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l epouse de vincent devant le chu de Reims en larmesSuite au prochain épisode pourra-t-on se dire, oui, mais lequel et quand, combien faut-il attendre pour que le cas de Vincent LAMBERT puis prendre fin et terminer ce feuilleton médiatique dont les pour et les contres du droit a l'euthanasie ne cesse de s'affronter, sept ans après son accident de moto en 2008. Des médecins qui contre toute attente ne se sont finalement pas prononcés jeudi sur l'arrêt des soins de leur patient, invoquant implicitement des pressions extérieures les empêchant de se décider dans la "sérénité" ayant même demandé la protection du patient qui aurait fait l'objet d'un projet d'enlèvement.

La décision annoncée a semble-t-il été une véritable surprise pour l'épouse et le neveu ou l'une de ses sœurs, qui contre tout attente, la Dr. Daniela SIMON, en charge du cas de Vincent Lambert, au CHU de Reims, qui avait pourtant soutenu l'épouse devant le CEDH, ont décidé de ne pas stopper l'alimentation de Vincent Lambert. Ils remettent la décision sur le sort du patient tétraplégique au ministère de la Santé. Le CHU qui précise dans son communiqué, que « L'évaluation de Vincent Lambert a conduit à constater que la situation clinique était comparable à celle qui avait été rapportée par les experts mandatés par le Conseil d'État ».

Une réunion qui devait être un ultime conseil de famille et qui selon les proches de la famille c'est déroulée dans une ambiance particulièrement tendue. Les médecins souhaitent saisir la justice pour que soit désigné un représentant légal de leur patient. En effet si a ce jour l'épouse Rachel LAMBERT, est depuis l'accident de mari son référent matrimonial et patrimonial et l'interlocutrice privilégiée des médecins pour les différentes décisions d'arrêt des soins, elle n'est pas son référent légal.

« Les médecins du CHU vont demander au procureur de Reims de nommer un référent, qui ne peut être qu'extérieur à la famille au vu du contexte très conflictuel », selon le neveu François LAMBERT. Ce dernier affirmant ne pas comprendre ces sursauts alors que « la Cour européenne des droits de l'Homme avait donné, le 5 juin dernier, son feu vert à un arrêt de l'hydratation et de l'alimentation du patient, jugeant comme la justice française que la poursuite des traitements relèverait de l'"obstination déraisonnable ».

L'équipe médicale soutenue par Marisol TOURAINE et le Conseil de l'Ordre

Les représentants de la profession qui par la voix du l'ordre national des médecins, a dans un communiqué tenu à rendre hommage à l'équipe médicale du CHU de Reims précisant que celle-ci avait « toujours agi et continue d'agir dans le respect de la dignité du patient (...) malgré les pressions parfois violentes dont elle fait l'objet ». L'ONM qui souhaite vivement que cette demande désignation d'un représentant légal puisse « permettre de créer les conditions d'un débat apaisé, permettant une décision juste et acceptée de tous ». Reste a se demandé si dernière procédure n'a pas objet de pouvoir encore retarder un plus une échéance qu'a reconnu comme un droit la Cour européenne des droits de l'homme.

Un soutien qu'a tenu a apporté, la ministre de la Santé, Marisol TOURAINE, à "tout son soutien à l'équipe et à souligné qu'elle n'a « pas pris cette décision parce qu'elle refuse d'arrêter le traitement », mais pour des raisons de sécurité.

Sentiment de victoire pour les parents face aux larmes de Rachel LAMBERT

Entouré non loin de l'entrée par une cinquantaine de militantes antieuthanasies et des mouvements intégristes catholiques et sous l'applaudissement de ces derniers, la mère de Vincent, Vivianne LAMBERT au cotéVivianne LAMBERT la mere de Vincent devant l hoptial aux cote des integristes catholiques venu la soutenir de son mari après une réunion qui avait commencé a 14 h a-t-elle déclaré a sortie, cette annonce comme « un grand soulagement et si on demande une protection pour mon fils cela prouve bien qu'il est vivant ».

Dans un communiqué, Jérôme TRIOMPHE et Jean PAILLOT, les avocats des parents de Vincent, ont salué « une heureuse décision » et un nouveau « départ pour Vincent et sa famille » en appelant à un transfert du patient vers un autre établissement. Un choix auquel ce refuse toujours actuellement l'équipe soignante. Des rires sur lequel ont perçoit malgré tous des craintes, car Viviane LAMBERT semble comprendre de plus en plus que l'échéance se rapproche chaque jour un peu plus.

« De nombreuses autorités scientifiques et morales sont intervenues pour dissuader le CHU (de Reims) de continuer dans cette voie de l'acharnement à vouloir mettre à mort Vincent LAMBERT malgré des mises en cause médicales, déontologiques et pénales graves », ont-ils estimé. Mardi, des évêques du Centre-Est, dont le cardinal Philippe BARBARIN s'est élevés contre un arrêt des soins, estimant que le « terme de la vie n'appartient à personne »

« Je suis dans l'incompréhension totale, la Cour européenne et le Conseil d'État s'étaient prononcés et j'espérais la fin de ce parcours judiciaire », a déclaré en larmes, hagardes devant les journalistes, Rachel LAMBERT, qui peinait à trouver ses mots "Mais qui est Vincent LAMBERT" demande t-elle, . Pour cette dernière, son neveu François et une grande partie des frères et sœurs, de son mari était opposé à tout acharnement thérapeutique ainsi que son époux qui n'aurait jamais voulu être maintenu artificiellement en vie.

Un véritable gâchis pour Jean-Luc ROMERO

Actuellement en voyage sur le continent africain, le Président de l'ADMD et auteur d'un ouvrage paru en mai dernier « Ma Mort M'appartient », nous a confié par téléphone sa décision qu'il qualifie de long chemin de croix juridique, administrative, pour Vincent LAMBERT et de son épouse, « ont est aujourd'hui bien loin de sa volonté, après autant d'expertise et de jugement voir que cette situation se poursuit 7 ans après son accident et une famille totalement déchirée ».

Ma Mort m'appartient de Jean-Luc ROMEROUne situation qui selon lui et l'échec d'une politique en place depuis dix ans et de la Loi LEONNETTI « nous avons bon nombre de Français qui reste totalement ignorant de la mise en place de la procédure anticipée et de sa mise en œuvre et ceux malgré nos demandes répétées au gouvernement qui nous oblige a assisté totalement impuissant a ce drame familial ».

Face au soutien du l'Ordre national de médecin et Marisol TOURAINE, Jean-Luc ROMERO, constate simplement que « la politique actuellement n'est toujours pas adaptée et ont passe notre vivre avec des affaires Vincent LAMBERT, le Dr BONNEMAISON, et à partir de septembre du procès contre Jean MERCIER, qui mis fin aux souffrances de son épouse ». Des drames humains qui précise-t-il « pourrait être évité, si la France connaissait un véritable choix de fin comme le Benelux ou les Pays-Bas et la responsabilité politique s'exprime dans cette situation que connaît encore la France »

Le président de l'ADMD qui conclut cet entretien téléphonique pour qui cette volonté n'appartient pas à la religion ni aux lobbies, après l'avis des évêques de Lyon et de leurs soutiens aux parents LAMBERT, mais que celle appartient aux Parlementaires. Citant une référence de son livre « Ma mort m'appartient 100 % des Français vont mourir, les politiques le savent-ils ».

Jean-Luc REMERO qui rappel notamment le bus qui qui parcours 21 villes de France comme la proposition 21 du candidat François HOLLANDE, « et nous constatons l'étonnement des citoyens face a cette peur des politiques, face aux extrêmes politiques ou religieux ».

Avant de conclure sur le retour de loi devant l'Assemblée nationale et nous « disons aux parlementaires de gauche maintenant vous face a vos responsabilités, vous ne pouvez pas oublier cette proposition 21 et qu'il reste maintenant dix-huit mois environ avant que le texte ne soit voté et qui a subi de nombreux retours en arrière, alors oui nous battrons pour que des situations comme celle de Vincent LAMBERT et bien d'autres parfois anonymes ne puissent revenir dans les médias »

Stéphane LAGOUTIERE

Sources : AFP

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