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Le Cardinal Philippe Barbarin, archeveque de LyonLes évêques de Rhône-Alpes, région où habitent les parents de Vincent LAMBERT, des catholiques traditionalistes farouchement opposés à un arrêt des soins, se sont élevés vivement mardi contre une décision médicale qui « risque de provoquer délibérément sa mort ». Vincent LAMBERT n'est « pas en fin de vie » et « ne fait l'objet d'aucun soin disproportionné », martèlent-ils dans une déclaration commune publiée sur le site internet du diocèse de Lyon, à deux jours  de l'annonce de l'équipe médicale du CHU de Reims.

Celle-ci doit annoncer jeudi à la famille sa décision d'arrêter ou non les traitements qui maintiennent en vie le patient tétraplégique en état végétatif, victime d'un accident de la route en 2008. Décision avec laquelle l'épouse de Vincent LAMBERT, une grande partie de ses frères et sœurs, ainsi que son neveu, sont eux d'accord.

« En lui donnant la nourriture et l'hydratation nécessaires, ceux qui prennent soin de lui respectent simplement le cours de cette vie dont le mystère nous échappe et dont le terme n'appartient à personne », ajoutent les évêques signataires de la déclaration, dont le cardinal Philippe BARBARIN, archevêque de Lyon.

L'équipe médicale a rencontré tous les proches de Vincent LAMBERT

« Les débats auxquels nous assistons prouvent que notre société hésite sur des principes majeurs, comme +Tu ne tueras pas ou Nul ne peut décider de mettre fin à la vie d'autrui. Ils étaient considérés jusqu'à présent comme des valeurs fondamentales, comme le socle de notre vivre ensemble. Et si l'on venait à y renoncer, on voit mal comment le corps médical  pourrait continuer à prononcer le serment d'Hippocrate », insistent les évêques.

« C'est le renoncement à ces principes qui fait peser sur la famille un poids insupportable », poursuivent-ils. Pourtant l'équipe médicale, qui a rencontré la semaine dernière l'ensemble des proches de Vincent LaAMBERT, avait indiqué son intention « d'engager une nouvelle procédure en vue d'une décision d'arrêt des soins », conformément à la décision de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) qui a validé le 5 juin l'arrêt de son alimentation et de son hydratation artificielles.

l'archevêché de Reims parle d'une forme d'euthanasie

« Aujourd'hui, notre frère Vincent n'est pas en fin de vie, et plusieurs établissements spécialisés se sont déclarés prêts à le recevoir. Qu'est-ce qui l'empêche ? », concluent les évêques de Chambéry, Viviers, Lyon, Annecy, Grenoble-Vienne, Saint-Etienne, Valence et Belley-Ars.

En juin, l'archevêché de Reims avait dénoncé « une forme consciente ou inconsciente d'euthanasie » après la décision de la CEDH de valider l'arrêt des soins de Vincent LAMBERT autorisé par le Conseil d'Etat. Tout devait prendre fin ce jeudi...

Romain BEAUVAIS/Avec AFP

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