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Message d'alerte

Un homme dans une chambre d’hôpital suite à accident vasculaire cérébral (AVC) est la première cause de mortalité pour les femmes et la première cause de handicap acquis de l’adulte. © DP / FHIMême si ont connaît la difficulté de faire comprendre a la population l'urgence d'un mal qu'il ne perçoit pas ou peu, l'Accident vasculaire cérébral : AVC reste aujourd'hui un problème majeur de nos sociétés. L'OMS parle elle-même de pandémie pour ce qui touche 1 personne toutes les 5 secondes dans le monde dont le taux d'incidence passera de 16 millions en 2005 à 23 millions en 2030. Et pourtant grâce à la connaissance des symptômes... adopter le bon réflexe et sauver une vie. Une journée sous le regard notamment du comédien Victor LANOUX, victime de deux accidents vasculaires cérébraux successifs à l'automne 2007, est parrain de l'association d'Urgence AVC.

En France comme de nombreux pays occidentaux l'AVC restent avec 130 000 par an soit un nouveau cas toutes les quatre minutes et l'une des principales causent de mortalité avec 62 000 décès par ans. Elle serait l'une aussi des principales causes de handicap acquis de l'adulte, deuxième cause de démence.

« Une politique de santé publique »

À l'occasion de cette journée mondiale du 29 octobre 2012, la ministre des affaires sociales et de la santé Marisol Touraine à lancé une campagne d'information et de sensibilisation intitulée a la radio « AVC, Agir Vite C'est important ». Une campagne pour lequel a tenu à rappeler l'importance de la prévention pour lutter contre les facteurs de risques des accidents vasculaires cérébraux. "Plus on cumule de facteurs, plus on augmente le risque de faire un AVC", précise la ministre. Ce spot de 25 secondes sera diffusé jusqu'au 7 novembre inclus sur diverses radios, en métropole ainsi qu'en Outremer.

Un ministre qui parle des risques, mais qui a tendance a oublier que ce type d'accident comme pour toutes les autres maladies vasculaires, la lutte contre l'hypertension artérielle et donc sa prise en charge est primordial malheureusement, la moitié des 10 millions d'hypertendus, dans notre pays, ignorent avoir une pression artérielle trop élevée. Une situation qui ne pas risque de s'améliorer avec la suppression de la liste de l'ALD de l'hypertension artérielle le 24 juin 2011 pour de soi-disant raisons économiques.

les deux principaux types accidents vasculaire cérébraleÀ mi-parcours du plan national d'actions AVC 2010-14, la plupart des actions réalisées sont en lien direct avec la prise en charge des personnes qui présentent un AVC, dans l'objectif d'un accès dans les plus brefs délais au diagnostic et à un traitement compatible avec le degré d'urgence vitale. Trois priorités restent essentielles pour les pouvoirs publics. La structuration des filières AVC. Aujourd'hui, 115 unités neurovasculaires (UNV) sont répertoriées et labellisées, pour 140 prévues au terme du plan national d'actions AVC. Les UNV étant des maillons centraux essentiels de l'organisation en « étoile » soutenue au niveau local par les agences régionales de santé (ARS), en référence à la circulaire du 6 mars 2012 relative à l'organisation des filières de prise en charge des patientes victimes d'AVC. La deuxième priorité étant la mise en place de l'identification d'un centre de référence destiné à l'enfant. Un appel à projets devant déboucher sur la création d'un centre de référence « AVC de l'enfant » a été lancé avant l'été 2012. Il fera l'objet d'une labellisation d'un centre national en novembre 2013, qui pourra être multisites et dont le financement est prévu sur 5 ans. Enfin le développement de registres AVC pour le recueil de données épidémiologiques utiles à la recherche. Pour faire avancer la recherche sur le traitement de l'AVC et améliorer la qualité de vie après un AVC, le recueil de données épidémiologiques - c'est-à-dire l'étude des facteurs à la répartition, à la fréquence et à la gravité des AVC - est essentiel.

Dans 90 % des cas, les patients arrivent trop tard

Selon une enquête IFOP réalisée auprès de mille adultes pour les laboratoires Bayer à l'occasion de cette journée, si près de 70 % des personnes interrogées savent qu'il faut appeler le 15 lors d'un AVC, la moitié admettent ne pas connaître précisément les symptômes (d'ailleurs, seuls 11 % savent très bien les identifier). Cela explique que, dans 90 % des cas, les patients arrivent trop tard dans les unités spécialisées pour la prise en charge de ce type d'accident. Il existe actuellement 115 unités neurovasculaires (UNV) en France. Elles comprennent des lits de soins intensifs pour la surveillance initiale des patients et des lits spécifiquement dédiés à la prise en charge de cette affection. Ces structures fonctionnent 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Ceux qui ont la "chance" d'y parvenir rapidement - moins de 4 heures et demie après les premiers symptômes - peuvent bénéficier d'une thrombolyse (destruction du caillot) si nécessaire. D'ailleurs, l'efficacité de ces unités n'est plus à prouver : une mortalité diminuée de 20 % par rapport aux autres structures et une augmentation du nombre de patients ne gardant pas ou peu de séquelles de 20 %.

L'AVC trois signes possible : Que faire ?

En cas d'apparition brutale de l'un des signes suivants, il faut composer le 15 même si les signes disparaissent. Il s'agit notamment d'une déformation ou engourdissement de la bouche : lorsque la personne sourit, le sourire n'est pas symétrique. Lors de faiblesse ou engourdissement d'un côté du corps : lorsque l'on demande à la personne de lever les deux bras devant elle, l'un des bras ne peut être levé ou rester en hauteur, il retombe. Enfin si la personne a une difficulté à parler : lorsque l'on demande à la personne de répéter une phrase, elle a des difficultés à parler ou à comprendre.

Il faut alors en attendant les secours, allonger la personne avec un oreiller sous la tête et la laisser allongée jusqu'à l'arrivée des secours. Noter l'heure où les signes sont apparus ou quand la personne n'a été vu pour la dernière fois sans signe. Enfin regrouper les ordonnances et les résultats des dernières prises de sang réalisées dans le cas ou cela est possible. Il est très important de ne pas faire boire ni manger la personne, de ne pas lui donner de médicament ni lui faire d'injection.

« L'urgence d'une prise en charge rapide »

Un accident vasculaire cérébral (ou « attaque cérébrale ») est provoqué par un arrêt brutal de la circulation du sang à l'intérieur du cerveau, qui provoque la mort des cellules cérébrales. Cette pathologie bénéficie de plusieurs décennies de progrès thérapeutiques, qui engagent à mobiliser le maximum de personnes, pour que l'AVC soit perçu comme une urgence et non une fatalité. Il s'agit de reconnaître les signes d'alerte d'un accident vasculaire cérébral et de mettre rapidement en place un traitement spécifique.

Plus il est pris en charge tôt, mieux l'accident vasculaire cérébral peut être traité. Plus de 115 unités neurovasculaires (UNV) sont actuellement actives en France pour la prise en charge en urgence des AVC et le développement de la télémédecine. L'enjeu majeur est la réduction de la gravité des séquelles et handicaps et de la mortalité. « AVC, réagissez : Visage paralysé, Impossibilité de bouger un membre, Trouble de la parole, évitez le pire en composant le 15 »

« Le 15 change la donne »

Si la prise en compte des premiers symptômes permet un meilleur appel auprès des centres de secours. Une récente étude menée par les professionnels de neurologie et d'urgence du CHRU de Lille vient pour la première fois de démontrer que la régulation par le Centre 15 et le contact entre le régulateur et le neurologue peuvent réduire le délai de prise en charge des patientes thrombolyses pour AVC de 42 minutes ! Un gain de temps précieux quand le compte à rebours a commencé pour cette urgence vitale.

Publié dans le Journal of Neurology, ce travail démontre qu'appeler le 15 en cas de symptômes d'un AVC, réduit significativement les délais de prise en charge intra hospitalière, et que l'effet est encore plus important quand le médecin régulateur a un contact direct avec le neurologue, avant l'admission. Un enjeu de taille au CHRU de Lille qui veut offrir les meilleures chances de guérison aux patients. En effet, en cas d'AVC, chaque seconde compte quand le traitement par thrombolyse doit être administré dans les meilleurs délais et au plus tard 4 h 30 suivant les premiers symptômes.

L'étude publiée dans le Journal of Neurology a été conduite par les médecins spécialistes de l'urgence et de la neurologie vasculaire (Dr CASOLLA, Dr BODENANT, Dr GIROT, Pr CORDONNIER, Pr WIEL, Pr LEYS et Dr GOLDSTEIN). Ils ont comparé les délais de prise en charge intra hospitalière de 302 patients répartis en trois groupes : groupe régulé par le Centre 15, mais sans contact entre le régulateur et un neurologue, un groupe régulé par le Centre 15 avec un contact direct entre le régulateur et un neurologue enfin un groupe non régulé par le Centre 15.

Stéphane LAGOUTIÉRE

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