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Amelie et_sa_mere_Marie_Claire_LoquetPlus d’un an après la condamnation de l’État et son désistement en appel, condamnant les autorités à prendre en charge dans un établissement adapté au besoin d’Amélie, une jeune femme handicapée mentale, atteinte du syndrome de Prader-Willi, la situation perdure. L’Unapei qui dresse aujourd’hui le bilan sur un dossier où aucune mesure concrète n'a été prise par le gouvernement pour mettre fin à la situation dramatique de milliers de personnes handicapées sans solution. Un constat qui pousse, celle-ci dans un communiqué a lancé « un dernier avertissement » avant une nouvelle action en justice.

Un gouvernement qui avait pourtant fait volte-face suite à la pression médiatique auquel nous avions participé pour dénoncer cette situation que vivent de nombreux parents d’adultes et enfants déficients mentaux. Ce dernier avait pris l’engagement par la voix de la ministre en charge de personnes handicapées à mettre en place des cellules de gestion des situations critiques.

La ministre, Ségolène SEUVILLE, qui avait également demandé à Denis PIVETEAU, conseiller d'État, de lui rendre un rapport afin de lui proposer des préconisations pour mettre fin à la situation de ces personnes handicapées qualifiées de « sans solution ». Des engagements qui avaient incité l’Unapei à suspendre toutes les actions en justice concernant des personnes confrontées à des situations identiques à celle d'Amélie et de sa famille.

Depuis, qu'a fait le gouvernement ? Pas grand-chose, pour ne pas dire rien. Le rapport PIVETEAU, remis au mois de mai 2014 comportement plus de 130 propositions n’aura reçu qu’une attention bienveillante.

Un bilan désastreux…

Force et de constaté que le gouvernement a le sens du verbe et de la parole des engagements, mais que son application et elle variable, soumit aux problèmes du moment où d’une politique instantanée. L’avenir a long terme n'étant pas une préoccupation essentielle de la secrétaire d’État ou de sa ministre de tutelle, Marisol TOURAINE.

Un an après les promesses, le bilan est « édifiants et désastreux » selon l’Unapei. Des parents qui auront attendu cinq mois pour qu’Amélie puisse trouver une place dans un établissement qui se situe à plus de 400 kilomètres de ses parents, les contraignant à déménager.

Marie Claire LOQUET face aux journalisteL’association qui dénonce également la gestion des situations critiques « lorsqu'elles sont effectivement mises en place dans les départements n’est pas en mesure de trouver une solution. A cet égard, celles transmises par l'Unapei au gouvernement n'ont pas toute trouvé une réponse alors qu'il s'était engagé à les régler prioritairement » dénonce le communiqué.

Un résultat obligeant plus de 6000 personnes déficientes mentales à s'exiler en Belgique pour y être accueillies dans un établissement, la plupart du temps situé à plusieurs centaines de kilomètres de leur environnement familial. En outre, le gouvernement conforte la politique d'exil des personnes handicapées en préférant financer de nouvelles places dans des établissements en Belgique, au détriment du bien-être des personnes handicapées et de l'emploi en France.

La coupe est pleine !!!

Face à Ségolène Neuville, secrétaire d'État chargée des personnes handicapées, Christel Prado, présidente de l'Unapei lui indiquait lors de son congrès en mai dernier: « la colère gronde Madame la ministre, la colère gronde... ». Mais le gouvernement n'agit ni ne réagit pas.

« Les familles sont abandonnées à un destin inacceptable que nul être humain ne peut supporter sans songer à commettre l'irréparable. L'Unapei demande l'application stricte du droit à compensation. Les lois bafouées conduisent à des existences amputées, et c’est indigne d'une société fraternelle fondée sur la Déclaration universelle des droits de l'homme » avait déclaré Christel Prado, la présidente de l'Unapei, le 3 octobre 2013.

Aujourd'hui, en cette date anniversaire au gout amer, l'Unapei adresse un ultime avertissement au gouvernement afin qu'il prenne des mesures concrètes pour que cesse le calvaire des personnes handicapées et de leurs familles, dont l'État continu, de bafouer les droits impunément.

Stéphane LAGOUTIÉRE

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