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Accompnant-sexuelle-handicapL'Appas, association alsacienne présidée par Marcel NUSS, qui défend le droit des personnes handicapées à une vie sexuelle et affective, a réclamé vendredi à la veille de sa seconde journée de formation, une "exception à la loi" sur la prostitution pour les associations spécialisées dans l'assistance sexuelle. Une assistance qui reste un sujet tabou total dans notre société ou bon nombre d'élus refuse de faire une différence entre assistance et proxénétisme. Une demande de projet de loi qu'a envoyée l'association a quarante parlementaires.

Avoir du plaisir en situation de dépendance ?

Pour la seconde fois après une première au mois de mars dernier à Erstein, l'APPAS organisent une formation à l'accompagnement sexuel en France, à Merkwiller‐Peschelbronn, en Alsace. Autour de six professionnels du juridique, de l'accompagnement sexuel, du paramédical et du médical, sept stagiaires, cinq femmes et deux hommes. Des stagiaires issus de milieux professionnels variés.qui pourront découvrir a cette des modules élaborés dans le but d'offrir à des personnes en situation de dépendance un service d'accompagnement à l'éveil corporel et sexuel adapté.

À l'issue de celle‐ci, les stagiaires se verront remettre une attestation de suivi par les représentants de l'association. Deux formations auquel auront participé 20 stagiaires au total et une cinquantaine de personnes se porter candidates selon l'association.

Une formation unique en France et ont pourront-on dire illégale. Pour cause il n'existe toujours pas à ce jour de cadre légal pour l'accompagnement à la vie affective, sensuelle et sexuelle des personnes en situation de dépendance. Une situation pourtant a trouvé sa place dans certains pays européens tels que les Pays‐Bas, l'Allemagne, l'Autriche, la Suisse ou encore le Danemark. Le vote en deuxième lecture le 12 juin dernier a l'Assemblée nationale de la pénalisation des clients de prostituées, dont le gouvernement souhaite une mise en oeuvre rapide compliquant ainsi un peu plus la tâche de l'APPAS. Un plaisir qui risque être difficile voir encore impossible a trouvé sauf a ce mettre hors la loi, pour des personnes handicapées.

En octobre, l'Association pour la Promotion de l'Accompagnement sexuel proposera à l'ensemble des stagiaires formés depuis mars un module d'approfondissement dans le champ très spécifique de l'accompagnement des couples et des personnes déficientes intellectuelles ou psychiques.

Une "exception à la loi" sur la prostitution

L'APPAS qui proposent la création d'un "agrément" pour les associations ayant une activité d'assistance sexuelle « sur le même schéma que ce qui existe au niveau du code de la Santé publique » qui régit les rapports entre structures et patients, a expliqué l'avocate de l'association, Me Caroline ZORN. « L'idée n'est pas de défendre la prostitution, mais la liberté pour chacun de vivre sa vie sexuelle comme il l'entend », a commenté l'avocate.

À ce titre, l'association a soumis à une quarantaine de parlementaires un projet de loi rédigé par Me Caroline ZORN, qui permettrait de reconnaître cette activité. « L'APPAS qui veut susciter le débat autour de la reconnaissance de l'accompagnement à la vie intime, sensuelle et sexuelle des personnes en situation de dépendance » indique Marcel NUSS, qui refuse que parents et proches soient confrontés à des situations dramatiques « au prétexte que la société refuse de voir la réalité en face. Notre combat repose sur le respect de l'individu valide ou non, de même qu'il place au centre la compréhension d'un être dans sa globalité : un être fait de sentiments, d'émotions, de chair et en quête de sens » précise-t-il.

« Aujourd'hui dans le droit français, on ne fait pas de différence entre une association qui aide des personnes handicapées et les activités atroces du proxénétisme. Il est pourtant important de les distinguer, de ne pas faire l'amalgame, car ce n'est pas la même finalité, ni les mêmes enjeux », a souligné Me ZORN.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Souces : Communiqué

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