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Message d'alerte

Jean Luc MOUDENC deposant une gerbe a l occasion du 21 septembre jour de l explosion azfComme chaque année la Haute-Garonne et Toulouse se souvient, une date et une explosion ancrées dans la mémoire des Toulousains qui fera 31 morts et plus de 2500 blessés et des personnes parfois handicapées à vie. Des victimes qui malgré les deux procès, attendent toujours des réponses sur les raisons de l’explosion. Une affaire qui sera jugée pour la troisième fois le 24 janvier prochain à Paris. Un 21 septembre auquel Jean-Luc MOUDENC et Président de Toulouse métropole a participé dans la matinée ou il a assisté à la cérémonie du souvenir, en présence de 200 personnes, victimes, représentant associatifs et politique et de l’État....

Dans l’après-midi Jean-Luc MOUDENC c’est rendu place Saint-Pierre au village de la sécurité civile à forum des risques majeurs organisé par la Mairie de Toulouse.

Une forme de déception ou découragement ?
Il est 10 h 17, l’usine AZF vient d’exploser emportant avec elle une partie de la rocade toulousaine, des maisons et des immeubles proches, mais au-delà des biens matériels, ce sont des hommes et des femmes disparaissant a jamais dans cette explosion. Pour ceux qui auront pu s’en sortir, ils sont à jamais marqués physiquement et psychologiquement. 15 ans plus tard, les découragements se font ressentir du côté des associations de victimes et des salariés, qui chaque année sont un peu moins nombreux à être présents et pensent qu’ils ne connaîtront jamais la vérité. Comme le confie Brigitte AUBERT intérimaire chez AZF en 2001. « J'ai vu l'horreur ce jour-là. J'ai perdu une collègue. Je me dois d'être là pour tous ceux qui ont disparu ».

Un sentiment de vérité auquel Jacques Mignard, président de l'association «Mémoire et solidarité», a tenu a précisé peu avant la minute de silence. «Nous n'avons jamais renoncé à l'exigence de vérité. Nous restons déterminés et mobilisés»,

Les Toulousains réunis autour de cette tragédie...
Malgré des voix discordantes dans le corps associatif, le 21 septembre comme chaque année les quelques minutes de recueillement ont été celles du rassemblement autour des 31 morts. Une cérémonie qui a commencé par le dépôt d’une bougie devant chacun des 31 cyprès ont était plantés en mémoire des 31 victimes. Jean Luc MOUDENC a lui allumée symboliquement la dernière bougie.

À 10 h 17, la sirène qui avait retenti ce jour-là a de nouveau sonné comme un cri de douleur pour ces milliers de victimes suivra comme chaque année la lecture du nom des 31 victimes de l'explosion de l'usine AZF. LesLe Maire et les adjoints de la ville de Toulouse allumant la derniere bougie de l un trente et un cypres representant les victimes représentants politique et associatif viendront alors déposer une gerbe de fleurs, avant que ne la cérémonie ne se termine par une minute de silence.

Pourquoi un procès a Paris, les victimes ne comprennent pas...
2009, les victimes assistent au premier procès en première instance, celle-ci obtienne la condamnation de la Grande Paroisse pour 225 000 d'amende et Serge BIECHLIH, directeur de l'usine AZF, à 3 ans de prison dont un an ferme et 45.000 euros d'amende pour homicide involontaire. Le groupe Total, propriétaire de l'usine, avait lui était relaxé. Une décision cassée par la Cour de cassation. Ce nouveau procès dont le déroulement aura lieu à Paris le 24 janvier 2017 est considéré comme une injustice.

Ainsi que le demandé en juin 2015 Jean-François GRELIER, président de l'Association des sinistrés du 21 septembre, lors d'un rassemblement devant le palais de justice de Toulouse. « Qu'est-ce qui vaut mieux? Payer le déplacement de trois juges parisiens ou de 2300 parties civiles toulousaines »,

« On ne peut pas se permettre d'aller à Paris suivre un procès qui va durer quatre mois », a fait valoir Brigitte AUBERT, « handicapée auditive » de 58 ans, au chômage, qui travaillait comme assistante commerciale intérimaire chez AZF le jour de la catastrophe. « Cela fait 14 ans et tous les matins, en mettant mes appareils auditifs, que je pense à AZF, avait telle déclarée lors de cette manifestation à l’AFP.

Un forum sur la sécurité des risques majeurs...
La ville qui a souhaité a l’occasion de cette cérémonie mettre en avant une journée de discussion et d’échange dans cette période ou la France et les grandes villes notamment connaissent des dangers importants liés au terrorisme notamment. La Mairie de Toulouse a ainsi installé le 21 septembre sur la place Saint-Pierre, un forum des Risques majeurs.

Au travers de nombreuses animations pratiques, démonstrations, conférences et échanges avec les professionnels de la sécurité civile, ce lieu a été ainsi un moyen pour les visiteurs de connaître les moyens mis en œuvre pour prévenir ou intervenir en situation de crise majeure. L’occasion aussi de rappelé à la population la possibilité de s’inscrire gratuitement au système d'alerte en masse dont s’est équipé la Mairie et qui permet de prévenir rapidement la population, en fonction de son lieu de résidence, en cas de crise majeure, au moyen de messages téléphoniques, SMS, voire e-mails ou fax.

Jean-Luc MOUDENC qui a tenu a précisé a cette occasion que « Quinze ans après l’explosion de l’usine AZF, il était important - au moment de faire notre devoir de mémoire -, de montrer que l’expérience traumatisante qu’a représentée ce drame n’a pas été vaine. Elle a permis de faire progresser les dispositifs de sécurité civile pour renforcer le travail de prévention et améliorer les réponses sur le terrain en situation de crise. Les Toulousains pourront s’en rendre compte grâce à ce Forum riche dans son contenu et très pédagogique »

Stéphane LAGOUTIÉRE

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