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Message d'alerte

Quatre ans après la mobilisation historique du 27 mars 2008 du collectif NPNS avec 35 000 personnes dans les rues de Paris selon les organisateurs, les personnes en situation de handicap qui continuent à « payer cher » leur pauvreté ! À J-15 des élections présidentielles l'occasion pour le mouvement de faire entendre sa voix, dont la Manifestation du collectif ni pauvre ni soumis sur la place du capitole le 27 mars 2010 (Archives)Manifestation du collectif ni pauvre ni soumis sur la place du capitole le 27 mars 2010 (Archives)présidente d'Handi-Social, Odile Maurin qui est venue manifester dans les rues toulousaines afin de faire entendre « notre voix compte » selon le communiqué du collectif.

Au lendemain de la manifestation du 17 mars à Nantes, « il est fondamental que nos revendications d'un accès à l'emploi pour tous, de la suppression des inégalités sociales de santé, et d'un revenu d'existence décent pour ceux qui ne peuvent plus ou pas travailler du fait de leur handicap soient prises en compte dans les politiques publiques ».

Une revendication posée lors de cette manifestation, qui a mis aussi en lumière l'absence totale dans les meetings ou encore dans les grands médias radio, ou télévisés de l'absence du sujet. Pourtant, force et de constater que la précarité et la pauvreté dénoncée par le NPNS n'a pas changé et reste une parfaite réalité. Pire alors que la crise économique qui frappe notre pays et ne cesse de faire baisser le pouvoir d'achat les réformes de santé, l'augmentation du chômage, les conséquences de la crise financière qui concernent l'ensemble de la population frappe « dans l'indifférence les personnes les plus fragilisées ».

Le NPNS qui à travers cette manifestation a voulu rappeler à la fois l'importance du mot « solidarité » et regrette qu'il soit pour beaucoup, synonyme d'assistanat, de cotisations, de coûts, voire de charges pour le pays... Alors que pour nous, la solidarité est la voie à privilégier : elle est une valeur, de celle qui réunit, qui voit au-delà des clivages de tous genres, qui fait cohésion. Face à la politique du Travail développée par Nicolas Sarkozy le mouvement rappel que la politique mise en place par le gouvernement FILLON et l'UMP, elle ne peut être la seule réponse. La valeur « solidarité » est tout aussi essentielle pour une société qui se veut respectueuse des Droits de l'Homme. Le NPNS souligne que les personnes en situation de handicap ou de maladie invalidante, qui ne peuvent pas, plus ou insuffisamment travailler, notamment les titulaires de l'AAH, et parfois plus encore les titulaires de pensions d'invalidité, rentes AT-MP, vivent largement sous le seuil de pauvreté. Une situation qui se complique aussi pour l'accès aux soins face aux droits de la CMU auquel les allocataires de l'AAH ne peuvent pas prétendre condamné à payer pleinement mutuel. Auquel s'ajoute franchise médicale, le forfait hospitalier, les déremboursements, les dépassements d'honoraires, etc.

Une situation qui comme d'autres Français, en situation d'exclusion sociale, oblige ces derniers afin de faire face à ces inégalités sociales, les personnes en situation de handicap ou de maladie invalidante doivent faire des choix entre se loger, se nourrir ou, comme de plus en plus de gens, elles cessent ou reportent des soins !

Rappel des revendications de NPNS

Le mouvement du collectif ni Pauvre ni soumis qui rassemble près d'une trentaine d'association, rappel ses demandes ainsi aux candidats qui sont la création d'un revenu d'existence au moins égal au montant du SMIC. Ce revenu doit être indépendant des ressources du conjoint ou des personnes vivant sous le même toit. L'augmentation du seuil d'accès a la CMU complémentaire pour que les « oubliés » de la CMU telle que les allocataires de l'AAH, FSI, l'allocation supplémentaire d'invalidité ou âgées. Enfin, la suppression des mesures dite de régressions sociales comme la suppression de toutes charges liées aux soins des personnes les plus fragilisées : franchises médicales, participations forfaitaires, forfait hospitalier, dépassements d'honoraires...

La Rédaction

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