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Emmanuel MACRON en présence de son épouse Brigitte rencontrant les victimes et leurs familles devant le BATACLANDeux ans, jours pour jours après les attentats du 13 novembre qui ont tué 130 personnes et fait environ 3000 victimes physiques ou psychiques. Stade de France, Carillon, Petit Cambodge, Bonne Bière et Casa Nostra, Comptoir Voltaire, la Belle Equipe, Bataclan...le Président Emmanuel MACRON entouré de plusieurs élus et du monde associatif, aura participé a une cérémonie d’hommage aux victimes. Des associations et des victimes nombreuses, notamment psychiques, a exprimé leurs colères, parlant de parcours du combattant.

Une série d’hommages…difficile !
Deux jours après les cérémonies du 11 novembre, cet hommage nous montre combien la barbarie humaine reste présente et combien les victimes sont encore nombreuses chaque année en France ou ailleurs. Des victimes qui elles subissent, n’ayant pas choisi de se battre ! Une cérémonie qui aura commencé au Stade de France par une minute de silence pour la seule victime Manuel Dias, dont son fils Michaël Dias aura refusé de serrer la main du président de la République.

Une cérémonie que le Chef de l’État suivit de son épouse, aura pris le temps de discuté avec nombre de victimes, accompagnées notamment de la maire de Paris, Anne Hidalgo ou encore le président du Sena et nombreuse personnalité, en se reculant à proximité des cinq bars et restaurants parisiens, avant de se terminer Bataclan, lieux qui à lui seul compte plus 90 décès lors du concert du groupe de rock Eagles of Death Metal. Là un à un, comme lors cinq lieux précédents, les noms des victimes du Bataclan sont égrenés, avant qu’Emmanuel Macron et la maire de Paris Anne Hidalgo ne déposent une gerbe de fleurs, et par un lâche de ballons en hommage des victimes.

Une cérémonie sans discours a la demande des associations et des victimes, qui prendra fin par mini-concert improvisé en présence de deux membres des Eagles of Death Metal, dont le chanteur Jesse Hughes, interprétant deux titres : Save a Prayer, le dernier morceau entier qu’ils avaient joué il y a deux ans avant que l’attaque ne commence. Très ému le chanteur également distribué des roses blanches

Des victimes abandonnées… ?
« Je ne fais que pleurer, ma vie est finît, j’ai perdu mon fils unique » confira une mère de famille aux Présidents de la République. Ou le désespoir de la mère d’Estelle Rouat, décédée au Bataclan « On Le chef d'Etat Emmanuel MACRON, serrant les mains des hommes et femmes des services d'urgence et de police présent le soir de l'attentatne m’a laissé voir ma fille que onze jours après son décès, et pendants seulement quelques minutes,. Je veux savoir ce qui s’est passé, personne ne m’a expliqué pourquoi nous n’avons même pas pu la veiller… »

Des familles, des victimes, des associations aujourd’hui encore en colère et qui ont le sentiment d’être abandonnée et leurs parcours du combattant pour faire reconnaître la blessure psychique comme le raconte Caroline Langlade, rescapée du Bataclan, dans un livre paru au mois d’octobre. Un livre empreint d’émotion, de courage et malgré tout optimiste. « La réalité est qu'aujourd'hui le fonds de garantie refuse de répondre à nos avocats (...) et on est vraiment complètement laissés pour compte », explique Michaël Dias.

Reste que si le chef de l’État qui aura répondu a la demande des victimes d’aucun discours, il aura néanmoins essayé de faire croire, comme l’ont fait en son temps François Mitterand ou Jacques CHIRAC, de remplacer la parole par les gestes. Plus pratiques me direz évitent ainsi tout polémique, ici sur l'aide aux survivants, là sur les failles des pouvoirs publics et cette sur cette colère qui gronde. Un discours expose à la critique. Mais qui fustigerait une longue accolade avec une victime ?

Un service d’aide aux victimes auprès de Matignion
Les associations reprochent aussi la suppression du secrétariat général à l'Aide aux victimes, remplacé par une délégation interministérielle auprès du ministère de la Justice, qu’occupe Élisabeth Pelsez. Des associations demandent son rattachement auprès du premier ministre. Une position dont Manuel VALLS l’ancien premier ministre a soutenu dans un tweet qui demande Édouard PHILLIPE d’entendre les victimes.

Des associations comme Fraternité et vérité, qui vient en aide aux victimes des attentats du 13-Novembre ou Life for Paris cofondé par Caroline Langlade qui compte plus 700 adhérents regrette devoir se battre pour faire reconnaître les blessures dites psychiques comme de vraies blessures physiques. Dépression, suicide, altération du système nerveux ou problèmes cardiaques, ces victimes sont de véritable bombe à retardement. Une situation qu’avaient vécue les victimes de l’attentat du 11 septembre 2001 a X. Des hommes, des femmes aujourd’hui gravement handicapées dans leurs corps tant physiques que psychiques.

Une position soutenue par François Hollande lui-même sur France 2 qui a reconnu l’importance des « des soins physiques quand c'était nécessaire et des soins psychologiques. Même quand on n'a pas été blessé dans sa chair, on l'est dans son cerveau, dans son esprit. Il était donc légitime que l'on puisse accompagner ces personnes et assez longtemps. »

Stéphane LAGOUTIÉRE

 

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