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Un estropié donnée l’aumône a une personne n'ayant plus de jambeA quelques jours de la conférence nationale de lutte contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale qui aura lieu les 10 et 11 décembre, l'Association des paralysés de France (APF) a pris connaissance des rapports thématiques produits par les différents groupes de travail.

Alors que près de 2 millions de personnes en situation de handicap ou atteints de maladie invalidante vivent largement sous le seuil de pauvreté (avec moins de 776€ / mois), ces rapports qui vont alimenter les travaux de la conférence et les grandes lignes du futur plan quinquennal ne proposent aucune mesure directe pour améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap !

Les personnes en situation de handicap ou atteints de maladie invalidante ne pouvant pas ou plus travailler sont-elles condamnées à rester toute leur vie dans la grande précarité ? Ces personnes sont-elles des privilégiées comme semble le suggérer ces rapports ?

L'APF déplore le désintérêt marqué pour cette question et refuse cette vision selon laquelle une situation de handicap entraîne fatalement l'installation dans une situation de précarité durable ! L'association qui regrette également dans son communiqué que le rapport « Accès aux droits et aux biens essentiels, minima sociaux » de plus de 70 pages ne consacre qu'une demi-page à l'AAH ! L'APF tient à rappeler que près d'un million de personnes perçoivent l'allocation aux adultes handicapés (AAH) dont 80 % ne peuvent exercer aucune activité professionnelle compte tenu de leur situation de handicap.

De plus, 940 000 personnes sont bénéficiaires de pensions d'invalidité dont 76% sont dans l'impossibilité d'exercer un emploi. C'est au bas mot 1,5 million de personnes en situation de handicap ou de maladie invalidante qui ne connaîtront aucune perspective d'évolution de leurs ressources compte tenu des modes de calcul actuels et des situations qui en justifient l'attribution. Doit-on se résigner et condamner ces personnes à rester sous le seuil de pauvreté toute leur vie ?

L'AAH a effectivement été augmenté de 25% de 2007 à 2012, mais cette revalorisation, d'une part, faisait suite à 25 années de faible augmentation, soit une perte de 25% de pouvoir d'achat par rapport au SMIC, d'autre part a été largement grignotée par les nombreux frais supplémentaires auxquels ont dû faire face les personnes en situation de handicap : hausse du forfait hospitalier, franchises médicales, fiscalisation des indemnités accident du travail, déremboursement de médicaments, hausse du coût des mutuelles, mais aussi hausse du coût de la vie. Sans compter les pensions d'invalidité, qui elles, n'ont pas été revalorisées !

Pour l'APF, il serait inacceptable qu'un plan de lutte contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale engageant le quinquennat fasse l'impasse de mesures concrètes permettant aux personnes en situation de handicap de sortir de cette spirale. L'association qui retient par ailleurs une mesure intéressante formulée dans le rapport accès aux droits et dans celui relatif à la santé qui vise le relèvement du plafond de la CMU-C au niveau du seuil de pauvreté

D'aucuns attendent de cette conférence un choc de solidarité, pour l'APF et pour les personnes en situation de handicap, c'est, à ce jour, un choc sans la solidarité dont il s'agit ! Pour l'APF, l'AAH et les pensions d'invalidité doivent sortir de la logique des minima sociaux lorsque ces allocations viennent répondre aux besoins de personnes qui ne peuvent pas ou ne pourront plus avoir une activité professionnelle, en raison de leur handicap ou de leur état de santé. En laissant ces personnes sous le seuil de pauvreté, le gouvernement admet qu'une situation de handicap entraîne fatalement une situation de précarité durable ! L'APF s'oppose à cette vision et revendique la création d'un revenu d'existence équivalent au SMIC brut, avec cotisations, pour les personnes ne pouvant pas ou plus travailler, indépendant des revenus du conjoint.

La Rédaction

Une jeune femme défilant sur scène et présentant sur elle les vêtement  de la collection du designer Chris Ambraisse Boston, L'homme et les femmes sont souvent faits d'apparences souvent sublimées par les différences que chacun peut apporter ou donne à soi-même ou un vêtement. Sur l'invitation du designer Chris Ambraisse Boston, ce dernier a présenté le 29 novembre dernier une quarantaine de pièces de sa collection de prêt-à-porter, devant plus de 350 invités.

Des élus, citoyens, associations, partenaires venues partager un défilé placé sous le signe de la Mode et de la Solidarité. Un véritable succès, pour cette manifestation accueillie par la Mairie de Paris à la veille de clôture du mois Extra-Ordinaire et organisée par l'association Mode&Handicap...

Parmi les invités, Véronique DUBARRY, adjointe au maire de Paris, en charge des personnes en
Deux jeune garçon présentant les vêtements de la collectionsituation de handicap, qui a ouvert cette grande soirée, non sans émotion, en rappelant le travail mené par les associations, sans pour autant taire les difficultés qui sont encore très nombreuses a Paris.

Une ligne fonctionnelle...

Le défilé « Une mode qui sublime les différences », événement très médiatisé du « Mois Extra-Ordinaire du handicap », a réussi à marier glamour et fonctionnalité. Vous avez dit fonctionnelle ? C'est l'expression de cette ligne imaginée par l'auteur qui a présenté, en effet, l'avantage d'être non seulement élégante, mais aussi de simplifier le quotidien des personnes en situation de handicap. Comment ? Des lignes asymétriques, des zips ou encore des boutons pression pour faciliter les mouvements au moment de se vêtir.

Deux jeunes une fille et garçon défilant, dont la jeune jeune fille de gauche et en fauteuil Se sont ainsi 40 modèles pour lequel chaque mannequin, valide et invalide, a pu recevoir les applaudissements et les « oh ! » d'admiration de l'assistance, au son des platines d'Ariel WIZMAN. Ce dernier ayant réussi semble-t-il le mariage entre musique mode et handicap ! Sans jamais faire tomber l'émotion du défilé. Un défilé qui c'est lui déroulé sous l'œil de avisé de Célyne DURAND qui en maîtresse de cérémonie, a rajouté une touche d'élégance et de sensualité à cette grande soirée.

Et une folle soirée...

Une soirée qui aura pu être parfaitement réussie sans oublier les artistes comme Julien MARCLAND qui à, lui séduit le public lors de son vagabondage poétique : concevoir un poème collectif en un minimum de temps, pour un long plaisir des sens. Mais aussi avec la présence lors de la soirée du groupe Tale of Voices, dont le dernier album est paru le 26 novembre, aura transporté l'assistance de ses reprises de grands standards comme : « Purple Rain » ou autre « Comme d'habitude ».

La Rédaction

Voila un 3e plan qui s'annonce très mal et pour lequel les associations ont le sentiments que le gouvernement et Mme CARLOTTI ait plutôt la tête dans le sable Alors que le gouvernement précédent avait reconnu de nombreuses erreurs dans l'application du plan autisme, la reconnaissance avec le label grand cause nationale avait elle aussi causé de grands espoirs.

Une année qui semble se terminer après le congrès dans un sentiment de déception pour les familles de 600 000 personnes en France concerné par l'autisme et/ou de trop nombreux préjugés est encore bien présent. Celle-ci interpelle les ministres Marisol TOURAINE et Marie Arlette CARLOTTI.

Depuis la mise en place du nouveau gouvernement, l'association Vaincre l'autisme membre Comité national autisme (CNA) en charge d'élaborer le 3e plan autisme na eu de cesse d'agir sur tous les fronts et auprès de tous les ministères concernés.

Si elle reconnaît avoir salué à juste titre les initiatives et la réactivité des gouvernements à se saisir de la question épineuse de l'autisme en France. Elle regrette et s'inquiète de l'enlisement qui au fil des réunions du CNA « se dessine et se confirment des perspectives contraires à l'intérêt de l'autisme et des personnes concernées ».

Une lettre ouverte face a de nombreuses inquiétudes

Un sujet pour lequel le président de la République avait à plusieurs repris lors de la campagne présidentielle prit des engagements. Ceux-ci seraient-ils une fois de plus mis de côté ? Dans sa Lettre ouverte à Mme Marisol TOURAINE et au gouvernement français, l'association soulève notamment les sérieuses inquiétudes sur le tournant que va prendre le 3e plan autisme lancé par Marie-Arlette CARLOTTI en juillet dernier.

Car si personne ne semble revenir les orientations annoncées, elles n'auraient « pourtant servi qu'à noyer une politique floue, reposante sur la mise en place de « groupes de travail » et de « comité ad hoc » aux missions et objectifs non définis ». Et d'ajouter dans son craindre que Mme CARLOTTI « use du prétexte de concertation du Comité national Autisme pour déguiser une politique "à l'ancienne", en train de se remettre en place avec les pouvoirs établis, allant à l'encontre des évolutions significatives menées par le gouvernement précédent (structures innovantes, socle de connaissance, recommandations, label grand cause nationale, etc.) ».

Une lettre qui demande qu'au lieu de se référer aux connaissances existantes, le gouvernement délègue ce problème grave de santé publique qu'est l'autisme à des personnes novices en la matière, qui ne connaissent pas le sujet et cherchent à ménager les « spécialistes » de la psychiatrie psychanalytique, du sanitaire et du médico-social, ceux-là mêmes pour lesquels la France est pointée du doigt dans le monde entier.

La fin d'un système de soin...

Vaincre l'autisme d'affirmer que c'est ainsi selon elle que se profile un retour en arrière, à travers le renforcement du cloisonnement institutionnel de l'autisme : retour des forces du fonctionnariat, maintien du système défaillant à travers les CAMSP, les hôpitaux de jour, les CRA, etc.

Un système qui a des conséquences graves : déscolarisation, mise en hôpital psychiatrique, décès, etc. Deux visions de soin entre la méthode ABA et psychiatrique qui continu a s'affronter. En 2012 pour l'association, le gouvernement français aura le devoir de mettre en place des mesures coercitives et de cesser de financer les structures inadaptées. Cette situation exige une législation dédiée à l'autisme prenant en compte ses besoins spécifiques.

L'autisme appelle à des mesures fermes de la part du gouvernement français afin que cessent les mauvais et faux diagnostics, les traitements inadaptés, les discriminations, les délaissements, la dégradation de l'état de santé. Sans réactivité et prise en compte sérieuse de cette problématique, le gouvernement se retrouvera très vite confronté à la colère grandissante des parents.

Le gouvernement français a le devoir de se responsabiliser de la question de l'autisme et de prendre des mesures fermes. L'association Vaincre l'autisme annonce qu'elle se mobilisera avec les familles en tant qu'association avant-gardiste et proactive pour l'innovation en matière d'autisme.

Les responsables de souligné que « L'autisme appelle à des mesures fermes de la part du gouvernement français afin que cessent les mauvais et faux diagnostics, les traitements inadaptés, les discriminations, les délaissements, la dégradation de l'état de santé. Sans réactivité et prise en compte sérieuse de cette problématique, le gouvernement se retrouvera très vite confronté à la colère grandissante des parents »

Stéphane LAGOUTIÉRE

L’église de Châtillon-sur-Thouet (Deux-Sèvres), où devait se tenir un concert pour récolter des fonds pour le Téléthon.©réalisée par GoogleAcquis de conscience ou extrémisme, le père Philippe AIRAUD arrivé il y a quelques semaine dans la paroisse le 8 septembre a affirmé au quotidien le courrier de l'Ouest le week-end dernier qu'il n'était "pas contre le Téléthon", mais il se demande si en marge de l'événement, "il y a encore un espace où on peut poser des questions ? La recherche, le progrès, la science, oui, mais pas à n'importe quel prix". Refusant de "cautionner une recherche médicale à risque de dérive selon lui vers une forme d'eugénisme"

Un homme qui s'inquiète d'un risque de dérive éthique selon lui de la recherche contre la myopathie et les maladies génétiques financée par le Téléthon, en l'occurrence l'utilisation de cellules souches embryonnaires et le tri embryonnaire. A ce titre le prête évoque notamment "le tri que cela pourrait amener" (...) avant de poursuivre et de s'interroger, "Vous vous rendez compte qu'ainsi, 97% des enfants trisomiques qui devraient naître, ne naissent pas ? Cela pourrait être une forme d'eugénisme".

Un refus de recevoir ces deux manifestations soutenu selon le prêtre par archevêché à Poitiers. Une position que semble respecter parfaitement la coordinatrice du Téléthon de Parthenay, Marie-Jo Bourreau, "C'est sa position, il faut la respecter.

"On ne va pas forcer les portes des églises", a-t-elle dit. "Mais le Téléthon continue." En bref. En conséquence du refus du père AIRAUD, un concert choral prévu cette semaine dans l'église du village de Châtillon-sur-Thouet a été transféré dans un centre d'hébergement pour personnes handicapées. Une autre représentation, le 8 décembre à l'église du Tallud, sera gratuite, sans collecte ni lien avec le Téléthon.

En 2006 déjà, le Téléthon avait fait l'objet d'une polémique, de la part d'une fraction de l'Église catholique hostile à la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

Stéphane LAGOUTIERE

Philippe Boyer, Président de la Fédération nationale des Sourds de France et Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication ©Thibault Chapotot/MCCA l' occasion du tricentenaire de la naissance de l'Abbé de l'Épée, Aurélie FILIPPETTI, ministre de la Culture et de la Communication, célèbre la langue des signes française et distingue Emmanuelle LABORIT, directrice de l'International Visual Théâtre Langue de France à part entière.

Une langue désormais reconnue aux côtés des quelque 75 langues régionales ou non territoriales qui contribuent à la pluralité linguistique de la France, la langue des signes française est à la fois un vecteur d'accès à la culture et un moyen d'expression artistique.

La ministre qui a tenu par cette réception, aux côtés du président de la Fédération nationale des sourds de France, Philippe BOYER, à saluer également le travail des nombreux acteurs impliqués dans la participation des sourds et malentendants à la vie culturelle.

Au premier rang d'entre eux se place Emmanuelle LABORIT qui, à la tête de l'International Visual Théâtre, qui anime une structure unique, à la fois lieu de création artistique et école de langue des signes. Un engagement que la ministre a tenu à saluer l'exemplarité et l'efficacité de son action en lui remettant les insignes d'officier dans l'ordre des Arts et des Lettres.

Trois siècles de combat et d'ignorance

Une année 2012 placée qui est l'occasion de souligne non seulement le tricentenaire de la naissance du créateur de la langue des signes, l'Abbé de l'Épée (1712-1789). Mais aussi l'ignorance et la discrimination que des enfants, des femmes et des hommes ont due combattent pendant plus de trois siècles. Face souvent a des préjugées dont certains demeures encore très forts...

Un sentiment d'exclusion...

Philippe Boyer, Président de la Fédération nationale des Sourds de France et Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication ©Thibault Chapotot/MCCUn homme, l'Abbé de l'Épée qui loin de considérer la surdité comme une anomalie transformant celui-ci en une forme d'identité. C'est après la rencontre de deux jumelles communiquant par signe dès lors, élaborer une méthode rationnelle d'enseignement qui s'appuie largement sur la pratique spontanée des sourds. La langue des signes devient objet et outil d'enseignement. Dès lors, son initiative a un énorme retentissement et ceux partout en Europe avec tel point que 1777, l'empereur d'Autriche, Joseph II, souhaite créée une école similaire a Vienne et envoi l'abée l'abbé Stork pour y être former.

Sachant que malgré tout depuis 1771, querelle et controverses s'élèvent entrent les partisans de la méthode orale et de la méthode gestuelle de l'abbé de l'Épée. Situation qui demeure encore vivace aujourd'hui notamment via les pros et contre dépistage natal, l'appareillage auditif qui sont pour les partisans de la parole des arguments supplémentaires.

Une question qu'il convient de poser et celle du sentiment d'exclusion qui réside de la part et d'autres des deux parties. Certains entendant émettent parfois le fait des difficultés de communications qui sont aussi présentes dans les amitiés entre Sourds et entendants. En général, les Sourds diront que leurs relations d'amitié avec les entendants sont différentes d'avec d'autres Sourds.

Comme pour le milieu familial ou le travail, c'est le degré d'acceptation de la surdité et la compréhension de l'identité sourde qui influencent la relation. Connaître la Langue des Signes n'est pas suffisant, il faut être capable de connaître les Sourds, leurs valeurs et leurs comportements. Ils s'ennuient et se fatiguent souvent vite dans le milieu des entendants.

Une communauté qui ne peut pas demandé l'inclusion dans la société si elle n'est pas prête a faire un pas vers l'autre et de considérer les sourds comme sa seule famille.

Si les mentalités évoluent...

Une évolution lancée par l'abée qui néanmoins se poursuivra à petits pas pour lequel deux élèves sourds Massieu et Clerc de l'abbé Sicard, successeur de l'Abbé deviennent eux-mêmes professeurs de sourds. Très rapidement entre le 19e siècle verra son enseignement se diffuser dans toute l'Europe. Et le départ

Thomas GALLAUDET, pasteur américain, Laurent Clerc aux États-Unis et fonde la première école de sourds américaine à Hartford. Le milieu du 19e sera l'apogée riche de l'histoire des sourds français : il y a des artistes, écrivains, poètes sourds. La L.S.F. fait l'objet de recherches surtout par des entendants.

Une longue évolution... qui se poursuit !

Statue à Versailles, place Saint-Louis de Charles-Michel de L'Épée, dit l'abbé de L'Épée à Versailles le 25 novembre 1712 et mort à Paris le 23 décembre 1789, et fait partie des entendant qui s'est battu et a réussi à imposer à l'opinion le fait que les sourds sont des personnes comme les autres.Si jusqu'en 1850, dans les écoles, l'enseignement se fait en L.S.F. Après 1850, certaines écoles adoptent la méthode orale qui est déjà répandue en Europe (Allemagne, Italie...). Seule l'université GALLAUDET fera exception avec son inauguration en 1864. Le congrès de Milan en 1880 sera un tournant décisif avec l'adoption de la méthode orale pure et l'exclusion des signes de l'enseignement.

Un vote qui fait qu'aujourd'hui référence même s'il n'est plus exclu, sa pratique reste très difficile dans l'enseignement public. Certains sourds convaincus parfois que s'ils arrivaient à bien parler, ils finiraient par devenir entendant. Il faudra atteindre le début du 20e pour voir revenir une forte mobilisation chez les sourds et l'organisation de nombreuses manifestations entre 1900 et 1912 pour sensibiliser a LSF.

Des sourds qui seront déportés dans les camps d'extermination nazis tout comme les déficients mentaux et les personnes handicapées en générale condamner a porter le symbole du triangle bleu à défaut de l'étoile jaune pour les juifs. Une déportation que bon d'officielle ont totalement oubliée aujourd'hui.

Il faudra attendre après les années 50, ou la majorité des sourds en France étaient massivement et gravement sous éduqués le déroulement du congrès de la Fédération mondiale des Sourds à Paris pour atteindre une prise de conscience également politique en 1971 ou les premières discussions sur la loi du 30 juin 1975 font leur apparition tout comme cette même année le premier journal télévisé traduit en LSF et la suppression par le ministère de la Santé l'interdiction de la langue des signes.

Une date à partir de laquelle bon nombre d'associations vont alors se créer, instituant ainsi de nouvelles directions comme avec la création de l'Académie de la langue des signes française, ou celle en 1980 de l'Association nationale française d'interprètes pour déficients auditifs. Des enfants qui devront attendre un premier congrès à Toulouse en 1982, la loi votée par l'Assemblée nationale en 1991, acceptant à nouveau de l'utilisation de la LSF pour l'éducation des enfants sourds.

Reste que le vote de la loi de 2005 et la signature de la ratification de la convention internationale de personnes handicapées font que la France reste encore beaucoup. Car si comme le précise la loi « La Langue des Signes Française est reconnue comme une langue à part entière. Tout élève doit pouvoir recevoir un enseignement de la LSF. Elle peut être choisie comme épreuve optionnelle aux examens et concours, y compris ceux de la formation professionnelle ». Ceci reste un principe et non une réalité...

Stéphane LAGOUTIÉRE

Les lieux du drame après le départ de la victime ou elle reste deux heures avec les pompiers avant son départ vers l’hôpital ©LP/Laurent DEGRADC'est semble-t-il pour l'instant une dispute entre adolescentes de 15 et 18 ans, placés dans la même famille d'accueil il y a quelques années et qui ne "s'apprécient pas" bien que vivent tout les deux aujourd'hui en foyer d'accueil, selon le procureur Gilles CHARBONNIER, aurait tourné au drame. La jeune fille de 18 ans, a été percutée par un train après être avoir perdu l'équilibre ou poussé selon les témoignages et dans des circonstances à éclaircir, sur les rails du RER D de la gare d'Yerres.

La victime qui est actuellement entre la vie et la mort, a eu les deux jambes sectionnées, a été transférer après deux de soin sur place par les services de secours a était héliportée vers un hôpital francilien dans un état très grave. Selon le parquet, son « pronostic vital est engagé ».

Selon les premiers témoignages recueillis sur place, la victime aurait été délibérément poussée sur les voies. Un scénario qui semble confirmé par les images vidéo fournies par la SNCF aux enquêteurs, a expliqué une des sources policières: on y verrait un mouvement d'agitation sur le quai puis une jeune fille en bousculer une autre en direction des voies.

De son côté le porte-parole de la SNCF se montre plus prudent pour lui « Ce qui est sûr, c'est que la jeune fille a perdu l'équilibre et qu'elle est tombée sur les voies au moment où un train entrait en gare. Est-ce que c'était un jeu, une engueulade ? On ne sait pas », a expliqué Marc CAREMANTRANT.

Un drame supplémentaire qui nous fait voir une fois de plus si besoin en était de la violence de nos actes et les conséquences irréparables qu'ils ont parfois. Car il est certain que quelles que soient les raisons, cette jeune fille a désormais perdu une partie d'elle-même. Arrive-t-elle à se reconstruire et comment les questions restent pour elles nombreuses alors même, qu'elle semble déjà avoir perdu la présence d'un environnement familiale.......

Bagarre, bousculade, accident ou acte délibéré

Sur place, les témoins, en état de choc, avaient du mal à décrire précisément l'enchaînement des faits. C'est donc l'enquête qui devra déterminer les circonstances de ce drame: bagarre, bousculade, accident ou acte délibéré. Le Procureur qui a néanmoins décidé de placer la jeune fille âgée de 15 ans en garde vue au commissariat de Montgeron. Un acte qui « pourrait être volontaire », a avancé une autre source policière. Un avis partagé, car d'autres sources policières ont exprimé leurs doutes sur le scénario d'une bagarre entre bandes de filles qui aurait mal tourné. De son côté le procureur d'Évry, Gilles CHARBONNIER, a incité à la prudence: « Entre l'acte vraiment volontaire de pousser quelqu'un sous un train et l'acte involontaire, l'empoignade qui a mal tourné, il y a un champ qu'il nous faut explorer », a-t-il déclaré.

Stéphane LAGOUTIERE

affiche recadré journée nationale trisomique 2012Alors quelle concerne aujourd'hui plus de 50 000 et 60 000 personnes c'est-à-dire une personne sur 2000 la trisomie 21 reste une déficience qui provoque beaucoup de crainte chez les français. Pourtant celle-ci n'a eu de cesse d'évoluer a la fois par les traitements des pathologies associées, mais aussi par la prise en compte de l'ensemble des symptômes liés au chromosome supplémentaire. Mais aussi une espérance de vie qui est passée de 9 ans en 1929 à 55 ans 1986 pour rejoindre aujourd'hui celle de la population française.