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Message d'alerte

Personnes handicapées devant le CHU dEstainAprès plusieurs menaces provenant des adhérents de l'association des Paralysés de France, une vingtaine d'hommes et de femme sous couvert de masque blanc ont eux décidé de passer à la réalité. Furieux de l'inertie des autorités, ces « activistes » radicaux armés de scies à métaux et de tronçonneuses auront donc fait mine de décapiter les bornes barrent l'accès aux places d'handicapés.

Message envoyé dans un courrier envoyé aux médias, à la préfecture et à la mairie. Un geste de colère qui semble-t-il est bien passé puisque les services techniques de la ville ont fait diligence tôt hier matin pour enlever les bornes incriminées. Une manifestation symbolique pour dire « plus jamais ça ».

Ces dernières avaient été posées en octobre dernier dans le cadre d'une expérimentation du Vipa (Véhicule individuel public autonome) sur le site du CHU Estaing. Fruit d'une coopération entre les chercheurs de l'Institut Pascal (*) et la firme automobile Ligier, ce véhicule sans chauffeur se dirige grâce à des capteurs contrôlés par un ordinateur de bord.

D'où l'obligation pour le Vipa de n'être confronté à aucun obstacle sur le trajet dessiné sur le large trottoir de la rue Lucie-et-Raymond-Aubrac où sont aménagés quatre emplacements réservés aux handicapés. Depuis mars, le test était terminé... En attendant un second, courant 2015 sur les pistes Michelin. À terme, l'objectif est de créer une navette pour personnes à mobilité réduite entre l'entrée et les parkings du CHU.

Il n'empêche que personne n'avait songé à enlever les bornes... « Une attitude scandaleuse dans une société où l'accessibilité des handicapés non seulement ne progresse pas, mais dans ce cas précis régresse ! » s'est insurgée Sandrine Bergerot-Raynal, directrice départementale de l'APF, alertée par des malades handicapés.

Cyril Cineux, adjoint en charge de la circulation, impute ce manque de réactivité municipale à la société Ligier qui n'aurait pas informé la mairie de la fin de l'expérimentation. « Il n'y a pas eu de communication de sa part. Les associations ont fait leur travail en nous prévenant. »

(*) L'Institut comprend 300 enseignants, chercheurs et étudiants doctorants du CNRS, de l'Ifma et de l'université Blaise-Pascal.

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