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Lieu du_Drames_a_Isneauville_01Une femme agée de 50 ans à commis l’irréparable dans la nuit de samedi a dimanche à Isneauville (76) dans la maison familiale, située route du Mesnil, en direction de Quincampoix, tuant son fils âgé de 22 ans, un jeune déficient mental en proie a des crises de violences, avant de prévenir elle-même les autorités. Un drame de la solitude et de l’exclusion qui pousse notre société a s’interroger sur le devenir de ces famille indique l’Unapei.

La mère qui aurait après lui avoir administré une surdose de médicaments, à étouffé avec un oreiller puis étranglé avec la laisse du chien. Selon les gendarmes et confirmé par Jean-Claude BELOT, le procureur adjoint de la République de Rouen. Un fils qui selon certaines sources avait menacé sa mère avec une tronçonneuse. Cette dernière aura attendu toute la soirée avant d’appelé le lendemain matin les pompiers pour s'accuser du meurtre de son fils pour lequel elle a était placée en garde à vue.

Un acte désespéré… ?

La victime, prénommée Jordan, était régulièrement en proie à des crises d’épilepsie et à des accès de violences. « Une agressivité parfois inouïe », selon des voisins. « Ce n’était visiblement pas la première fois que le jeune homme était hyperviolent, affirme une autre source judiciaire. Une femme qui lors de son premier interrogatoire aurait expliqué être « à bout de nerfs, au bout du rouleau face à cette terrible situation de handicap, et que pour elle la seule solution était de tuer son fils ».

Des voisins qui décrivent cette femme et mère de famille, Christine B., divorcée et retraitée de l’enseignement, est décrite comme « une femme très gentille », qui « jardinait beaucoup avec son fils ». Le jeune garçon pourtant pris en charge dans la journée, dans un établissement spécialisé.

Le procureur de la République, Jean-Claude BELOT, qui a ordonné demain 3 février, une autopsie du corps de Jordan avant que ne soient ouvertes dans les prochaines heures une information judiciaire et la nomination d’un juge d’instruction afin de déterminer le déroulement exact des faits et surtout de ce drame humain, mais aussi sociétal.

« Qui est responsable de l'acte de désespoir de cette mère ? »

De son coté l’Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis et sa présidente, Christel PRADO, son « horrifiée de constater encore une fois l'échec de notre société qui laisse des familles en souffrance commettre l'irréparable ». Combien de drames devrons-nous compter pour que la France mette fin aux situations critiques de milliers de familles d'enfants handicapés condamnés à l'exclusion et l'isolement ? S’interroge l’association.

Rappelant dans un communiqué que malgré la mise en place par le gouvernement d'un dispositif de gestion des situations critique après « l'affaire Loquet », la situation ne s'est pas améliorée. Des chiffres et une réalité qui parle il vrai d’eux-mêmes et que le CNSA avait admis fin octobre 2014, que seules 1/3 des situations dont elle a eu connaissance ont été résolues.

Une situation et un drame de société qui pousse Christel PRADO a exprimé son indignation « Les familles sont abandonnées à un destin inacceptable que nul être humain ne peut supporter sans songer à commettre l'irréparable. L'Unapei demande l'application stricte du droit à compensation. Les lois bafouées conduisent à des existences amputées, et c'est indigne d'une société fraternelle fondée sur la Déclaration universelle des droits de l'homme. »

Et conclu en posant cette « Qui est responsable de l'acte de désespoir de cette mère ? »

Stéphane LAGOUTIÉRE

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