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Sophie CLUZEL sur le plateau de la Chaîne parlementaire Public dans l’émission On va plus loinQuelle que soient les handicaps et notamment pour les personnes déficients mentaux ou psychiques, sous tutelle, inclues, le droit de vote et un droit fondamental. Un principe défendu par Jacques TOUBON dans un rapport et que reprend ici la Secrétaire d’État en charge du Handicap dans une intervention sur la chaîne parlementaire "Public Sénat" dans l’émission on va plus loin.

Une évolution qui doit s’accélérer…
Si depuis 2009 et la modification de l’article 5 du code électoral, les personnes en situation de handicap qu’ils soient handicapées mentales ou psychiques, sous tutelle, peuvent voter « sauf avis contraire du juge ». Un principe théorique, car les conditions d’accès au vote restent encore peu nombreuses, simplement en ce qui concerne les documents de campagne, mais aussi celle simplement des bulletins de vote. La secrétaire d’État qui a exprimé la nécessité de remettre « dans leur plein droit, les personnes handicapées » proposant pour cela « d’abroger peut-être cet article L5 pour permettre à ces citoyens de retrouver toute leur dignité d’êtres humains (…) avec leurs droits civiques, c'est-à-dire le droit de vote ».

Un droit qui doit pouvoir être réalisé en toute indépendance et s’assurer que le vote de ces personnes ne soit pas influencé par un tiers, comme le préconisé dans son rapport le défenseur des droits. Une question a lequel Sophie CLUZUEL en affirmant que « L’influence, et le motif qu’on a opposés pour que les droits des femmes ne soient réels qu’en 1944 ».

Il s’agit surtout souligne telle « d’accompagner ces personnes », et de se servir des moyens communications adéquates comme le « Facile à Lire à Comprendre » (FALC) ». « C’est un langage qui existe depuis très longtemps (…) C'est-à-dire qu'on puisse expliquer des concepts compliqués dans un langage simple, avec des pictogrammes, par exemple (…) Il faut qu’on amplifie cette mise en accessibilité universelle de tous nos programmes électoraux pour que les personnes puissent vraiment être dans leur plein droit de citoyen » conclu Sophie CLUZEL

Un manque de Budget ?...
À la question de savoir si les moyens financiers ne sont pas la raison essentielle a cette absence de droit, Sophie Cluzel considère, a contrario des associations notamment comme l’Unapei ou l’Apajh que « les moyens sont déjà sur la table » mais « sont très mal utilisés ». Une situation due selon elle au manque de mobilisation des différents financements qui existent (…) Oui, nous aurons des moyens, certes, mais c’est surtout que nous allons utiliser beaucoup mieux les moyens qui sont aujourd’hui à disposition », affirme-t-elle.

La secrétaire d’État qui aura fait référence notamment à titre d’exemple de la réforme de simplification lancée par le gouvernement a mi-février, et pour quatre mois, une concertation sur la réforme de la politique de l’emploi des personnes handicapées. Une simplification nécessaire tant pour les employeurs pour « lequel c’est un cauchemar de pouvoir remplir aujourd’hui leur déclaration d’obligation d’emploi », mais aussi sur le taux chômage estimant qu'
« On a mis 30 ans pour arriver à 3 % du fameux quota, qui normalement est à 6 %. Les personnes n’ont pas envie d’attendre encore 30 ans pour arriver à 6 % (…) Il faut donner de la visibilité à cette politique qui est hyper complexe ».

Changer de regard ?...
La nécessité pour notre société a telle conclue dans cette émission et de « Changer de regard sur les personnes handicapées », afin que nous puissions nous tous chacun a notre niveau arrêter de voir le handicap comme une charge (…) Ce sont des personnes qui ont des talents, qui ont des aspirations et qui ont des projets, qui peuvent apporter quelque chose à l’entreprise, réellement. Et à notre société ».

Stéphane LAGOUTIÉRE

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