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Une femme pratiquant un teste sanguin au moment de sa grossesse Après plusieurs mois de discussions, alors que les uns parlent d'avancée significative, d'autres comme la Fondation Jérôme Lejeune parlent eux de « rendez-vous éthique est manqué ». Réuni en session, le Comité national consultatif d'éthique le 25 avril 2013 s'est déclaré favorable à l'introduction, en France, de nouveaux tests permettant l'analyse de l'ADN fœtal à partir de prise de sang maternel.

Une autorisation progressive pour se teste déjà utilisée dans plusieurs pays en Europe, comme en Allemagne, au Liechtenstein, en Autriche et en Suisse mais également au États-unis ses nouveaux testes de rechercher des anomalies chromosomiques, comme les trisomies 21, 13 et 18, dans les premières semaines de grossesse. Une utilisation qui avait valu au CCNE d'avoir été saisi le 31 juillet 2012, par la direction générale de la santé (DGS). Sur le sujet précis de la trisomie 21, les «sages» ont donc donné leur feu vert au test génétique sur sang maternel, estimant qu'il constitue «un progrès du point de vue éthique».

Un dépistage, pourquoi et pour qui ?

Si comme l'indique le CNCE se test génétique fœtal de trisomie 21"correspond à une amélioration technique du dépistage" actuel, car il est plus facile et comporte "moins d'effets secondaires". Il est dit ultra-précoce, car la décision d'interrompre la grossesse peut intervenir dans les délais de l'IVG . « Rendre ce dépistage à la fois plus efficace et moins dangereux, en épargnant à environ 20 000 femmes enceintes chaque année un examen invasif non dénué de risque pour le fœtus et pour elles-mêmes, ne peut être considéré que comme un progrès du point de vue éthique » ajoute le CCNE.

Un teste qui devrait connaître quelques limites, comme dans 5 % des prélèvements sanguins, les résultats ne sont pas interprétables pour des raisons techniques. De plus, le taux de faux positifs, de l'ordre de 1/500 (ou 0,2 %), oblige encore, en cas de détection de l'anomalie, à valider le résultat par « un caryotype classique, réalisé sur un prélèvement fœtal par ponction », précise le CCNE.

Après un passage le comité national, ce nouveau teste, de dépistage devra encore subir l'autorisation, des autorités sanitaires représentent pour les laboratoires pharmaceutiques un marché de plus 1 Mds€, la biopsie ou amniocentèse étant utilisé par la moitié des femmes enceintes en France. Du reste, le coût de ce nouveau teste serait lui trois plus élèves d'un montant de 1500 € contre 500 € actuellement. Mais qui devrait toutefois baisser rapidement une société ayant proposé un teste à 1 250 €, voir à 850 €.

La trisomie 21, ou syndrome de Down, est un handicap incurable dont la fréquence était estimée au début des années 1990 à 1/800 environ en l'absence de dépistage, et à 1/2 000 naissances depuis que le dépistage est proposé à l'ensemble des femmes enceintes (environ 800 000 par an).

Le dépistage combine une analyse du sang de la femme enceinte pour rechercher des marqueurs de risque, et l'échographie du foetus. Cela permet de déceler des femmes à risques - quand le risque est d'au moins 1/250 - et de leur proposer un examen génétique fœtal invasif, le caryotype, à partir de prélèvement de villosités choriales ou d'une ponction amniotique (amniocentèse). Cet examen comporte un risque de fausse couche entre 1/300 et 1/100. Accepté dans 85 % des cas, le dépistage proposé conduit à une interruption médicale de grossesse (IMG) dans 95 % des cas où la trisomie est diagnostiquée.

Des opposants encore nombreux...

Si le but serait ici de donner aux futurs parents la possibilité de faire leur choix librement et d'éclairer leur décision quant à la suite de la grossesse. Mais de telles avancées biotechnologiques alimentent les questions tenant au risque possible de dérive eugéniste. Des craintes que des associations comme la Fondation Jérôme Lejeune présente et consultée en tant qu'expert par le CCNE estime à travers son président, Jean-Marie le MÈNE dit craindre. Affirmant que l'utilisation d'un teste ne fera accentuer la pratique de l'IVG. Un Avis 120 qui a manqué selon la Fondation, l'occasion de repenser collectivement le bien-fondé d'un système qui conduit, pour raisons médicales, à l'éradication de la quasi-totalité d'une population. Un avis partagé dans un communiqué par l'association Dow Syndrome International qui s'inquiète d'une dérive eugénique si ces tests venaient à se généraliser pour toutes les grossesses.

La Rédaction

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