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Greffe d un reinÀ la suite de la parution publiée de l’enquête Mediapart du 21 décembre dernier, intitulé "Hôpital, l'absurde rente de la dialyse", rapprochant des dépenses inconsidérées « de 3,1Mds€ par an à la dialyse, au détriment de la greffe pourtant moins coûteuse ». Des accusations que réfute la FNAIR qui comme la Société Francophone de Dialyse et la Société de Néphrologie, tient à manifester son désaccord avec cette vision caricaturale de la prise en charge de l'insuffisance rénale chronique en France. Une préférence publiée dans un livre intitulé « D’autres reins que les miens », témoignages de patients et de médecins, dont l'auteur Yvanie CAILLE, et à l’origine de l’association de patients Renaloo.

Des accusations injustifiées...
La FNAIR, comme la SFDSN qui reproche à la presse de porter des accusations permanentes contre l’Insuffisance rénale chronique des accusations une nouvelle fois publiées le 21 décembre, et qui a « tenté de démontrer que le traitement de cette pathologie est comparable a la défense d’intérêt et de lobby professionnels et non la meilleure prise en charge possible des patients qui en sont atteints ».

Des contre-vérités qui sont assénées et que dénonce dans un document de vrai ou faux la SFDSN. Pour la FNAIR cet article vise la sincérité et la confiance du néphrologue envers son patient. Or, dans l’insuffisance rénale, comme dans toutes les maladies chroniques, si la relation soignant/soigné n’est pas basée sur la confiance, la prise en charge n’est pas optimale.
La Fédération qui préfère rappeler les avancés « considérables ont été obtenues et personne ne peut nier, sauf à être de mauvaise foi, que cela s’est toujours faite sans opposer les modalités de traitements qu’il s’agisse par exemple de la dialyse et greffe ». Avant d’ajouter que ces objectifs avaient toujours su créer du lien entre les institutionnels, les professionnels de santé et les patients précisant que « Vouloir aujourd’hui agir différemment c’est aller à contre-courant du sens de l’histoire, et en dernier ressort ne dessert que les patients ».

Une enquête pour dénoncer un manque de greffe...
Avec plus de 80 000 personnes vivent aujourd’hui en France d’une insuffisance rénale terminale en d’autres termes avec un fonctionnement inférieur a moins de 15 % de leurs capacités. Une maladie qui en France dont les dépenses sont critiquées par seulement par les médias, mais aussi par la Cour des comptes qui dans rapport qui avait estimés « exceptionnelle » le taux de rentabilité des structures en relation avec la dialyse. Constat dressé sur la base d’information de la DREES de mars 2014.

Reste que dire le traitement de la dialyse et ses « sous-traitants » se portent donc bien n’est pas une contre-vérité, mais la greffe n’a eu de cesse de progressé, ils ont été ainsi en 2014 3241 avoir été greffés contre à peine 1900 en l’an 2000. Il n’en demeure pas moins qu’en 2014 près de 10 000 malades sont toujours en liste d’attente. Alors que selon la Cour des comptes, « la réalisation de 6 000 greffes par an permettrait de mettre fin aux listes d’attente ». Et c’est parfaitement possible, si la France rattrape son retard sur la greffe à partir de donneurs vivants. Une affirmation qui n’en reste pas moins théorique.

« Construire un modèle économique vertueux est diablement compliqué. Comment bien répartir les moyens entre la prévention, la greffe et la dialyse ? Les néphrologues ne sont pas d’accord entre eux », constate Christian JACQUELINET, de l’Agence de la biomédecine. Ainsi perdure la folle inertie d’un système qui privilégie les rentes acquises, au détriment des malades.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Source : FNAIR / SFDSN / Association Renaloo

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