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Discours d'Emmanuel MACRON devant le Congrès a Versailles le 9 juillet 2018Mais peut-on parler véritablement d’une avancé ou d’une volonté politique ? Pas certains la France avait été rappelé plusieurs fois à l’ordre y compris en octobre 2017 lors du passage de la commissaire de l’ONU en charge du handicap. La France qui devra rendre compte prochainement de son bilan sur la convention et qui a été fortement critiqué pour ce manquement à la convention internationale des personnes handicapées. Emmanuel MACRON qui espère peut-être que cette mesure sera suffisante pour faire passer le retour en arrière sur beaucoup d’autres mise en œuvre par la loi de 2005.

Un discours peu entrain au handicap…
Une intervention qui aura bien confirmé les craintes des nombreux parlementaires présents, celui d’un discours qui n’aura eu que celle de justifié sa politique sans a aucun moment entendre les voix discordantes à sa politique. Le chef de l’État qui n’aura que brièvement abordé plus spécifiquement trois petites mentions en faveur de « nos concitoyens vivant en situation de handicap ». Parmi l’un d’elle celle concernant le droit de vote auquel sont privée plus de 350 000 de nos concitoyens majeurs selon les chiffres du ministère.

La secrétaire d'État en charge des personnes handicapées, Sophie CLUZEL, qui avait déjà pris position sur la question en fevrier 2017. Un droit que le président de la République, Emmanuel MACRON, a annoncé ce lundi l'ouverture prochaine pour toutes les personnes handicapées mentales.

« C'est aussi une politique de retour vers la citoyenneté pleine et entière que nous assumerons et celles également pour ces personnes, y compris celles sous tutelle, d'un retour au droit de vote », a déclaré Emmanuel MACRON devant l'ensemble des députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles. Un sentiment partagé par la Sophie CLUZEL « C'est une excellente nouvelle. On remet les personnes handicapées dans leur vrai droit de citoyen, c’est une mesure forte sur la place de ces personnes en France ». Et d'ajouter « C’est quelque chose qui va profiter à tous les Français ».

De quoi parle-t-on ?
Depuis 2009, c’est au juge qui prononce une mise sous tutelle - destinée à garantir la protection de personnes majeures si elles ne sont pas en état de veiller sur leurs propres intérêts - de statuer sur le maintien ou la suppression du droit de vote de la personne protégée. « Aujourd’hui, en 2018, force est de constater que plus de 90 % des mesures de protection sont toujours liées au retrait du droit de vote », déplore Sophie Cluzel. « On voyait bien que ça ne fonctionnait pas… ». Les associations seront en première ligne pour sensibiliser à la politique les personnes handicapées qui le demandent. Le calendrier de déploiement de la mesure n’a, en revanche, pas encore été communiqué. Une mesure qui ne sera pas manifestement suffisante pour faire croire au 12 millions de personnes en situation de handicap que celui-ci a décidé de faire marche arrière et de respecté les personnes handicapées dans leurs globalité ainsi que le droit a l'inclusion dans la société Française...

 

Stéphane LAGOUTIÉRE

 

 

 

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