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Message d'alerte

Des enfants handicapes en situation de handicap mentalPrès de deux semaines après son élection au sein de l’UNAPEI, le nouveau président, Luc GATEAU, exprime une nouvelle fois la colère et l’exaspération de l’association sur le sujet sensible de « l’exil forcé en Belgique ». Une période propice a ce type de message alors que les politiques sont en pleine campagne des présidentiels ou des primaires pour les socialistes.

Un message qui a cependant du a mal a passé, car un après la mobilisation pour « Les Bannis de la République », un rapport parlementaire confirme une nouvelle les faits dénoncés par l'Unapei depuis des années. Celle de milliers de citoyens en situation de handicap continue d'être exilée en Belgique, faute de solutions d'accompagnement adapté de proximité. Des exils qui en 2016 ont continué et « même augmentés malgré les annonces du Gouvernement » soulignent l’UNAPEI

Un constat reconnu par les autorités elles-mêmes... Rendu publique fin décembre par la commission des Affaires sociale du Sénat, une majorité de droite qui en son temps n’a pas véritablement pris les mesures du problème. Ce nouveau rapport d’information des Sénateurs Claire-Lise CAMPION et Philippe MOUILLER revient sur cette situation jugée inacceptable, celle de la prise en charge des personnes handicapées françaises dans des établissements situés en dehors du territoire national.

Un rapport programmé en novembre 2015 suite à l'opération des « Bannis de la République » qui confirme non seulement les faits, mais aussi sa progression en 2016. L’Unapei qui dénonçait à cette occasion l’exil forcé de près 6 800 personnes, adultes et enfants, accueillies en 2015 en Belgique sur des financements publics. Un rapport précisant ainsi cette dépense publique serait estimé à environ 400M€. « Une aberration économique. qui ajoute à la détresse humaine engendrée par les exils forcés »

Une solution l’investissement dans la prise en charge...
Le gouvernement qui actuel et précédent qui n’auront de cesse faire beaucoup de promesse d’investissement comme manuel VALLS quelques jours avant sa démission, a Nancy s’engageant a tout une série de mesures. Force et de constaté rappel l’Unapei qu’en 2015 la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, avait annoncé la création d'un « fonds d'amorçage » de 15 M€ destinés à financer des solutions alternatives pour stopper les départs contraints en Belgique, fonds reconduit en 2017.

Des fonds dont les sénateurs s’interrogent dans leur rapport estiment que « l’usage de ces fonds et de ce qui en à été fait reste encore incertain ». Servent-ils effectivement à la prévention des départs en Belgique ? Telle est la question, pour l’Unapei la progression des chiffres en 2016 avec 8000 personnes dont 2000 enfants sont accueillies en Belgique « permettent d'en douter ».

Luc GATEAU, qui s’interroge et de demande : « Combien de temps faudra-t-il encore attendre avant que le drame des exils forcés en Belgique trouve un terme ? Le rapport sénatorial atteste une situation que l'Unapei dénonce depuis des années. Nos associations membres manifestaient encore il y a quelques semaines devant des préfectures pour le rappeler à l'État. La situation des familles et des personnes poussées à l'exil, notamment autistes et polyhandicapées, ne cesse de s'aggraver ».

Et de conclure en soulignant la gravité de cette situation inhumaine en affirmant que « Délocaliser notre obligation de solidarité est humainement inacceptable et économiquement insensé. Les situations de détresse, poussant parfois les familles à l’extrême, continuent de faire l'actualité et semblent être perçues comme banales. Ce ne sont plus des constats dont ont besoin les personnes handicapées et leur famille, mais des mesures fortes portées par un gouvernement prêt à financer des solutions d'accompagnement adaptées sur l'ensemble du territoire français. Ces personnes sont aussi des citoyens français ! ».

Stéphane LAGOUTIÉRE

Source : Unapei 2017

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