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Message d'alerte

logo de l'association chsoseL'association, qui milite en faveur d'un accès effectif à la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap, vient d'interpeller les candidats à l'élection présidentielle sur cette question. En effet, de nombreuses personnes en situation de handicap sont victimes de pratiques discriminatoires dans ce domaine et des parents d'enfants en situation de handicap ou des professionnels sont amenés à gérer des situations limites et délicats. Il est donc plus que temps de s'intéresser à la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap et d'y apporter des réponses concrètes.

Cette interpellation des candidats est l'occasion pour l'association CH(s)OSE de lancer son site Internet chs-ose.org. Le but étant de permettre selon ces responsables de mettre en avant la nécessité de créer des services d'accompagnement sexuel, mais aussi d'informer les personnes concernées et de sensibiliser l'opinion à la question de l'accompagnement sexuel et plus largement à celle de la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap.

La sexualité est-elle un droit ? Oui, répondent des associations de personnes handicapées, quiUn couple dont l'un des partenaires est en fauteuil (2010-illustration)Un couple dont l'un des partenaires est en fauteuil (2010-illustration)  réclament à nouveau depuis maintenant plusieurs années la création d'un métier d'assistant sexuel. Mais pour les féministes, ce serait de la prostitution pure et simple. Baisers, caresses, voire davantage : « cet assistant, homme ou femme, aurait pour rôle de répondre à un besoin d'apprentissage et de découverte de l'intimité, mais aussi de prodiguer, dans le respect, une attention sensuelle, érotique et/ou sexuelle », affirment a nouveau l'Association des paralysés de France (APF) et l'association CH(s)OSE.

L'association qui avait en mars 2011 présenté un projet de loi intitulé « Pour une exception de la loi » pour lequel l'association que seule l'exception à la loi permettrait de répondre a des besoins essentiels tout en sauvegardant le respect des uns et des autres. Une proposition qui au légal prenait le texte de la convention internationale de personnes handicapée ratifié désormais par la France. Mais aussi Européenne avec la Charte européenne des droits fondamentaux du 7 décembre 2000. Cette dernière qui prévoit dans son article 21 un principe général de non-discrimination vis-à-vis des personnes en situation de handicap dans tous les domaines, et ce, y compris dans le domaine de la vie affective et sexuelle.

Un appel et une possibilité qu'avait totalement rejetée Mme Roselyne BACHELOT en terme relativement choquant...

 

Stéphane LAGOUTIÉRE

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