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François FILLION sur le Plateau du JT de France 2 le 5 mars 2017 avec le présenteur Au lendemain de son intervention le 5 mars dernier, François FILLION, le candidat de la droite et du centre fait désormais l’objet d’une nouvelle vague de protestations après avoir affirmé par trois « Je ne suis pas autiste » sur le journal de France 2. Discrimination ou faux procès ? Quelques mots qui ont provoqué une réaction en chaîne sur les réseaux sociaux ainsi que des associations comme SOS Autisme, mais aussi politique avec celle de la Secrétaire d’État en charge du handicap, Ségolène NEUVILLE...

Discrimination ?...
« Je ne suis pas autiste, je vois bien les difficultés », a-t-il notamment déclaré face à Laurent DELAHOUSSE. (...) Je ne suis pas jusqu'au-boutiste, pas enfermé dans une certitude, mais il y a une chose que je constate c'est qu'il n'y a pas d'alternative ». Parmi l’une des premières a réagir la secrétaire d’État qui a twitter et exprimer l’emploi de ces termes comme une « faute lourde » ce quelle considère aussi comme « La marque d'un profond mépris pour les personnes vivant avec des troubles du spectre autistique »

Une expression d’autisme reprise par trois fois par le candidat, une phrase que les associations et les réseaux n’ont pas comprise et non pas acceptée parlant de propos discriminatoire...Comme le souligne l’association SOS Autisme et sa présidente Olivia CATTAN, qui se demande comment celui « qui cite Rousseau dans son discours n’a-t-il pas trouvé un autre mot dans la langue française pour se défendre ! ». Celle regrettant dans un communiqué de voir la banalisation d’un mot « autiste » à l’ origine d’un syndrome neuro développemental devenir « un élément de langage de nos Élites politiques ».

« Cela renvoie à l’enfermement, à un manque de communication total, donnant une vision extrêmement négative de ce handicap. François Fillon en employant ce terme vient une nouvelle fois de participer à la propagation des clichés que l’on peut avoir sur les personnes autistes. Des clichés insupportables qui conduisent à une discrimination quotidienne » conclue Olivia CATTAN qui demande des excuses de la part du candidat.

Ou faux procès ?...
Une expression qui est certes difficile à comprendre pour les principaux concernés ou leurs familles. Mais la véritable question dans cette histoire certes regrettable, n’est-elle pas de se poser la question si le candidat a pris ce mot comme l’expression d’une forme d’incompréhension. Le politiquement correct mène-t-il à la censure ? S’il avait dit « Je ne suis pas sourd », nos amis malentendants auraient-ils aussi saisi le CSA ? S’il avait dit « Je ne suis pas aveugle », les malvoyants auraient-ils pris la suite. Par certains...faut-il réduire la liberté d’expression comme l’avait Charlie Hebdo relaxé en janvier 2017.

Mais il vrai qu’un candidat a la présidence a la République française n’est pas un média et doit lui s’adresser a tous les Français et ont peut comprendre sans parler de discrimination l’usage de mots non approprié, comme le précise Danièle LANGLOYS, d’Autisme France d’affirmer comprendre que « M. Fillon n’a pas choisi d’agresser et de stigmatiser sciemment ». Mais d’ajouter que ces propos font aussi « l’écho de la méconnaissance totale de l’autisme en France (...) Nous attendons avant de tous les candidats à la présidentielle qu’ils soient exemplaires et n’utilisent pas les mots au hasard ».

Stéphane LAGOUTIERE

Sources : SOS Autisme / Autisme France

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