Contenu principal

Message d'alerte

Un malade dans une chambre dans un hôpital psychiatrique en FranceSouvent critiqué, parfois il vrai par des comportements inadmissibles comme sur l’autisme ou d’épilepsie. La psychiatrie est devenue depuis quelques années le parent pauvre de la médecine. Une pratique qui pourtant a toute sa place dans la médecine moderne. Une « discipline à soutenir » telle est l’appel de cette lettre ouverte signé par la présidente de l’UNAFAM Béatrice BORREL. Une lettre qui interpelle la ministre, sur la crainte de l’association sur la disparition de cette discipline, mais aussi sur le décret relatif aux domaines d’intervention, aux conditions et aux règles s’appliquant à l’infirmier exerçant en pratique avancée.

« Une discipline à soutenir ! »…
Alors que bon nombre de syndicats dénoncent la réduction des moyens dans le secteur. Comme, semble l’indiquer récemment une manifestation devant le CHU La Colombière de Montpellier, le 24 avril dernier organisé par la CGT qui ont protesté contre la fermeture de 19 lits du pôle psychiatrie. L’UNAFAM affirme dans cette lettre ouverte craindre que cette « discipline ne soit mise à part durant encore quelques décennies ».

Une situation qui pourrait se vérifier aux vues sur de la consultation avec la Haute Autorité de Santé (HAS), en cours, autour d’une stratégie de transformation du système de santé, dont l’un des chantiers, porte sur la qualité et la pertinence des soins. Une consultation dans laquelle parmi les six pathologies identifiées ne figure aucune pathologie psychiatrique. L’UNAFAM regrettant la présence de « nombreux blocages »

Faisant référence à la progression de la schizophrénie, il maladie qui touche une personne sur 100 en France selon l’OMS, « fasse partie des pathologies retenues ». Une nécessité souligne l’association qui estime que la « qualité des soins dépend non seulement de l’offre sanitaire locale mais aussi des pratiques du psychiatre et que le lien sanitaire, social et médico-social est souvent défaillant ».

Une prise en compte nécessaire comme on a pu le voir ces derniers temps avec de nombreux problèmes de développement en milieu carcéral de cette pathologie et demeure très présente. À noter qu’ils ne sont pas une population criminogène : sur 600 000, il y a un passage à l'acte tous les trois ou quatre ans. En revanche, ils sont eux-mêmes victimes de toutes sortes de maltraitances.

Un décret, contraire à l’accessibilité des soins…
Béatrice BORREL qui regrette aussi la mise en œuvre du décret relatif aux domaines d’intervention, aux conditions et aux règles s’appliquant à l’infirmier exerçant en pratique avancée. Une telle décision qui semble incohérente reconnaissant alors certaines pathologies chroniques mais reportant l’inscription pour la psychiatrie. « Comment justifier cette décision alors que la diminution du nombre de psychiatres est programmée ? » s’interroge la présidente.

« Le développement des soins primaires, l’accessibilité à des parcours de santé pertinents et de qualité, la réduction des recours inappropriés aux urgences et à l’hospitalisation, comptent parmi les principaux axes que nous soutenons ».

Si certaines pathologies chroniques sont retenues,l’inscription pour la psychiatrie est reportée. Une formation complémentaire pour les infirmiers, d’un niveau master pour suppléer les psychiatres et les médecins généralistes dans la prise en charge de patients vivants avec des troubles psychiques est un argument pour cette spécialisation. Une pratique mise en œuvre dans plusieurs pays européens.

Une lettre dans la présidente de l’UNAFAM conclut en reconnaissant la complexité de la psychiatrie, elle demeure « une discipline médicale comme les autres ». Mais aussi, rappelle telle « des patients et leurs familles, qui sont dans l’attente des soins en adéquation avec leur pathologie et en adéquation avec des pratiques du XXIe siècle ». Invitant a la Ministre à tenir ces engagements lorsque celle-ci avait annoncé que la psychiatrie et la santé mentale étaient au cœur de ces préoccupations.

Un psychiatre condamné en justice…
Un appel lancé a la ministre, alors que la justice vient pour la première fois, de condamné à 18 mois de prison avec sursis en appel, un psychiatre le Dr Lekhraj GUJADHUR qui selon la décision de la Cour d’appel aurait négligé le suivi d’un patient, Jean-Pierre GUILLAUD, auteur du meurtre d'un étudiant, en 2008. Le Dr. qui a décidé de pourvoir en cassation selon Me Jean-Yves BALESTAS contactée par téléphone. À son avis, ce jugement est une "grosse déception", et un pourvoi en cassation est « assez probable ». Une « condamnation va bouleverser la pratique et prouve aussi le manque de sa prise en compte ». Une crainte que confirme le vice-président de l'Intersyndicale de défense de la psychiatrie publique (Idepp) Norbert SKURNIK a aussitôt réagi au jugement. Cette condamnation et selon lui, un « message extrêmement négatif pour les malades, les familles et la population, incitant les praticiens "à ne pas faire sortir les patients, à prolonger leur hospitalisation ».

Une association a l’écoute de la psychiatrie…
Pour rappel l'UNAFAM Union nationale de familles et amis de personnes malades et /ou handicapées psychiques) est une association nationale d'utilité publique, qui a vu le jour, en 1963 et qui accueille, écoute, soutien, forme, informe et accompagne les familles et l'entourage de personnes vivant avec des troubles psychiques et défend leurs intérêts communs. Elle compte plus de 14 500 adhérents, 120 délégations et 300 points d'accueil.

Stéphane LAGOUTÉRE

Sources : UNAFAM 2018

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir