cas sur 10 000. L’Asie du Sud-Est, plus particulièrement touchée compte encore 0,61 cas pour 10 000. Des pays les plus pauvres restent Un malade de la lepre portant des chaussures adaptees aux sequelles de sa maladietoujours très touchés et notamment pour l’OMS, qui déplore encore plus de 210 000 cas par an, dont presque 20 000 enfants et 20% des patients présentaient déjà des handicaps moteurs lors du dépistage. L’Inde (avec plus de 100 000 cas par an) et le Brésil (30 000 cas par an) sont sous surveillance accrue. Une contamination touchant une personne toute les deux minutes soit près de 3 millions-personne concernée dans le monde.

Une collecte pour regarder la lèpre en face...
Pour la JML 2016, la Fondation « convoquait » la lèpre en France, afin de lui donner plus de visibilité. Une campagne-choc mettait alors en scène une enfant de type caucasien, interpellant les citoyens : « Si votre enfant avait la lèpre, seriez-vous plus généreux ? ». Cette nouvelle campagne 2017 ce veut va plus loin encore, jouant la carte du second degré et de l’interpellation. Avec son accroche percutante, « Regardons la lèpre en face », nous invitant à ne pas détourner le regard, mais à faire face à une réalité qui concerne encore des milliers de personnes dans le monde. Son but : étonner et donner à s’interroger sans choquer, ni culpabiliser.

Des dons qui selon la Fondation qui serviront à mettre l’accent avec trois objectifs prioritaires celui de stopper la transmission, prévenir les invalidités et continuer d’abattre les barrières de l’exclusion afin qu’ils retrouvent leur place dans la société. Tout en poursuivant la recherche et la mise au point d’un traitement plus efficace.

La recherche : un axe prioritaire de l’action...
La Commission scientifique et médicale, de Fondation souligne vouloir aujourd’hui plus que jamais mener une action réelle pour la recherche et agir. Si aujourd’hui, il reste très difficile de travailler sur la lèpre dans la mesure où la bactérie n’a jamais pu être cultivée en laboratoire. Ceci ralentit l’élaboration d’un vaccin, seul remède efficace pour éradiquer définitivement la maladie. Néanmoins, de nombreux axes de recherche sont actuellement étudiés pour prévenir la lèpre, limiter sa transmission et réduire la durée des soins. Des axes comme celle d’un traitement alternatif à la polychimiothérapie, mais aussi comme d’établir de nouveaux tests de dépistage, beaucoup plus précoces ou celle de limiter sa transmission en déterminant les d’éventuels réservoirs environnementaux de la bactérie.

Un appel a l’aide envers les plus pauvres !
Le Pape François, à l’occasion de la 64e Journée mondiale des Lépreux, qui se tiennent ce dimanche 29 janvier 2017, a rappelé l’importance de «lutter contre cette maladie, mais aussi contre les discriminations qu’elle engendre». Bien qu’ayant régressé, cette maladie continue d’être «l’une des plus redoutées», touchant «les plus pauvres et les marginalisés» a affirmé le Saint-Père. Le Vatican qui avait accueilli en juin 2016 un congrès international de deux jours sur la lèpre. L’objectif était de sensibiliser la communauté internationale à cette maladie, d'en stopper la transmission et de prévenir les invalidités, mais aussi de poursuivre la lutte contre l’exclusion

Stéphane LAGOUTIÉRE

Source : Fondation Raoul Follereau / OMS

 

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