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Les manifestants du collectif Plus jamais ca devant la cours d appel a ParisA la veille du troisième procès AZF qui s’ouvrira demain a 15 h devant la Cour d’appel de Paris, quelques dizaines de personnes représentant trois associations de victimes ont manifesté aujourd’hui leurs colères a Paris et à Toulouse devant le Centre des congrès Pierre Baudis ou seront retransmis en direct les débats qui doivent durée quatre mois. Organisé les associations et collectif "Plus Jamais ça" et celle des familles endeuillées celle-ci souhaite, voir la condamnation du Groupe Total. Exprimant aussi leur colère face à ce qu’elle considère comme un « exil forcé » à Paris. Une manifestation l’ouverture du procès.

« Un exil forcé et contraint à Paris »...
Les associations qui depuis l’annoncent de son transfert à Paris n’ont eu de cesse d’exprimer leur colère, estimant que sa retransmission en direct au centre congrès Pierre Baudis de Toulouse. Une salle de 700 places assises équipée d’un écran géant.
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Des victimes et des associations s’estiment contrainte a un exil forcé, soit privée d’un procès qui les concernes directement « Des juges qui pour les victimes seront a mille lieux des quartiers sinistrés et de ces conséquences » indique Pauline MIRANDA, présidente de l’association des sinistrés du 21 septembre 2001. « Cela prive pratiquement toutes les victimes toulousaines d’assister au procès. Or la règle du contradictoire exige que les parties civiles d’un procès puissent assister aux audiences. On va tout droit à une caricature de justice avec une salle d’audience entièrement acquise aux défenseurs du groupe TOTAL », ajoute telle. Une association qui a lancé une pétition qui n’aura réuni qur 315 signatures.a ce jour.

Des associations qui avaient pourtant cru aux promesses non tenues par l’ancienne Garde des seaux, Christine TAUBIRA qui avait annoncé que « le nouveau procès pouvait se tenir à Toulouse », une annonce sur lequel elle reviendra quelques jours après en affirmant « ne pouvant aller contre une décision de la Cour de cassation »

Un transfert Toulouse a Paris que le Garde de seaux, Jean-Jacques URVOAS, a de son côté rappelé quelle était la conséquence du décret du 26 décembre 2014, fixant la liste et le ressort des pôles judiciaires spécialisés en matière d'accident collectif. Ce dernier qui affirme comprendre la colère des victimes, rappelant que la chancellerie s’est attachée à trouver des aménagements. Auquel ajoute le Ministère la mise en place d’une indemnisation des frais de transport, de repas et d'hébergement à Paris prévue pour les parties civiles, auquel selon ce dernier « des avances sur frais ont étaient consenties ». Des aménagements qui semblent loin malgré tout de satisfaire les victimes...

La reconnaissance de culpabilité du Groupe Total...
Des associations qui réfutent toujours la possibilité de la thèse évoquée et qui seront étudiées lors des premières journées du procès de celle d’un acte extérieur en d’autres termes terroriste. Ainsi pour la Présidente « Nous voulons montrer notre force, notre détermination et notre solidarité » a souligné Pauline MIRANDA, devant le palais de justice de Paris ce 24 janvier.

Un procès qui ne verra sur le banc des accusées que celle Serge BIECHLIN, ancien directeur de l’usine, et la société Grande Paroisse en tant que personne morale, propriétaire de l’usine et filiale du Groupe Total. L’entreprise Total et son ancien PDG Thierry DESMARETS, étant eux seulement cités à comparaître durant le procès par plusieurs parties civiles comme en 2011.

Le collectif plus jamais ça qui dans un communiqué du 13 janvier rappel que la France « compte plus de 600 sites classés, comme l'était l'usine AZF, Seveso et sont une menace permanente et souvent mortelle pour tous leurs riverains. Pas d'impunité pour le crime industriel ni à Toulouse, ni ailleurs ! »

Stéphane LAGOUTIERE

Source : Association des sinistrés du 21 septembre 2001

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