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Message d'alerte

un jeune couple dont la jeune fille est atteint d'une maladie dégénérative en juillet 2009Réuni en séminaire le 8 février sur le thème de « l'assistance sexuelle : présence à l'autre ou marchandisation du corps ? », cette dernière a souhaité interpeller le président de la République, par lettre ouverte. Une interpellation sur un sujet qui reste largement tabou et encore quand il s'agit de personnes déficiente mental. Un droit pourtant qui demeure prévu dans la convention internationale que la France et l'Europe ont ratifiée.

Un sujet qui avait même commencé à faire l'objet de quelques discussions lors de la dernière élection présidentielle en 2012. En effet comme le rappel l'association CH(s)OSE, François Hollande, avait annoncé, en parlant de l'assistance sexuelle, invitant a « mener ce débat, regarder ce qui se passe dans d'autres pays, sans préjugés ». Il semblerait aujourd'hui que le débat soit enterré avant même d'avoir eu lieu ! Un sentiment exprimé par l'association CH(s)OSE, et que celle-ci souhaite donc interpeller le président de la République pour lui rappeler ses engagements et lui demander que s'ouvre enfin ce débat, loin des préjugés et des stigmatisations.

« Parce qu'il n'est plus acceptable que des personnes soient privées de tout accès à leur corps et au corps de l'autre à cause de leur handicap, il est urgent de mener ce débat de société afin de pouvoir apporter une réponse aux personnes ayant besoin d'un accompagnement à la vie affective et sexuelle ! » ont précisé les organisateurs de cette rencontre qu'ils ont souhaité rappeler cet engagement au président de la République à travers une lettre ouverte qu'ils lui ont à adresser à la fin de cette rencontre.

Un mariage pour tous sauf aux allocataires de l'A.A.H ?

Une notion que l'APF a rappelée hier aussi dans un communiqué où elle ne comprenant pas ce qui pour elle reste une discrimination affirmant que, le mariage pour tous est encore loin d'être une réalité. L'APF qui rappel que même si le texte adopté ce 12 février par l'Assemblée nationale en première lecture doit poursuivre son marathon parlementaire. Mais surtout, pour de nombreuses personnes en situation de handicap, le mariage reste une institution inaccessible.

Bien sûr, comme le souligne le communique, tous les citoyens, ont légalement le droit de se marier, mais la réglementation les en dissuade. Comme elle les dissuade également de vivre en couple, en union libre ou sous le régime du Pacs, puisqu'elle les oblige alors à devenir financièrement dépendantes de leur partenaire. Les revenus du conjoint, du concubin ou du pacsé sont, en effet, pris en compte pour déterminer le droit à percevoir l'allocation adulte handicapée (AAH). Un rappel à la loi qui rappelle la réalité politique et sociale et souvent différente de la réalité économique ou fiscale...

Stéphane LAGOUTIÉRE

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