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Message d'alerte

Un tique  a l origine de la maladie de Lyme« l’objectif c’est surtout c’est de faire changer le système et notamment les testes qui auront retardé ma prise en charge et dont les responsables sont à la fois les laboratoires et les autorités sanitaires » explique cette femme qui souhaite garder l’anonymat, et résidant dans le Cantal. Une mère de famille qui a décidé de porter plainte contre X pour tromperie aggravée en pénal au pôle santé publique du parquet de Paris, après avoir réussi à s’en sortir après plusieurs mois de traitement qui l’auront contrainte dans un fauteuil pendant plusieurs semaines. Comme l’indique son avocat parisien Me Philippe MEILHAC confirmant une information du Parisien.

Plusieurs tests négatifs...
Une fiabilité mise en cause depuis plusieurs années, mais qui semble-t-il n’a jamais été une préoccupation les autorités sanitaires. Caroline qui après deux tests négatifs le premier, Élisa et un test de confirmation, Western Blot. Auquel ce sont ajouté des soins qui ne répondait pas a la pathologie dont elle souffrait et dont elle supporte aujourd’hui certaine conséquence. Caroline qui aura finalement eu connaissance de la maladie dont elle souffrait après avoir fait passer son dossier pour celui de son chien auprès d’un laboratoire vétérinaire et détecté par le PCR ou ACP(1).

La plaignante qui affirme, ne pas comprendre, le maintien de ces tests en dépit de réserves sur leur performance émises notamment par un avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) en 2014 puis en 2015 par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Un test attaqué devant la justice...
Le vécu de Caroline qui vient justifier les plaintes en civil de plus d’une centaine de personnes déposé en octobre 2016, devant les tribunaux de grande instance de Paris et de Nanterre. Face à ces plaignants cinq laboratoire et fabricant un test nommé « Élisa », auquel devrait s’ajouter en février ou mars au plus tard une cinquantaine de nouvelles assignations. Des patients dénoncent tout comme l’auteur de la plainte en pénal, le manque d’information et de sécurité du produit. Un test dont la fiabilité ne serait que de l’ordre de 50 % des malades selon l’Association Lyme sans Frontière.

Des régions touchées plus que d’autres...
Une maladie dont le taux de contamination touche essentiellement Nouvelle Aquitaine aura concerné en 2015 près 9819 personnes, suivies par la région Auvergne Rhône-Alpes ou Bourgogne Franche-Comté a contrario qui n’aura connu que 366 et 325 personnes en Haut de France ou Provence Alpes Côte d'Azur.

Des médecins lanceurs d’alerte...
En juillet 2016 plus d’une centaine de médecins, emmenés par le professeur Christian PERRONNE, chef du service infectiologie de l’hôpital de Garches (93), tels des lanceurs d’alertes avait publié une tribune qu’il avait alors publiée notamment dans le l’Obs. Des professionnels de santé qui avaient exprimé lors colère face a des malades errent des années d’hôpital en hôpital depuis des années sans que l’on puisse poser un diagnostique.

Des hommes et des femmes souffrant de douleurs musculaires et articulaires, diagnostiquant alors à tort une sclérose en plaques ou une spondylarthrite alors qu’il s’agissait de la maladie de Lyme et transmise par les tiques. Les spécialistes réclament depuis longtemps d'autres tests plus fiables.

Un plan national de lutte actuellement à l’étude...
Actuellement non reconnue en France cette maladie qui touche chaque année plus de 27 000 personnes, un chiffre qui selon "Lyme sans frontières", serait en dessous de la réalité faute de test efficace. Une prise en charge par la sécurité sociale qui reste très difficile et pour lequel avait annoncé un Plan national fin 2016 ainsi que la révision d'ici le mois de mars un nouveau protocole officiel de diagnostic et de soins auquel s’ajoutera, un dépliant sera diffusé en mars, afin de mieux prévenir cette pathologie transmise par les tiques,

Un nouveau plan actuellement en discussion avec les associations de malades comme France Lyme, Lyme sans frontières ou le CISS et dont la présentation est annoncée pour le mois de juillet 2017. Une ministre qui n’a donc plus que quelques semaines pour conclure les discussions avant la fin de ce gouvernement.

Reste que des interrogations demeurent pour la présidente de LSF qui dans un communiqué du 19 janvier après la première réunion du comité de pilotage. Celle-ci exprime des doute sur le ministère qui « affiche une volonté qui, en l’état, est loin de se traduire dans les actes et s’en tient à des annonces, semblant naviguer à vue en toute incohérence, dans le flou et la plus grande opacité. Tels sont les sentiments qui se dégagent à l’issue de la première réunion du Comité de Pilotage S’agirait-il d’être attentiste et désireux de minimiser l’ampleur du désastre ? »

Ainsi que sur la prise en charge des malades ou selon elle « l’annonce d’un nouveau protocole national de détection et de soins en juillet 2017, sans bénéficier d’aucune garantie de la suppression de l’ancien Consensus de soins de 2006, et devenu obsolète ». Tout comme sur les questions du « Test et diagnostic demeure aujourd’hui ».

Stéphane LAGOUTIERE

Source : LSF / l’Obs / Ministere de la santé

(1) L'amplification en chaîne par polymérase ou réaction en chaîne par polymérase (abréviation anglaise de Polymerase Chain Reaction, le sigle français ACP étant très rarement employé)qui correspond à une méthode de biologie moléculaire d'amplification génique in vitro, qui permet de dupliquer en grand nombre (avec un facteur de multiplication de l'ordre du milliard) une séquence d'ADN ou d'ARN connue, à partir d'une faible quantité

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