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Manifestation euthanasie_a_Paris_devant_l_assemblee_nationaleDes centaines de militants anti-euthanasie, selon les organisateurs, ont manifesté samedi devant les préfectures des 13 futures grandes régions contre le projet de loi sur la fin de vie examiné qui a rejetté certains amendement le 5 et 6 ocotbre dernier à l'Assemblée nationale, comme dans le sud-ouest entre Bordeaux et Toulouse ou il ont rassemblée plus de 200 millitant selon le collectif. Le débat se poursuit...

Les rassemblements se sont tous déroulés en milieu de journée, devant chacune des treize préfectures des nouvelles régions, à l'appel du collectif anti-euthanasie « Soulager mais pas tuer ». A Toulouse, les manifestants étaient 70 environ, selon un journaliste de l'AFP, brandissant des banderoles où était notamment inscrit : « Non à l'euthanasie masquée ».

Le projet de loi sur la fin de vie « est un premier pas vers une euthanasie qui ne dit pas son nom. La sédation profonde, cela revient exactement à une injection létale: le corps souffre », a déclaré Elisabeth LE LANN, porte-parole en Haute-Garonne de « Soulager mais pas tuer ».

Elisabeth LE LANN : « On veut voir du concret et non plus des belles promesses » 

Lors des différents rassemblements, les militants poussaient symboliquement une ambulance de carton, pilotée par une effigie du président François Hollande, et qui portait l'inscription « Les soins palliatifs sont au point mort ». « Ho! Hisse! Les soins palliatifs », scandaient les manifestants devant la préfecture de région à Toulouse.

« On veut voir du concret et non plus des belles promesses », a martelé une porte-parole du collectif à Lyon, où les manifestants étaient environ 200 selon les organisateurs. « Depuis 2012, plus rien n'est fait pour les soins palliatifs alors que cela faisait partie des promesses de François Hollande », a-t-elle jugé.

Edouard DE MONTALEMBERT : « Il faut maintenir avec force l'interdit de tuer »

La porte-parole a cité l'exemple de l'Auvergne qui compte seulement « une seule unité de soins palliatifs avec une quinzaine de lits ». « C'est ridicule par rapport aux besoins », a-t-elle estimé.A Bordeaux, ils étaient une petite centaine (70 selon la police) devant la préfecture, dont quelques anciens des Manif pour tous.

« Il faut maintenir avec force l'interdit de tuer, mais il faut familiariser avec la mort », a résumé Edouard DE MONTALEMBERt, généraliste bordelais membre de « Soulager mais pas tuer », pour qui le développement des soins palliatifs doit être une vraie « dynamique de société ».

Le droit  à une « sédation profonde et continue »

Le projet de loi sur la fin de vie, qui sera examiné en deuxième lecture dès lundi, instaure le droit à une « sédation profonde et continue » jusqu'à la mort pour les malades conscients dont les traitements sont inefficaces et dont les jours sont comptés, ainsi que pour ceux qui font l'objet de traitements qui les maintiennent artificiellement en vie.

Evoquant le sort de Vincent LAMBERT, pour qui le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne se prononcera vendredi sur un arrêt des soins, Mme LE LANN, de la manifestation de Toulouse, a estimé qu'il ne s'agissait pas d'un problème de fin de vie. « C'est le problème d'une personne lourdement handicapée mais qui n'est pas victime d'un acharnement thérapeutique », a-t-elle jugé.

L'Assemblée nationale qui avait rejeté une nouvelle fois le 5 octobre dernier, par 35 voix contre 26, la possibilité d'une « assistance médicalisée active à mourir », que soutenaient des socialistes et des radicaux de gauche. Dans le cadre de la deuxième lecture de la proposition de loi PS-LR sur la fin de vie, les députés ont aussi repoussé un amendement de l'écologiste Véronique MASSONNEAU en faveur « d'une assistance médicale au suicide » (v.article).

Mais le débat parlementaire n'est pas encore terminé. La proposition de loi a été votée à l'Assemblée au printemps, vidée de sa substance par le Sénat juste avant l'été, adoptée en seconde lecture l'Assemblée le 5 et 6 octobre dernier . Prochaine étape, le Sénat pour une seconde lecture et la Commission mixte paritaire en cas de besoin.

La Rédaction / Avec AFP

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