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Message d'alerte

La FNATH (Association des Accidentés de la vie), en partenariat avec GEMA Prévention, Assureurs Prévention et la DSCR, a créé une bande dessinée pour sensibiliser les jeunes usagers de deux-roues motorisés aux risques de la route, notamment dans le cadre de leur trajet professionnel. Une histoire qui met en avant Alex, qui lors d’une journée comme une autre alors au bureau s’apprête à rentrer chez lui en deux roues. En fait, ce jour n’est pas tout à fait ordinaire, on lui confie une nouvelle campagne de pub et c’est l’anniversaire de Salima, sa compagne…

Accidents de trajet, des chiffres préoccupants

Les accidents de trajet surviennent lors du parcours normal aller-retour entre le lieu de travail et sa résidence principale ou le lieu où l’on prend habituellement ses repas. Un récent rapport a rappelé que ces accidents étaient en augmentation de 6,8 %. Dans le détail, on constate que : 55 % des accidents mortels au travail sont des accidents de trajet. Plus d’un accident mortel sur quatre implique un deux-roues motorisé. Deux tiers de ses accidents routiers de trajet impliqueraient un deux-roues chez les moins de 20 ans.

Contretemps, une BD pour sensibiliser les jeunes aux risques des deux-roues

À travers l'histoire d'Alex qui a un accident de deux-roues en se rendant à son travail, cette bande dessinée a pour objectif de sensibiliser le monde du travail et notamment les jeunes aux risques inhérents aux deux-roues. Cette BD est agrémentée de nombreuses pages d'explication sur les règles à respecter, de conseils pour bien s’équiper et avoir la meilleure protection possible. Elle rappelle également que ces accidents peuvent être liés aux conditions de travail.

Fiche technique : Titre : Contretemps --- Direction éditoriale : Fnath, Assureurs Prévention, GEMA Prévention --- Illustration : Antony Huchette --- Conception Graphique : E. Besson pour MTCultures --- Date de sortie : mai 2011 --- Format : 21 x 21, cartonné rigide --- 30 pages couleurs --- Tirage : 15 000 exemplaires --- Distribution : gratuitement par l’intermédiaire des mutuelles du GEMA, Assureurs Prévention et dans l’une des 1 000 sections locales de la FNATH. Disponible également en e- BD : sur le site de l’un des trois partenaires : la FNATH – GEMA Prévention – Assureurs Prévention

Sur le site d’Assureurs Prévention : www.assureurs-prevention.fr

La Rédaction

2011.05.10 --- Association, médecin, syndicat et l’opposition avec le soutien d’une partie de la majorité font souffler un vent de révolte contre ce projet de loi défendu par le rapporteur Jean-Louis LORRAIN, et actuellement en discussion devant le Sénat. Un texte qui ne cesse de se contredire et remanier par l’adoption de 163 amendements a d'ailleurs été l'objet d'un imbroglio la semaine dernière au Sénat. La présidente centriste de la commission des Affaires sociales du Sénat, Muguette Dini, Co apporteur du texte, a fait voter -- contre l'avis du gouvernement -- la suppression de la possibilité de « soins ambulatoires » psychiatriques sans consentement, mesure phare du projet de loi. S’estimant désavouée, elle a démissionné de son poste de rapporteur.

En France en 2008, 1,3 million de personnes adultes ont ainsi été prises en charge, dont 70 %% exclusivement en ambulatoire. Chaque année s'est quelque 70 000 personnes, sont hospitalisées sous contrainte, soit à la demande d'un tiers (60 000 cas) ou d'office en cas d'atteinte « à la sûreté des personnes » ou « à l'ordre public » (10 000 cas). Un secteur qui souffre aujourd’hui d’un manque certain de personnel, les grèves d’agent du secteur hospitalier, à Toulouse, Rennes, Nantes ou Bordeaux, il y a quelques mois a mis en en avant une situation qui ne cesse de se dégrader. Sur 12 000 psychiatres en France, un tiers, soit environ 4 000, travaille à l'hôpital public où un 25 à 30 % des postes sont vacants ou occupées par des gens en formation, selon le Dr Angelo Poli président du Syndicat des psychiatres d'exercice public (SPEP). La psychiatrie publique, qui annonce pour aujourd’hui un mouvement de grève et une manifestation devant le Sénat, s'insurge contre une loi plus sécuritaire que sanitaire qu'elle juge « inapplicable ».

Le Conseil constitutionnel désavouait le premier projet !

Une loi qui avait qui voté avait été jugé le 26 novembre 2010 inconstitutionnel. Précisant qu’en « prévoyant que l’hospitalisation sans consentement peut être maintenue au-delà de quinze jours sans intervention d’une juridiction de l’ordre judiciaire, les dispositions relatives au maintien en hospitalisation sur demande du tiers méconnaissent les exigences de l’article 66 de la Constitution ». Une décision qui donne jusqu’au 1er août prochain pour corriger la loi actuelle.

Une réforme attendue par les professionnels et les familles !

Lors de son intervention devant le Sénat la Secrétaire d'État a la Santé, Nora BERA, a indiqué son attachement à ce projet de loi, soulignant l'importance d'une législation de 1838 et réformé partiellement en 1990. Précisant que cette dernière avait laissé des questions non résolues, telles que prise en charge, notamment extra-hospitalières ou encore les hospitalisations d'office en l'absence de proche. « L’un des objectifs majeurs de ce texte consiste à remplacer la notion d’hospitalisation par celle de “soins” ». Ainsi poursuit Nora BERA, « il appartiendra au médecin d’adapter précisément ces soins aux besoins du malade, en privilégiant toujours la recherche d’une alliance thérapeutique entre le patient et lui ».

Des syndicats et professionnels rejettent ce texte

En pointe de la contestation, un collectif de 39 psychiatres qui qualifie cette réforme de « déraison d'État ». Son Appel contre La Nuit sécuritaire a été signé par près de 30 000 citoyens, professionnels de la psychiatrie et des personnes du monde de la Culture, dont Stéphane Hessel, auteur d'indignez-vous/engagez-vous.

« Sur le principe, je ne suis pas contre que l'on fasse des expérimentations de soins sous contrainte en dehors de l'hôpital pour voir si c'est faisable », relève pour sa part le Pr Bernard Granger. Mais « les soins sous contrainte sont très réglementés en France et dépendent des équipes du secteur public. Or, cela demande des moyens que ce dernier n'a pas », ajoute celui-ci. Un collectif refuse lui aussi de voir la question des soins réduite à un pur contrôle sanitaire.

« Cette loi facilite les conditions d'entrée et compliquent les sorties, résume le Dr Poli pointant, pointant "une logique de la peur" autour de "trois ou quatre cas extrêmes par an". Il rappelle qu'il y a environ 1 % de schizophrènes dans la population (soit quelque 600 000) et s'il y avait autant d'assassins en puissance, ça se verrait ! En revanche, il cite nombre de situations susceptibles de dérapage (déception amoureuse, jalousie, harcèlement au travail, alcool, etc.) relevant d'une aide psychologique.

Certains craignent aussi qu'avec le jeu des expertises, le préfet n'ait finalement le dernier mot en cas de désaccord avec les soignants, même si le recours au juge reste possible. Bref, pour les syndicats et professionnels, c'est "une loi qui dans la réalité sera inapplicable", d'autant plus que ni les établissements psychiatriques ni la justice n'y sont préparés. De surcroît, elle est destinée à être appliquée dès cet été, en pleine période de congés, pestent les syndicats qui réclament en vain une véritable politique et une loi pour la santé mentale.

Stéphane Lagoutière

2011.05.09 --- Près de quatre mois après la signature de la nouvelle convention AÉRAS, le collectif Inter associatif sur la Santé (CISS) s’interroge vivement sur l’absence de la désignation de la personnalité qui la présidera, la Commission des études et des recherches(CER). Les travaux qui seront menés par cette commission constituent pourtant un des enjeux décisifs de cette nouvelle convention pour l’avenir de l’assurabilité des personnes présentant un risque de santé aggravé selon l’association.

Son travail ayant en effet pour but d’objectiver les données tant sur la mortalité que sur l’invalidité occasionnée par les principales pathologies. Ceci en vue de fournir les éléments statistiques incontestables nécessaires à la tarification du risque. De plus, les pouvoirs publics se sont engagés à allouer de réels moyens financiers à ces travaux : 4 M sur quatre ans.

Pour les portes-paroles du CISS, « Si les Commissions de suivi et de médiation se sont normalement réunies sous les présidences respectives de Jean-Michel BELORGEY et d’Emmanuel CONSTANS, il est inacceptable que celle qui doit produire un travail concret et précis dont on connaît l’importance dans un dossier aussi technique en soit empêchée par un immobilisme inexpliqué ».

Des guides à votre disposition

À noter que la Fédération Bancaire Française (FBF) qui publie régulièrement des guides d’information à destination des particuliers comme des professionnels pour les informer et les conseiller dans le domaine des services et produits bancaires. Cette dernière du fait de la mise en application progressive de la loi Lagarde, la FBF met à jour deux éditions de ses guides. La première sur la convention Aéras, parue au mois de mars 2011. Elle fait le point sur les changements intervenus depuis que toutes les parties prenantes ont signé le 1er février 2011.

Enfin de même la réforme du crédit de la ministre de l’Économie Christine Lagarde a considérablement modifié la donne en matière de surendettement. Les procédures, les délais ont changé, et la FBF en informe les particuliers avec la nouvelle édition de son guide sur le surendettement, téléchargeable sur le site de la FBF, comme tous les autres mini guides. Il expliquera aux particuliers, comment identifier une situation de surendettement, comment réagir et qui contactait si le surendettement est avéré. Le guide aidera les ménages à prendre les bonnes décisions afin de retrouver la maîtrise de leur budget.

La Rédaction

2011.05.16 --- A l’heure où le débat national sur le 5e risque est lancé, considéré comme un enjeu majeur et une priorité pour le gouvernement, la sixième édition du Baromètre TNS Sofres sur « les Français et le grand âge », réalisée à l’initiative de la Fédération hospitalière de France (FHF) en partenariat avec le mensuel des maisons de retraite, laisse apparaître clairement l’incapacité des Français à faire face à la dépendance liée au grand âge. Seule regret que la question concernant le vieillissement des personnes handicapées ne soit pas lui aussi traité, alors que l’aspect de cette question ne sera pas abordé au grand regret des associations dans cette reforme.

En effet, alors que les projections de l’INSEE font apparaître que la France comptera environ 1,4 million de personnes âgées en perte d’autonomie en 2040, 55 % des Français déclarent aujourd’hui qu’ils ne se sentiraient pas capables de prendre en charge une personne âgée dépendante de leur entourage, en perte d’autonomie physique ou psychique. Plus d’un sur quatre (28 %) se disent même totalement démuni. Un sentiment d’impuissance personnelle aggravé par l’incapacité déclarée de 42 % des répondants à pouvoir faire face au coût moyen mensuel que représenterait un hébergement en maison de retraite.

 

Ces résultats rendent encore plus criants la nécessité urgente d’une mise en place de moyens adaptés et d’actions concrètes, afin par exemple de régler la question du reste à charge trop élevée pour les résidents en maisons de retraite et leur famille, mais aussi de proposer des solutions en établissements et à domicile pour mieux couvrir les besoins des personnes âgées en perte d’autonomie.

L’image des maisons de retraite

Autre question abordée par le baromètre, les maisons de retraite : si une mauvaise image persiste (pour 52 % des Français, contre 39 % de bonne opinion), les raisons en sont diverses. Ainsi pour 97 % des personnes interrogées, le coût constitue une charge importante ; pour 84 % c’est le manque de places qui pose problème ; enfin 83 % des Français estiment ainsi que les personnes âgées ne souhaitent pas aller en maison de retraite, et 77 % qu’on y met ses parents à contrecœur, par un choix contraint. Des résultats que l’on retrouve en écho dans les fortes attentes des Français, notamment vis-à-vis des engagements pris par l’État dans le cadre du Plan solidarité grand âge.

 

Un personnel qualifié et renforcé, attente n°1 des Français

Alors que les moyens actuels donnés aux maisons de retraite sont pointés du doigt, car clairement en décalage et insuffisants par rapport aux exigences légitimes formulées par les familles, les Français plébiscitent la réponse humaine. Parmi les moyens qu’ils réclament le plus fréquemment (au total 59 %) figurent en effet : des personnels qualifiés supplémentaires, un encadrement renforcé des personnels, la présence d’un personnel médical permanent ou encore la mise en place de structures d’écoute et d’accompagnement des personnels. Une requête forte des Français, reflétée par ailleurs par la bonne image qu’ils ont des métiers d’aide et de prise en charge des personnes âgées, puisque 64 % d’entre eux conseilleraient à l’un de leurs proches ou à leurs enfants de choisir cette orientation.

En conclusion :

Des solutions concrètes pour pouvoir assumer financièrement la charge d’une personne âgée dépendante, une augmentation des places en maisons de retraite, un accompagnement qualifié et des personnels en nombre suffisant… les attentes des Français sont à la hauteur de leurs inquiétudes et de l’enjeu crucial que représente la prise en charge du grand âge. Des attentes qu’ils espèrent voir se concrétiser rapidement, par le biais notamment de la création d’un 5e risque de la protection sociale, aux côtés de la maladie, de la famille, des retraites et des accidents du travail.

La Rédaction

2010.09.30 --- Un collectif de près de 200 associations de parents d’autistes, regroupées en cinq fédérations, demande au Premier ministreque le label « grande cause nationale 2011 » soit attribué à l’autisme, une maladie qui avec les troubles apparentés, concerne un enfant sur 150 soit quelque 400 000 personnes en France. Une proposition qu’avait présentée en avril par deux députés UMP et cosignée par 83 députés, selon les associations. Une pétition présente sur le site Autisme Sans Frontière aurait à ce jour reçu plus de 10 000 signatures.

Pour les deux députés, Daniel Fasquelle député du Pas-de-Calais et Jean-François Chossy, député de la Loire, auteur de la loi sur le handicap du 11 février 2005. « L'intérêt est de donner un coup de projecteur extraordinaire sur l'autisme, et ce, pendant toute une année (…) Notre objectif est de pouvoir développer les méthodes d'accompagnement des autistes ». La question est maintenant entre les mains du Premier ministre François Fillion. Des français, qui dans un sondage réalisé en ligne en juin 2010 par l’Institut Médiaprism auprès de 2.256 personnes, avait fait apparaître que 84 % des personnes interrogées (1) étaient favorables.

La France continue et reste un mauvais élève

Au regard des pays du Nord ou d’Amérique latine, la France continue et fait encore figure de mauvais élève dans le monde, avec une prise en charge de l'autisme qui « n'a pas évolué depuis quarante ans » regrette Gloria Laxer, maître de conférence à l'université Lyon-II. Le conseil d’éthique souligne dans un avis rendu en 2007 que « la situation dramatique dans laquelle des familles se trouvent malgré les nombreux rapports, recommandations, circulaires et lois apparus depuis dix ans. Les querelles d'écoles font encore rage et ralentissent la mise en application de ces textes ». À partir de 1970 de nombreuses études ont démontré l'intérêt d'une approche éducative et comportementale à tous les âges. C’est à partir des années 1980 que les syndromes autistiques sont classifiés comme des troubles envahissants du développement, ce qui élimine définitivement la notion de psychose autistique. Mais en France, la théorie psychanalytique est encore largement défendue et la prise en charge repose souvent sur un traitement purement psychiatrique.

La France, toujours en retard concernant le diagnostic, alors qu’ils sont pratiqués dans les pays anglo-saxons et scandinaves très en avance : le diagnostic est envisagé dès 18 mois. En France, le consensus s'établit aujourd'hui à 3 ans, mais les diagnostics erronés sont encore fréquents. . «Outre les psychiatres qui posent encore des diagnostics de schizophrénie ou de psychose, il arrive souvent qu'une autre affection, comme la trisomie ou la surdité, masque l'autisme. Les enfants peuvent alors s'enfoncer dans leur autisme ou subir les effets secondaires des traitements médicamenteux», souligne Mireille Lemahieu, présidente de l'association Autisme France. Une situation qui,confirmée dans un sondage réalisé par OpinionWay qui avait révélé que le corps médical pense qu'il y en aurait seulement un cas sur 15 000. Commandée par Autisme France et Autistes Sans Frontières, l'étude avait été fondée sur un panel de 100 pédiatres et 100 médecins généralistes.

Un texte qui demande, outre le label, également de reconnaître et de généraliser les thérapies éducatives et comportementales qui optimisent le développement des capacités cognitives et sociales. Enfin, elles veulent développer des programmes d'accompagnement adaptés permettant l'intégration sociale, scolaire et professionnelle. Des familles qui, pour l’instant, sont souvent obligées de s’exiler en Belgique ou en Europe du Nord si elles veulent bénéficier d’un traitement efficace ou de la possibilité d’hébergement.

Stéphane Lagoutière

(1) 24% très favorables, 60% plutôt favorables, 13% plutôt pas favorables, 3% pas du tout favorab

Solidarite handicap france maroc en 2007 fournissant ici des fauteuilPublié hier par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Banque mondiale, ce rapport va utilement contribuer, par une dimension praticienne, à la mise en œuvre de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées. Sa publication est l'occasion pour Handicap international de souligner la particulière vulnérabilité des personnes handicapées dans les pays en développement. (v.article). Une situation de pauvreté confirmé par l'un des responsables de l'OMS pour lequel «Nous devons aider les personnes handicapées à avoir accès de façon équitable (...) Elles ont en effet beaucoup à offrir si on le leur permet.»