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Fin de Vie accompagnementLa fin de vie a repris le haut de l’actualité cette semaine, tant par la remise du rapport du Comité consultatif national d’éthique le 23 octobre, estimant que le manque de consensus reste une réalité. Le CISS, à la veille de la journée mondiale qui aura lieu le 2 novembre, aspire à « que la volonté du patient soit la priorité ». Le Collectif interassociatif qui souhaite contribuer à ce débat en apportant sa plus-value interassociative par des propositions d’évolutions législatives consensuelles, évitant une approche trop polémique focalisée entre euthanasie ou suicide assisté.

La volonté du patient…respectée

Le respect de la volonté du patient et la promotion de son autonomie sont au cœur de la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades. Aucun acte ou traitement ne devrait donc pouvoir être entrepris sans l’accord du patient en capacité d’exprimer sa volonté, souligne le communiqué.

Le CISS, qui rappel que malheureusement la rédaction de la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, en cherchant à sécuriser des pratiques soignantes, a marqué un recul en matière de respect de la volonté du patient apte à consentir. Une évolution législation que le collectif demande afin de réaffirmer « l’expression et le respect de la volonté de la personne malade ».

Soulager les douleurs et les souffrances

Malgré les progrès constatés ces dernières années, il reste beaucoup à faire pour améliorer la prise en charge des douleurs et souffrances. Dans certains cas, le soulagement doit pouvoir passer par la mise en œuvre d’une sédation profonde et prolongée jusqu’au décès.

Tout ne dépend pas de la loi

Le collectif rappelle enfin que l’amélioration de l’accompagnement des fins de vie dans notre pays ne passe pas uniquement par des évolutions législatives. Les compétences pour suivre et accompagner une personne en fin de vie ne doivent pas être limitées à une minorité de soignants formés aux soins palliatifs, mais irriguer l’ensemble des équipes soignantes sanitaires et médico-sociales.

Enfin, une campagne d’information destinée au grand public est nécessaire, selon le CISS, et qui devra permettre a chacun de connaitre les droits et dispositifs existants et puisse s’en saisir.

N’ayant pu être auditionné dans le cadre de la mission parlementaire confiée par le premier ministre et la ministre de la Santé à Messieurs LEONETTI et CLAEYS, le CISS rend publiques ses positions dans le débat sur la fin de vie. « Nous espérons qu’elles recevront un écho favorable et permettront d’améliorer les conditions de fin de vie, aujourd’hui globalement mauvaises et inégalitaires dans notre pays », conclut le communiqué.

La Rédaction

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