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Ceremonie d hommage aux victimes civiles handicapees ou malades depot d une gerbe devant la plaque commerativeSi la cérémonie en présence du Président de la République, François HOLLANDE fut certes émouvante en ce 10 décembre, journée internationale des droits de l'Homme, le Chef de l’État saluant à la fin du dépôt de gerbe les personnes en situation de handicap présente avant son discours. On peut se demander si l’État français a réellement voulu se remettre en question et admettre sa responsabilité dans ce dossier. Une cérémonie auquel aura participé Jean-Marc TODESCHINI, secrétaire d’État chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire et de Ségolène NEUVILLE, secrétaire d’État, chargés des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion.

Un discours François HOLLANDE qui aura été précédé d’un film montrant des déficients mentaux à qui ont expliqué les raisons de cet hommage rendu aux victimes civiles, handicapées ou malades, de la Seconde Guerre mondiale. Un geste rendu possible grâce au combat commencé par le Pr Charles GARDOU en octobre 2013 et Maryvonne LYAZID, présidente de l'association Mouvement pour une société inclusive avec une pétition ligne qui aura en quelques mois obtenus recueilli près de 81 000 signataires.

Un appel qui aura été le fruit de la décision du Chef de l’État de confier une mission à Jean-Pierre AZEMA, historien et président du comité scientifique du 70e anniversaire de la Libération, afin de dresser un bilan des connaissances sur ce drame. Les propositions du rapport de Monsieur AZEMA, remis le 13 octobre 2015, ont permis d’ériger ce monument du souvenir à Paris.

Une responsabilité à peine dévoilée ?
Une plaque sur lequel la république aura marqué ces mots « Ici, le 10 décembre 2016, la Nation qui à rendu hommage aux 300 000 victimes civiles de la seconde guerre mondiale en France. 45 000 d'entre elles, fragilisées Ceremonie d hommage aux victimes civiles handicapees ou malades la plaque commerativepar la maladie mentale ou le handicap et gravement négligées, sont mortes de dénutrition dans les établissements qui les accueillaient. Leur mémoire nous appelle à construire une société toujours plus respectueuse des droits humains, qui veille fraternellement sur chacun des siens. François Hollande, Président de la République ».

Un message qui aucun moment ne reconnaît la responsabilité de l’État et du gouvernent de Vich qui pourtant ne peut être renié. Charles GARDOU qui nous a confiés depuis l’ile de la Réunion reconnaît la présence de nombreuses questions et notamment pourquoi le régime de Vich n’a pas œuvré pour arrêter ce drame, il préfère plutôt que soit reconnu ce qui c’est passé « indépendamment d’un débat sur un débat qui aurait pu empêcher cette reconnaissance d’où la nécessité d’un consensus qui apparaît notamment sur la plaque ». Avant de reconnaître que le débat reste évidemment très vif autour de cette question

Avant de préciser que la présence de plaque en plein cœur de Paris sur une place symbolique, et c’est dit « heureux d’avoir assisté à cette cérémonie très attendue à la fois sobre et émouvante après cet oubli d’une partie de notre histoire et très heureux d’avoir assisté a cet instant et d’une juste reconnaissance de vérité et justice pour notre société »

Reste que pour l’Élysée ce drame «Ce drame n'est pas le produit d'un eugénisme actif comme le programme d'extermination T4 mené par le régime nazi à l'encontre des personnes handicapées. Il est plutôt le résultat de l'abandon total de ces personnes fragilisées par le handicap ou par la maladie, derrière les murs des établissements dans lesquels elles étaient enfermées».

Le Secrétaire d’État chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire, Jean-Marc TODESCHINI précisé qu’il lui semblait « important que la République reconnaisse les victimes civiles de la Seconde Guerre mondiale. Cet acte symbolique fait suite à d'autres hommages effectués par le Président de la République, notamment le 6 juin 2014. Il rappelle que soldats et civils ont payé un lourd tribut pendant la guerre. Ce geste est un signe fort et une reconnaissance à l'égard des personnes handicapées qu'il était important de réaliser »

Un instant d’émotion à l’écoute quatre témoignage et poèmes
Si des artistes reconnues comme la sculptrice Camille Claudel et la peintre Séraphine de Senlis ont figuré au nombre de ces victimes. La cérémonie aura commencé avec la présentation de l’extrait de quatre textes évoquant les souffrances des victimes ou les appels au secours des professionnels et les douleurs des victimes de disparu. Comme celui écrit par Paul ELUARD en 1943 « le cimetière des fous » à l’asile de Saint-Alban que lira Claude FINKELSTEIN, présidente de la Fédération nationale des patients en psychiatrie.

Ceremonie d hommage aux victimes civiles handicapees ou malades discours Francois HOLLANDEOu encore celui de Joseph, patient d’asile départemental d'aliénés de Bron écrivant à sa cousine le 26 août 1941 lui décrivant sa condition dans cet établissement, lu par un ouvrier David GUILLAUME en charge des espaces verts à l’Esat L'Essor Falaise en Normandie. « Nous sommes soumis a sévère pression, provoquant un réel amaigrissement (...) quelle triste existence je mène désormais dans cet asile et aucune liberté, c’est avec inquiétude que je songe a mon avenir »

Mais aussi celle du psychiatre un des rares professionnels a s’émouvoir de cette situation le 28 avril 1941 et nécessitera a pas a dénoncé devant la société médico-psychologique les conditions de prise en charge de ces patients, dans une communication intitulé « des moyens de sauvegarder l’existence de nos malades chroniques en période de carence alimentaire » dont un extrait a été lu par une jeune élève du Lycée Guibray de Falaise.

Avant que jeune fille, petite nièce d'une internée ne décrive l'agonie de son aïeule, morte de faim dans un hôpital psychiatrique à l'âge de 36 ans. Selon elle, ce geste « permet aujourd'hui aux familles de se libérer d'un très lourd fardeau. »

La Secrétaire d’État a dans un communiqué aura souligné que « Cette démarche vise à redonner toute leur place à ces personnes vulnérables, grandes oubliées de l'Histoire, qui ont été frappées de plein fouet par la cruauté de la guerre. Il était donc grand temps de rendre l'hommage qui leur est dû. Mais au-delà du symbole, c'est aussi une manière pour la République de rappeler, concrètement, grâce à cette stèle, que nous travaillons tous les jours pour refuser que les personnes handicapées ou malades soient mises au ban de la société ».

Un souvenir des oubliés de l’histoire marqué d’une pierre blanche sur le parvis des droits de l’homme, et qui a défaut d’une totale reconnaissance et notamment de celle de la responsabilité de l’État Français et du régime de Vich, reste un premier celui d’une reconnaissance d’un fait historique que la société française avait souhaité oublié !

Stéphane LAGOUTIERE

Source : Présidence de la République


Cérémonie d’hommage aux victimes civiles... par elysee

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