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2009.10.18 — Le 17 octobre 2009, l’association Handi’Chiens à fêté ses 20 ans d’existence, à cette occasion celle-ci à remis à Ylan handicapé moteur en fauteuil, le 1000e chien d’assistance en présence de la Présidente Brigitte Lamorte. La veille à la Gare Montparnasse celle-ci avait donné rendez-vous au public pour une journée d’information et de démonstration et nous accordera prochainement pour cet évènement une interview.

 

Une première journée qui aura donc permis à l’association de se faire connaitre auprès du grand public son parcours et son travail et le coût d’une telle formation par chien. Un coût aujourd’hui estimé par handi’Chien a environ 13 000 € par chien. Mais aussi une demande de soutien auprès des français, l’association n’ayant que comme principal revenu le soutien du grand public et d’organisations privées. Les principales recettes de l’association étant composé à 39 % d’association comme l’AFM, de Clubs Services, d’Entreprises, de Fondations pour 14 % des collectivités territoriales comme la Mairie de Paris qui parraine Handi’Chien ou le don des particuliers et des legs 29 %.

 

Le 17 octobre aura un moment remplit d’émotion pour sa Présidente Brigitte Lamorte en compagnie de l’adjointe au maire Véronique Dubarry a remis le 1000e chien handi-guide à Ylan 5 ans, paraplégique dans les Salon de l’Hôtel de Ville. « Je veux un chien, c’est tout ! » et il a bien fallu se rendre à l’évidence. YLAN allait tout faire pour réussir les tests, apprendre les ordres, les enchaînements… un véritable défi ! C’est à l’issue d’un stage de 15 jours destiné à évaluer la capacité des personnes handicapées à gérer leur chien, à lui donner les ordres qui en feront ce compagnon indispensable au quotidien, à lui prodiguer soins et caresses qu’YLAN et CACHOU se sont mutuellement choisis. Un moment magique où la complicité s’installe et le choix s’impose comme une évidence : ce sera CACHOU !

 

Pour les parents Ylan, Vanessa et Romain, la complicité qui s’est installée si naturellement entre l’enfant et le chien est un sujet d’émerveillement et de bonheur au quotidien. « YLAN a toujours été un petit garçon très joyeux, très sociable. Cachou, qui lui ressemble, lui a beaucoup apporté au niveau de sa construction. Pour nous, c’est devenu « un grand petit garçon ». Il a gagné en maturité. Il a franchi un palier… Il a appris la responsabilité ». La présidente a elle confié sa joie et félicité tout les membres, les familles d’accueil et les éducateurs des centres de formation pour lequel le travail accompli ce jour n’aurait pu être réalisé. Véronique Dubarry a elle au nom du Maire de Paris confirmé le soutient de la ville a l’association, et facilité sa présidente pour sa gestion et l’excellente qualité du travail accomplit en 20 ans.

 

20 ans d’existence au service de la relation homme chien

Chaque année l’association handi’Chien depuis sa création en 1989 offre une centaine de chiens, chien qui sera au final capable de répondre à plus de 50 ordres tels que ramasser et rapporter un objet, ouvrir une porte, aider son maître à effectuer une transaction dans les magasins, aboyer sur commande. Chiens d’assistance, chiens d’éveil et chiens d’accompagnement social, car au-delà des aides quotidiennes qu’ils apportent, leurs présences comportent un soutien moral et affectif favorisant l’autonomie et l’insertion sociale des personnes handicapées en fauteuil.

 

Histoire d’un parcours qui a commencé en 1986 Marie-Claude LEBRET, Responsable du Centre d’Éducation d’Alençon, et fondatrice de l’ANECAH qui deviendra plus tard Handi’Chien. Pour cette dernière c’est à la suite d’un reportage à la télévision montrant l’histoire émouvante d’un chien d’assistance aux États-Unis avec sa maîtresse handicapée en fauteuil roulant. Elle décide alors de créer l’Association Française d’Information et de Recherche sur l’Animal de Compagnie (ANECAH) et introduit le concept en France dans le cadre d’un PAE (Projet Action éducative) avec les élèves du Lycée agricole d’Alençon. Depuis Mme LEBRET affirme que c’est grâce à des témoignages comme celui de Muriel « Benco est d’une attention, d’une affection indescriptible. Ce sont 30 kgs de bonne humeur qui m’accompagnent au travail, chez des amis, au cinéma, lors de toutes mes sorties. Il renvoie de moi une image sportive, dynamique, autonome bref une image positive. » Quelle puise depuis 20 ans l’énergie de faire plus, chaque jour, pour qu’Handi’Chien et sa Présidente Brigitte Lamorte entourée des bénévoles poursuivent leurs missions !

 

Association qui compte aujourd’hui plus de 300 bénévoles, dont 15 Administrateurs, 250 Familles d’Accueil et 35 Délégués régionaux aux Familles d’Accueil ont fait le choix de mobiliser leur énergie au service d’Handi’Chien et de tous ceux pour qui la présence d’un chien d’assistance constitue une aide et un réconfort au quotidien, une ouverture vers plus d’indépendance ou d’autonomie.

 

Un parcours en quatre étapes


Sélection : Essentiellement des Labradors et Golden Retrievers qui après une sélection à l’âge de 7 semaine chez des éleveurs. Des tests de comportement permettront d’écarter, au sein d’une même portée, les chiots trop craintifs, trop indépendants ou qui d’évidence n’accepteront pas facilement de se soumettre aux ordres de leur maître.

 

Hébergement : Il sera alors hébergé dans une des 250 familles d’accueil de l’association pendant 16 mois. Elles ont pour mission de transformer le chiot en un chien équilibré, parfaitement intégré à la société en le familiarisant avec la plus grande diversité possible de situations. Ainsi le chien, dans sa vie future ne se laissera pas surprendre ! Il connaîtra aussi les commandes de base « assis, couché, pas bouger, viens…» et répondra à 30 ordres.

 

Éducation : De 18 à 24 mois, les chiens vont apprendre en s’amusant. Périodes d’entrainement, de jeux, de promenades et de repos alterneront pour que soit respecté le rythme biologique de nos chiens et leurs besoins physiologiques. Ils apprendront alors 50 ordres auxquels ils devront savoir répondre. Les exercices pratiques se feront à l’intérieur du Centre, dans une salle qui reproduit le contexte familial. Chats, lapins, oiseaux font partie de cet environnement et pas question de se laisser dominer par un instinct de chasse. À l’extérieur, nos chiens seront confrontés au plus grand nombre de situations possibles : ils accompagneront leurs éducateurs au marché, dans les magasins, participeront à des démonstrations et des réunions publiques. Ils apprendront à se déplacer à côté d’un fauteuil roulant sans gêner sa progression, à marcher à reculons devant le fauteuil pour franchir un passage étroit et à garder, aussi longtemps que nécessaire, la position que leur ordonneront leurs maîtres au restaurant, à l’école ou au bureau.

 

Attribution : Enfin un stage d’adaptation durant deux semaines et c’est là que tout se joue. La personne handicapée et le chien se choisissent. Rien n’est imposé, ils sont faits l’un pour l’autre. Chaque participant teste 8 chiens pendant 3 jours, avant d’en sélectionner 3. C’est en général le 4ème jour que l’équipe d’éducateurs fait le choix final, compte tenu des observations faites pendant ces 3 jours, du profil, des besoins et des conditions de vie de la personne handicapée. Tous ceux qui ont eu le privilège d’assister à ces premières journées et surtout d’être là lorsque le choix se fait témoigneront de la magie de cet instant. À l’issue de ces 2 semaines, la personne handicapée sera soumise à une dernière épreuve, un examen de validation de ses acquis. Une manière de confirmer qu’elle a bien fait la preuve de sa capacité à faire travailler son chien et de le maîtriser en toutes circonstances, pour sa sécurité comme pour celle de l’animal.


 

 

Quatre centres d’éducation

Situé dans quatre départements l’association dispose de quatre centres de formation dans l’Orne, les Côtes-d’Armor, le Loir-Et-Cher et le Rhône. Autour d’un Responsable de Centre secondé par une Assistante administrative, une équipe d’Éducateurs spécialisés a pour mission de sélectionner les chiots qui seront confiés pendant 16 mois à des Familles d’Accueil puis d’assurer leur formation à leur retour au Centre où ils séjourneront 6 mois. C’est seulement à l’issue de cette période et d’un stage d’adaptation où personnes handicapées et chiens d’assistance se rencontreront que nos chiens pourront être remis gratuitement à leurs nouveaux maîtres.

Association qui par ses engagements, bénéficie du label définie par le décret n° 2005-1776 du 30 décembre 2005 définissant les règles d’attribution allant de l’analyse des besoins de la personne handicapée et de la décision d’attribution, jusqu’au stage d’adaptation et de transmission où se formera le couple maître/chien ainsi que les modalités du suivi. Labellisation qui permet en outre au propriétaire l’octroi d’une allocation de 50 € par mois, montant qui reste très faible au vu du cout mensuel d’un chien.

Stéphane Lagoutiére

Tags: Association, Autonomie, Handi-chien, Paris

 


2009.09.27 — Estimé à 280 millions dans le monde dont près de 80 % vivent dans les pays pauvres et 75 à 80 millions dans les pays riches selon les chiffres de l’OMS. Ils ne représentent en France près de 5,2 millions de personnes, dont 302 900 déficients auditifs et profonds et 1 429 800 déficients auditifs moyens à sévère selon la DRESS en 2008. Population qui représente donc 8,7 % des Français en métropole. Une journée donc nécessaire pour une compréhension d’une langue souvent mal connue des concitoyens et utilisée par environ 120 000 individus et une reconnaissance commencée après 1948.

 

Mais aujourd’hui qu’en est-il à la veille d’un plan auditif qui sera présenté en décembre par Nadine Morano et de l’installation d’une une « plate-forme d’appels d’urgence » pour les malentendants installés qui devrait voir le jour en 2010 ? C’est l’objet de ce reportage que nous vous proposons et non un bilan de la situation politique ou revendicative de la situation des sourds en France. Nous avons interrogé à cette occasion des responsables associatifs et d’entreprises spécialisées (voir rubrique interview).Vous me direz que l’OMS, l’UE ou les pays nous habitué ses dernières années à ces grands rendez-vous sur lequel malheureusement rien de concret n’est réalisé. À l’exception peut-être, de l’échange des citoyens que nous sommes à la rencontre de nos différences qui font la diversité d’une société. Il ne suffit de « criée » en parole ou en geste, faut-il encore vouloir être « entendu ? ». Sentiment que ne donnent pas les associations nationales ou les fédérations françaises de sourd.5 182 000 le nombre de déficients auditifs. (voir rubrique interview)

 

Bilan d’une Journée ou Semaine mondiale des Sourds très mitigés !!!

Commencée depuis le 20 septembre, la semaine des sourds, a prit fin le 26 septembre par la 51e journée mondiale, organisée dans 123 pays, pour lesquels beaucoup regrettent le manque de coordination et les dates différentes, nom et forme utilisés par les différents pays organisateurs et associations nationales et locales. L’absente complète de certaines fédérations vis-à-vis des médias, leurs manques de communication comme la Fédération nationale des Sourds de France (FNSF), peut permettre de se demander si ceux-ci souhaitent au-delà de manifestation être véritablement « entendu ? ». Il n’est pas évidemment question là de parler d’association locale souvent constituée de bénévoles et bénéficiant de peu de moyens comme a Toulouse par exemple ou Marseille.

Malgré toute force et de constaté que l’essentiel du travail d'échange et de rencontre réalisée sur le terrain et ceux par des bénévoles. Pour notre journaliste présent a Paris son constat sur les manifestations et les lieux de rencontre et d’information avec les entendant à rassemblée qu’une faible participation tant des organisateurs que des Parisiens. Paris n’aura était une fois de plus qu’un lieu symbolique qui aura rassemblé le 26 septembre entre 800 à 1200 personnes entre la Place Colette et la place de république. Dans les manifestants la présence des représentants de la Fédération mondiale des sourds (FMS) ou de l’Union européenne des sourds ceux-ci portant tee-shirt blanc avec l’inscription « I love langue sourde ».

 

Quant à la réponse à la question du refus du handicap ou de l’enferment de cette communauté, serait-il dans la réponse fournie à notre journaliste par le président de la FNSF, Philippe Boyer affirmant « qu’être sourd, ce n’est pas un handicap, mais juste un problème de communication (…) Nous sommes fiers de la langue des signes. Or il y a une tendance à l’effacer en se concentrant sur une réparation de l’audition ». Des Manifestants interrogés comme cette institutrice en LSF du sud de la France nous ont affirmé ne pas comprendre « l’absence de la présence de cette langue dans la constitution précisant que si l’enseignement de la langue n’est pas à la hauteur et le recul de son enseignant, les sourds n’iront pas loin dans les études et auront des difficultés d’insertion professionnelle ». À noter que selon le ministère de l’Éducation les effectifs d’élèves sourds scolarisés restent stables et constituent 4,5 % des 162 016 élèves handicapés scolarisés par le ministère et l’existence de 123 classes d’intégration scolaire (sois 3.2 % des 3 858 CLIS) est dédiée aux déficients auditifs et 54 unités pédagogiques d’intégration (sois 4 % des 1 239 U.P.I.).

Les villes françaises étaient encore cette fois le moteur de ces lieux, malgré le désir de suppression de la manifestation par la FNFS comme a Toulouse. Opération réussie par le nombre visiteurs place du Capitole, le dialogue avec les Toulousains. Présenté la première fois en 2000, son succès fût immédiat, par exemple avec la présence d’un « musée vivant » mettant en scène les difficultés de dialogues que rencontrent dans la vie courante les personnes sourdes ou malentendantes. Journée organisée sous le thème, « Comment communiquer entre sourds et entendant s? » La présence aussi des associations locales et d’entreprises spécialisées. Journée qui a été clôturée par un magnifique concert sur la place du Capitole, animée par le Chanteur… et des musiciens sourds. Associations toulousaines qui viennent après plusieurs années de réflexion et de recherche, pour empêcher la marginalisation de la population sourde défavorisée, a réalisé un projet de sensibilisation sur la surdité par DVD. Projet s’adressant plus spécifiquement aux personnels des services publics; des écoles, collèges, lycées; mais aussi des hôpitaux ; des entreprises ou encore des parents d’enfant sourd et malentendant. Toulouse qui depuis 2002 dispose d’un pôle d’accueil des sourds à l’hôpital Grave, ainsi que l’accessibilité de l’accueil de la CAF, MACIF, Assedic, préfecture, SNCF, bibliothèque, impôts… grâce au système innovant de visioconférence (interprétation à distance) développée par Websourd. Soutenu par l’ancienne municipalité de Jean-Luc Moudenc.

 

Quant aux Français interrogés à Toulouse ou à Paris nous confié qu’ils reconnaissaient le manque de connaissance, dut selon Julien a Toulouse a un manque d’ouverture vers l’extérieur, mais qui nous dira ne pas comprendre « la préférence des sourds a une traduction en LSF sur les télévisions françaises a un système de sous-titrage », encore peu présente selon lui. Actuellement seuls 70 % des chaînes publiques sont équipés en sous-titrage, pis le sous-titrage des films au cinéma reste exceptionnel ! Ou encore Marie-Claude à Paris qui nous affirme admettre la revendication d’une pratique des langues des signes, mais ne pas comprendre le comportement de certain devant un refus catégorique de l’appareillage ou de l’opération quand cela et possible « j’ai l’impression qu’il alors le sentiment de vouloir appartenir à un autre monde ».

 

Il semble exister dans cette communauté une véritable confusion, pour laquelle certains estiment que le droit à l’intégration passerait par l’obligation de la compréhension de la LSF. D’autre refusant parfois les avancés technologiques comme les prothèses oculaires sous prétexte d’une identité de langue. Situation qui s’avère d’autant difficile au vu des degrés de surdité, voire pour certains de l’utilisation du langage orale. La nécessité de l’insertion dans une société qui doit permettre à toutes les différences de s’exprimer ne doit pas cependant être une excuse de refus de communication vers l’autre. La nécessité d’un apprentissage de la LSF y compris au Lycée ou Collèges pour les entendants doivent être offerts pour ceux qui le désir, mais ne peut pas être une obligation ! On ne peut en imposer à une société à une traduction en LSF sur des télévisions sous primauté qu’il a la préférence des intéressés, alors que d’autres moyens technologiques existent comme le sous-titrage. L’accessibilité doit rester un devoir pour chacun d’entre nous et pour les politiques à l’essence de 2015 ceci reste une évidence, mais doit se faire en parfaites harmonies avec le reste de nos concitoyens qui n’ont pas à devoir supporter les conséquences de celle-ci. Lorsque l’on interroge les organisateurs des différentes manifestations, on constate que chaque pays francophone travaille en direction de son territoire, sans se préoccuper de relations internationales, de coordination des actions, et même de lancer des initiatives communes. La JMS semble être, en Europe francophone, une juxtaposition de manifestations d’intérêt local. Au final cette journée ou semaine n’aura était à mon sens qu’une manifestation rassemblant les sourds et pour lequel la connaissance de l’autre reste encore très modeste pour bénéficier d’une véritable prise de conscience de la population française.

 

Surdité, Déficience Auditive… Quelles différences ?

La surdité est un état pathologique caractérisé par une perte partielle ou totale du sens de l’ouïe. Dans sa définition générale, ce terme renvoie le plus souvent à une abolition complète de l’audition. Dans le langage médical, la surdité est synonyme d’hypoacousie. Pour la perte complète de ce sens, on parle d’anacousie ou de cophose. Par surdité, on désigne la perte complète de la capacité auditive d’une ou des deux oreilles.

La surdité de transmission : Elle touche l’oreille externe et moyenne, c’est-à-dire le conduit auditif, le tympan et les osselets. La perte d’audition dans ce cas n’est jamais totale, elle peut-être récupérée (en totalité ou en partie) : grâce à des médicaments dans le cas d’une otite ou avec une opération chirurgicale dans le cas d’une otosclérose et d’une otospongiose. La surdité de transmission est caractérisée par une perte des sons graves. Cette perte ne pose pas trop de problèmes pour la compréhension de la parole, les sons étant perçus moins fort.Elle peut être due soit à des otites, un bouchon de cérumen, l’otosclérose (variété d’otite chronique) ou une otospongiose (calcification qui réduit la mobilité de l’étrier dans la fenêtre ovale)

La surdité de perception est la plus fréquente des surdités : elle touche l’oreille interne, c’est-à-dire au niveau de la cochlée. La surdité de perception ne peut pas être soignée avec des médicaments, mais elle est souvent efficacement corrigée par les appareils auditifs. Des causes diverses (rubéole, méningite, traumatisme) provoquent la destruction des cellules ciliées dans la cochlée. Cette surdité est caractérisée par une perte des sons aigus, ce qui pose un grand problème pour la compréhension de la parole, car ce sont ces sons aigus comme le « f », le « s » et encore le « ch » qui jouent un rôle essentiel. C’est ainsi qu’une personne atteinte de surdité de perception peut confondre le mot « boisson » avec le mot « poisson ». Si la surdité est profonde ou totale, la personne sourde pourra être aidée avec un implant cochléaire.

Les surdités totales d’origine héréditaire, congénitale ou néonatale surviennent dès la naissance ou les premiers mois de la vie. Elles sont donc beaucoup plus graves, car le jeune enfant, privé d’informations sonores, ne peut développer normalement son univers intellectuel et affectif et surtout son langage. Ces sujets étaient ceux qu’autrefois on appelait sourds-muets. Car, ne pouvant s’entendre, ils ne peuvent apprendre à parler correctement. C’est pourquoi, malgré les efforts des rééducateurs, ils n’émettent bien souvent que des sons difficilement compréhensibles pour les entendants.

 

Tableau de classification audiométrique :

Audition normale ou subnormale : La perte moyenne ne dépasse pas 20 dB. Il s’agit éventuellement d’une atteinte tonale légère sans incidence sociale. Surdité légère : La perte moyenne est comprise entre 21 dB et 40 dB. La parole est perçue à voix normale, elle est difficilement perçue à voix basse ou lointaine. Cependant la plupart des bruits familiaux sont perçus. Surdité moyenne : Premier degré : la perte moyenne est comprise entre 41 et 55 dB. Deuxième degré : la perte moyenne est comprise entre 56 et 70 dB. La parole est perçue si on élève la voix. Le sujet comprend mieux en regardant parler. Quelques bruits familiers sont encore perçus.

Surdité sévère : Premier degré : la perte moyenne est comprise entre 71 et 80 dB. Deuxième degré : la perte moyenne est comprise entre 81 et 90 dB. La parole est perçue à voix forte près de l’oreille. Seuls les bruits forts sont encore perçus. Surdité profonde :Premier degré : la perte moyenne est comprise entre 91 et 100 dB. Deuxième degré : la perte moyenne est comprise entre 101 et 110 dB. Troisième degré : la perte moyenne est comprise entre 111 et 119 dB. La parole n’est plus du tout perçue. Seuls les bruits très puissants sont perçus. Déficience auditive totale : La perte moyenne est de 120 dB. Rien n’est perçu

 

Quelques grandes dates de l’évolution de la surdité en France depuis 1948 ?

1939- 1945, Durant la Seconde Guerre mondiale, des milliers de sourds sont transférés puis exterminés dans des camps de concentration.1948, Naissance de l’Anpeda (Association nationale des parents d’enfants sourds) et du Bucodes (Association des devenus sourds). 1951, Naissance de la Fédération mondiale des Sourds. 1959, La loi Buron autorise les sourds à passer le permis de conduire. 1970, Première émission religieuse en Langue des signes retransmise à la télévision. 1973,Constitution de l’Unisda (Union nationale pour l’intégration sociale des déficients auditifs). 1975, Premier journal télévisé hebdomadaire sur Antenne 2 interprété en LSF. 1977, Levée de l’interdiction de la LSF dans l’enseignement par le ministère de la Santé. 1979, Naissance de l’Académie de la Langue des signes française (ALSF). 1980, Création de l’association 2LPE (Deux langues pour une éducation) pour la promotion de l’éducation bilingue. 1983, Première apparition du sous-titrage Antiope à la télévision. 1985, Lancement officiel du Minitel Dialogue, surnommé « le téléphone des sourds ». 1986, L’actrice sourde américaine, Marlee Matlin, obtient l’Oscar d’interprétation féminine pour son rôle dans le film Les enfants du silence de Randa Haines. 1988, Mobilisation générale des étudiants sourds de l’université de Gallaudet pour la nomination d’un président sourd. 1989,Bicentenaire de la mort de l’Abbé de l’Epée promoteur de la LSF. 1991, la loi dite Fabius autorise le choix d’un enseignement bilingue (LSF/français) pour les parents d’enfants sourds. 1993, Naissance de l’association Sourds en colère. 1994, Bicentenaire de l’Institut national des jeunes sourds (INJS) de Paris : exposition et festival de cinéma et la Naissance de l’association internationale des pilotes sourds (IDPA). 1995, Représentation au festival d’Avignon de la pièce Antigone, adaptée en LSF par Thierry Roisin et 1er débat politique interprété en LSF entre Jacques Chirac et Lionel Jospin à lors des Présidentielles. 1996, Manifestation nationale des sourds à Paris pour la reconnaissance officielle de la LSF. 1997, Lionel Jospin, Premier ministre, confie à la députée Dominique Gillot l’étude de la situation des sourds en France Ou la création de l’association Les Signes bleus pour les personnes atteintes de la maladie d’Usher (sourds et trouble visuel). 1998, remise par Dominique Gillot du rapport « 115 propositions pour le droit des Sourds ». Les débats de l’Assemblée nationale sont sous- titrés et interprétés en LSF. 1999, marche nationale pour la reconnaissance officielle de la LSF dans 8 villes de France. Création par l’ALSF de la soirée des Mains d’Or, un prix récompensant les personnalités sourdes et entendantes qui ont œuvré en faveur de la communauté sourde ou la mise en place d’une section Sourds de Paris au sein de la Fédération du parti socialiste. 2000,Premier congrès national des retraités sourds. Naissance du service Infofax Sourds. Inauguration de nouveaux services d’accueil en LSF par la S.N.C.F à la gare de l’Est ou par l’AP-HP à l’hôpital Debré. Lancement par Dominique Gillot, secrétaire d’État à la Santé et au Handicap, de plusieurs des mesures prioritaires de son rapport pour le droit des sourds, dont la création d’une dizaine de Centres d’information Surdité (CIS) et d’une dizaine de pôles et réseaux hospitaliers dans dix régions de France. 2001 Mise en en place du label tourisme et handicap fessant conscience du manque d’accueil des sourds dans ce secteur. 2003, Lancement des journées culture handicap de la Marseillaise en LSF. 2005, insertion de la protection et de l’intégration des sourds dans la loi sur l’égalité des chances. Le Comité Consultatif National d’Éthique, conteste la généralisation du dépistage néonatal de la surdité. 2007, Le pape Benoît XVI a s’interroge sur la question de faire entendre les sourds et parler les muets. Le dépistage néonatal de la surdité n’est pas réalisé dans des conditions éthiques permettant de le généraliser. 2008, accordent des distributeurs de téléphonie mobile pour un accès aux sourds. 3es éditions « les sourds dans la ville de Marc Renard. Conférence nationale du Handicap dans lequel un bilan sur la surdité et annoncé. Les sourds sont-ils les bienvenus en entreprise ? Conférence organisée par le INJS. 2009, un médecin du travail interdit à six salariés sourds de conduire à titre professionnel. Présentation du plan auditif en décembre par Nadine Morano et l’installation d’une « plate-forme d’appels d’urgence » pour les malentendants installée pour en 2010.

 

Historisque d’une Journée Mondial et de la surdité dans le monde

La Fédération Mondiale des Sourds (FMS) (World Federation of the Deaf ) a été la première à lancer la journée mondiale des sourds en 1958 ; la « Journée » a été modifiée plus tard en » Semaine » et officialisée par l’Organisation des Nations Unies (0.N.U.) depuis 1959. Le choix de cette date provenant de l’organisation du FMS 1er congrès qui avait eu lieu en septembre 1951. l’Organisation du FMS présidé par Markku Jokinen et aujourd’hui reconnu comme association internationale non gouvernementale par l’ONU représentative des sourds pour 127 pays. Celle a pour mission de promouvoir les droits humains de la communauté sourde : Droit à la langue des signes, à l’éducation, à l’information, à la santé, ci-joint charte des droits du Sourd. Le siége et lui établis à Rome, l’Italie, depuis 1951.

 

Selon le FMS, le but de la semaine mondiale des sourds est d’attirer l’attention des grands publics sur la reconnaissance officielle de la langue des signes française (L.S.F.) qui est progressivement diffusée dans le public en France et ainsi montrer la dignité de la population malentendante et sourde et des autorités et du public sur les problèmes et les soucis de la communauté sourde. Pendant cette semaine, les associations sourdes du monde entier sont encouragées à diffuser l’information à propos de leur rôle, de leur travail et à répondre aux demandes.Ci-joint la Charte des Droits du Sourd réalisé en 1998. Le prochain congrès de la Fédération Mondiale des Sourds (FMS, ou WFD, World Federation of Deaf) aura lieu du 14 au 24 juillet 2011 à Durban, en Afrique du Sud.

Quelques Associations Nationale ou locale

TOLOSA 31 – 116 bis, rue des Amidonniers 31 000 TOULOUSE Fax 05 62 17 55 92 — APES – 14, chemin du Pouciquot – 31 520 RAMONVILLE — AMDS – B.P. 29 – 31 170 TOURNEFEUILLE — IRIS – 10, avenue Georges Guynemer- 31 770 — Fédération National des Sourd de France FNSF Tél :01 40 30 18 36— Académie de la Langue des Signes Française – 3 rue Léon Giraud – 75019 Paris – Tél :01 40 51 10 80 — Femmes Sourdes Citoyennes et Solidaires 163 rue de Charenton 75012 Paris e.mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. — Cercle des Sourds de Nancy-Lorraine 2, rue Piroux 54140 JARVILLE-LA-MALGRANGE Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. — A.G.S.M.R 45 rue Frédéric Bazille 34000 MONTPELLIER Tél : 04.67.65.62.40 — L’Association des Sourds Juifs de France Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Stéphane Lagoutière
Dr. Christine Harris Expert en Médecine légale

 


 

2009.06.03 - Le 7 juin prochain, 27 pays de l’Union sont appelés à renouvelé deux tiers du parlement européen, mais pour quelle Europe ? Économique, de défense, ou sociale, si la première a montré à la fois son intérêt, mais aussi ces limites en temps de crise, que la seconde commence a prendre forme par des accords de partenariat notamment, celle de l’Europe sociale intéressant directement les 495 millions de citoyens européens semble être encore largement un idéale voire un rêve !

 

Campagne qui non seulement en France, mais dans tous les pays concernés n’aura eu un intérêt relatif tant des partis politiques qui ont lancé cette que 15 jours avant les élections ou des élections même si 69,3 % d’entre eux se disent prêt a allé voté, beaucoup n’affirment toujours pas être certains de la possibilité de leurs députés a faire changé les choses. Manque de considération qui révèle au final l’absence du pouvoir d’un parlement européen ou les décisions continues a ce prendre dans les réunions des conseils des ministres ou des chefs des d’État !

 

S’il n’est pas question de remettre en cause ici l’intérêt d’une telle construction face notamment a la mondialisation et/ou elle reste un argument de point dans le cadre des négociations internationales, il reste que l’aspect démocratique et celle du respect de la voix des citoyens européens et loin d’être entendu. Alors que près de 70 millions de personnes vivent en Europe en situation de handicap, chiffre à triplé si l’on compte les personnes âgées en perte d’autonomie, le nombre de députés concerné directement ou indirectement par cette question et quasi nul au parlement. Pourquoi ? le manque de volonté politique, comme les femmes et qui malgré des textes de loi reste largement minoritaire. Faut-il faire la même chose pour chacune des minorités ? Non ! la solution du citoyen qui doit par sa participation montrée au-delà de ses appartenances politiques qu’il pourrait être prêt a voté pour un candidat parce qu’il représente sa communauté. Comme l’affirmait le Commissaire européen des Droits de l’Homme Thomas HAMMARBERG, dans une interview exclusive « moins de charité et plus d’égalité » Égalité qui se doit d’être aussi présente sur des listes électorales, malgré tout les choses s’améliorent peut-être pas aussi vite que nous le voudrions, mais l’existence de deux candidats en situation de handicap M.Damien Abad dans le Gard prouve que cela et possible !

 

Europe Social cela est-il possible !

L’Union européenne née du charbon et de l’acier, a vu sa transformation avec une Europe économique, celle de la libre circulation des biens et des personnes, celle des prémices d’une défense commune, alors oui l’Europe sociale et possible ! S’il existe aujourd’hui certaines directives en matière d’éducation, de travail ou de seuil de pauvreté, ces textes sont très largement laissés de côté par les gouvernements. Le dernier en est la preuve, alors que les personnes handicapées touchent aujourd’hui 652 € ou que le minimum vieillisse malgré sa dernière augmentation reste à 677,08 € le seuil de pauvreté européen et lui a 890 €. Pourquoi une telle différence ? Alors que plus d’un Européen sur six se trouve dans cette situation en 2007.

 

Aller voté reste un devoir et droit pour chaque citoyen que nous sommes, il convient donc quelques soit le choix que nous ferrons dans l’isoloir de faire en sorte que les droits de la personne en situation de handicap et de leurs familles soient respectés… Petite conclusion pour ceux qui voudrais en savoir plus sur leurs futurs députés et le parlement la parution d’un ouvrage intitulé le parlement européen en 30 questions de Jean-Luc Sauron qui apporte la une compréhension de qui décide quoi et comment, ce que Français et citoyen européen continu a ignoré. A voire dans les l’actualité littéraire. Quant aux résultats ils seront annoncés le 7 juin, à partir de 22 heures, en direct de l’hémicycle du Parlement européen.

La Rédaction

Note : Petit précision nous avions contacté plus de 12 partis politiques, 8 nous ont promis de répondre à nos questions, au final au dernier moment la liste des radicaux de gauche, et le parti écologiste et le modem nous ont fait faux bon a la dernière minute refusant la publication des réponses. Nous vous présentons nos excuses pour ce manque de parité auquel la presse se doit, et notamment pour la présente d’une seule liste à gauche.


2009.05.20 — Les personnes handicapées, une communauté importante au Cambodge attend beaucoup du projet de loi qui sera prochainement débattu à l’Assemblée nationale. Ils en espèrent une réelle amélioration de leur qualité de vie, les personnes touchées par un handicap physique notamment ont vu leurs nombres cessés d’augmenté dans un pays ou les mines antipersonnel continus à faire des ravages malgré la présence permanente de l’ONG Handicap internationale.

 

Les règles d’accès aux bâtiments pourraient bientôt être modifiées, permettant un meilleur accès des personnes handicapées aux édifices publics. S’il devait passer, le projet serait débattu à l’Assemblée nationale avant la fin de ce mois. Cette loi pourrait bousculer les secteurs de l’immobilier et de la construction du Royaume. Le projet de loi requiert en effet un accès facilité des personnes handicapées pour tous les bâtiments publics. Des mesures obligatoires pour tous les bâtiments ou espaces ouverts au grand public, qu’il s’agisse d’édifices déjà en service, ou ceux en projet. Selon Thong Vinal, le directeur du Conseil d’action pour les personnes handicapées, ces nouvelles règles devraient avoir de nombreuses répercussions positives. Le secteur privé devrait notamment bénéficier de mesures fiscales incitatives, et profiter de l’apport d’employés compétents et de qualité.

 

Pour Paul Cléments, en charge des opérations au sein de la banque ANZ Royal, sa société n’a fait que suivre les directives du groupe ANZ dans l’aménagement de ses locaux, « en les respectant, qu’il s’agisse de construire ou de rénover des sites, nous garantissons un accès aux clients invalides, mais aussi à nos futurs collaborateurs handicapés ». Et de donner un exemple « ANZ Royal est en train de terminer le chantier d’une nouvelle succursale à Tuol Kork prévue pour août prochain. À nos frais nous avons installé des ascenseurs pour permettre à nos clients et aussi à nos employés d’avoir accès à tous les étages ».

 

Une loi pour mieux intégrer les handicapés

Selon Ngin Saorath, responsable de l’association pour les personnes handicapées du Cambodge (CDPO, acronyme anglais), qui a aidé à la mise en place du projet de loi, il est essentiel d’obtenir la participation de personnes handicapées dans tous les secteurs, « nous ne devons pas laisser les personnes handicapées vivre à l’écart des autres ». Le projet de loi propose de définir les droits des personnes handicapées, notamment le droit de posséder un permis de conduire, ou encore la mise en place de places de parking réservé le tout via un ‘prakas’ du ministère en charge des travaux publics et du transport. Le projet de loi définit les espaces publics comme : « des espaces, bâtiments, édifices et moyens de transport appartenant à l’État, à des entités publiques ou privées, et ouvertes au grand public, tel que les ministères, les départements, les institutions, les routes, les complexes, les centres culturels, les centres sportifs, les centres de loisirs, les établissements d’éducation, les hôtels, les hôpitaux, les centres de soin, les restaurants, les transports publics, etc. »Pour Ngin Saorath, les personnes handicapées ont attendu longtemps, « en 1996 le CDPO et d’autres associations avons lancé ce projet de loi qui s’inspire des lois internationales. En 2001, le CDPO a transmis le projet de loi au ministère des Affaires sociales qui l’a modifié en concordance avec la législation cambodgienne. En 2005, notre proposition a été examinée par le comité d’observation économique, sociale et culturelle afin de garantir qu’elle entrait bien dans le cadre de tout un tas de mesures et contraintes ». Le projet de loi a été présenté à l’Assemblée nationale la semaine dernière, mais doit encore être discuté.

 

Aujourd’hui encore, près de 95 % des édifices du Cambodge qui ne disposent toujours pas d’accès aménagé les nouvelles installations du ministère des Affaires sociales, des vétérans, et de la réhabilitation de la jeunesse, inaugurée le 18 mars dernier, s’affichent désormais en modèle des nouveaux standards d’accès aux handicapés avec une rampe, un ascenseur, des toilettes adaptées pour les invalides. Cependant pour Ngin Saorath, les facilités d’accès aux bâtiments sont encore très peu nombreuses au Cambodge, « 95 % des édifices publics du pays ne disposent pas d’accès pour les handicapés ».

Travaillant pour une société de construction et un cabinet d’architecture, Hans Pyreak a participé au projet du café ‘Epic Arts’ à Kampot, un bâtiment accessible aux personnes invalides. Selon lui, il n’est pas difficile de réaliser un bâtiment entièrement accessible aux handicapés, les contraintes en étant désormais bien connues. « Cela ne coûte pas cher, il y a juste quelques coûts supplémentaires en terme de matériel », explique-t-il, « la conception peut aussi coûter un peu plus cher, mais pas trop ».

 

Trop souvent exclus !

Les statistiques sur les personnes handicapées au Cambodge varient beaucoup et les estimations vont de seulement 2,2 % (enquête socio-économique de 1997) à 15 % (ADB, 1999). La poliomyélite et les accidents liés aux mines antipersonnelles sont les principales causes de handicap. Le nombre de personnes atteintes d’un trouble de l’audition est également élevé (300 000). Les personnes handicapées forment l’un des groupes les plus vulnérables dans la société cambodgienne : ils constituent généralement la population la plus pauvre parmi les pauvres ; leur accès aux ressources, aux services sociaux de base, à l’éducation, à la formation professionnelle, à l’emploi et aux opportunités de génération de revenu est très limité, ce qui renforce encore leur pauvreté. En outre, ils sont souvent considérés comme un groupe de personnes sans espoir, solitaires et isolés et ne reçoivent pas suffisamment d’affection de leurs familles, de leurs connaissances et de leurs amis.

 

A noter pour ceux qui le souhaite un livre paru en 2007 qui vous servira sans nul doute à illustrer la vie des Cambodgiens et remettre en perspective le contexte d’alors, » Ladavann, une orchidée sauvage » écrite par une Cambodgienne qui raconte la vie d’avant les Khmers rouges, son handicap sous la dictature, où le médical n’était pas la préoccupation des dirigeants, puis son arrivée en France en tant que réfugiée. Un parcours de vie bien raconté, avec des annotations historiques qui replacent le témoignage dans son contexte politique. Un récit vivant, empreint de poésie et d’humour, ce qui entre nous est assez rare dans ce domaine. Un bouquin qui sort de l’ordinaire…

 

Editeur : Cheminements – France COLLECTION : Ma part de vérité /PARUTION : Octobre 2007, 292 p., cahier photos. ISBN : 9 782844 785985


HONGRIE — ÉTAT DES LIEUX

2009.05.19 — Alors que l’égalité des chances et la lutte contre les discriminations font partie des valeurs de base de l’Union européenne et sont au coeur du champ d’action de la Direction générale « Emploi, affaires sociales et égalité des chances » de la Commission européenne, qu’en est-il dans les nouveaux États membres ? Prenons le cas de la Hongrie et regardons de plus près que veut dire d’être handicapé à Budapest.

Contexte juridique

La loi la plus importante dans ce domaine est la loi de 1998 sur l’égalité des chances qui prévoit la suppression des obstacles environnementaux et l’élaboration d’un environnement qui permettent aux personnes handicapées, qu’ils souffrent d’un handicap physique, sensoriel, mental, cognitif ou psychique, l’accès à l’ensemble des droits fondamentaux reconnus à tous les citoyens et leur garantit le plein exercice de leur citoyenneté. Selon la loi, le délai de suppression des obstacles dans les établissements publics fut 2005. Ce qui veut dire que les établissements déjà existants doivent être réaménagés de telle façon qu’ils soient conformes aux principes définis par la loi et que les projets de nouvelles constructions doivent respecter ces principes, faute de quoi le permis de construction devrait être refusé. Pourtant, selon toute apparence, l’objectif de 2005 n’a pas été respecté.

 

De multiples associations hongroises défendant les droits des handicapés et parmi eux la plus importante, la Ligue nationale des Associations des Handicapés (MEOSZ), pointent du doigt les manquements lors de la procédure d’octroi des permis de construire qui a autorisé la délivrance des permis pour des établissements non conformes aux règles définies. De même, selon le MEOSZ, les changements nécessaires n’ont été effectués que dans un tiers des établissements publics. Par conséquent et afin de « faire bouger les choses », le MEOSZ a décidé de poursuivre en justice les établissements réticents. En réponse, le gouvernement a modifié la loi à plusieurs reprises, pour la rendre plus efficace et a poussé la date limite de son application dans un premier temps d’ici 2010, puis d’ici 2013. Est-ce que le fait d’avoir repoussé les dates garantira une meilleure application de la loi ? Les voix sceptiques sont nombreuses.

 

Obstacles dans la vie quotidienne

On vient de parler de l’accessibilité réduite des personnes handicapées de certains établissements publics qui peut transformer en un véritable parcours du combattant l’activité la plus simple. Étant donné que l’adaptation des transports en commun aux besoins des personnes handicapées – d’ailleurs prévu par la loi de 1998 sur l’égalité des chances – a également subi un important retard et que la majorité des moyens de transport ne convient pas aux handicapés, les difficultés commencent déjà par les moyens de déplacement. À part les nouveaux trams qui circulent sur les boulevards les plus fréquentés de Budapest et quelques bus à plancher bas et palettes qui circulent souvent à des horaires limités, le transport des personnes handicapées n’est pas facile dans la capitale hongroise. Dans le métro, il n’y que quelques stations qui sont équipées d’un ascenseur permettant aux handicapés de circuler dans le réseau. Pour que ces personnes puissent aller d’un point A vers un point B, en raison des correspondances parfois inexistantes entre certaines lignes conformes aux voyageurs handicapés et des horaires de bus pas toujours respectés, il faut planifier tout et prévoir beaucoup plus de temps que pour un citoyen valide.

 

Ensuite, une fois arrivée par exemple dans un établissement de l’administration publique, nos compatriotes doivent confronter d’autres obstacles : inaccessibilité du bâtiment avec un fauteuil roulant, manque d’ascenseur, absence de toilettes adaptées aux besoins des personnes handicapées, portes d’entrée trop petites pour les franchir avec un fauteuil roulant, etc. Idem pour la plupart des cinémas, théâtres, salles d’exposition, centres commerciaux, banques, restaurants, bars, boutiques, hôtels, etc. Des problèmes peuvent également se poser lors de scolarisation d’un enfant handicapé, puisque très peu sont les écoles qui sont convenablement aménagées pour accueillir ces enfants. La même difficulté est présente lors de l’insertion dans la vie professionnelle d’une personne handicapée, qui souvent ne peut pas accepter l’emploi offert, soit en raison des difficultés de transport, soit à cause de l’environnement de travail non conforme à ses besoins. Les chances de se retrouver dans une situation humiliante sont nombreuses. En Hongrie, on se souvient toujours de l’histoire d’un homme aveugle en 2008, qui s’est vu interdit d’entrer dans une grande surface avec son chien guide d’aveugle sous prétexte de respect des principes d’hygiène, alors que les chiens guide d’aveugle sont dispensés de ces règles.

 

Il est à noter tout de même que de nombreuses réductions sont disponibles pour ceux qui disposent d’une carte attestant leur situation d’handicapé, dans les musées ou sur le réseau des transports en commun (l’abonnement pour un mois sur l’ensemble du réseau de Budapest est par exemple gratuit). Reste à savoir quel est l’intérêt de ces réductions si les personnes concernées ne peuvent pas pleinement exploiter les services offerts.

 

Se déplacer en voiture

De nombreuses personnes handicapées optent pour avoir une voiture au lieu de devoir faire face aux transports. Mais là aussi ils sont confrontés à un nouveau problème, notamment le nombre insuffisant de places de parking et leurs occupations par certains citoyens « bienveillants » qui n’ont pas regretté leur temps et leur argent à se procurer une « fausse » carte de stationnement pour personnes handicapées afin de profiter de ces places bien situées. Pour lutter contre ce type d’abus, la mairie de Budapest a décidé de durcir la loi concernant l’émission de ces cartes et à partir de janvier 2010 d’introduire l’utilisation de deux différents types de carte, l’une pour les personnes handicapées disposant d’un permis de conduire et leur propre voiture, et l’autre pour des personnes qui transportent une personne handicapée. La première carte permettra une durée de stationnement illimité, l’autre permettra le stationnement gratuit pendant une heure. Pour ceux qui occupent des places réservées aux personnes handicapées, l’amende imposable sera désormais du montant du tarif horaire du stationnement multiplié par 300.

 

L’hôtel de l’espoir

Malgré les nombreux mauvais exemples, on trouve parfois de belles preuves de solidarité et de tolérance. Il existe un hôtel 4 étoiles à Budapest, du côté de Buda, dont 95 % des employés sont des personnes avec des capacités de travail changées suite à une maladie ou un accident. De nombreux articles parus dans la presse hongroise parlent avec éloge de cet hôtel exemplaire qui permet à ses employés de retrouver leur dignité au sein d’une société parfois très dure et intolérante avec les personnes que l’on considère comme « différentes » par rapport aux autres.

 

Pourtant la législation actuelle oblige les entreprises du secteur privé de plus de 20 employés, que 5 % de leur personnel soit des personnes avec des capacités de travail réduites, sinon ils doivent payer une « contribution aux réhabilitations ». Néanmoins, la somme pas suffisamment élevée de celle-ci incite les patrons à opter pour le paiement de cette taxe. Les personnes handicapées hongroises doivent encore attendre pour se voir « garantir le plein exercice de leur citoyenneté ». Des développements positifs existent, mais les procédures sont très lentes et souvent coûteuses. Cependant, les formes d’exclusion sont diverses et malheureusement elles ne concernent pas uniquement les personnes handicapées, mais les personnes âgées, les jeunes mamans avec une poussette ou les personnes souffrant de certaines maladies. Ce ne sont pas que les indicateurs économiques qui doivent être respectés au sein de l’Union européenne, mais l’Europe doit aussi veiller au respect des droits fondamentaux – comme celui de la dignité humaine – de chaque citoyen dans chacun des États membres. Tant que ce ne sera pas achevé, l’oeuvre n’est pas accomplie.

La Rédaction

 

INITIATIVE — ACCESSIBILITÉ


2009.05.17 — Créée en janvier 2009 cette toute jeune association ARCAP est le fruit d’un engagement en partie du a la profession de son président Julien Gabriel-Charreyre âgé de 26 ans et éducateur spécialisé accompagnant les adultes en situation de handicap sur le champ de la pathologie mentale au sein d’un foyer occupationnel du Var. L’autre raison plus personnelle vient elle de sa mère victime il y a dix-huit mois d’un accident vasculaire cérébral ayant entraîné une incapacité définitive. Il s'en rendra compte alors très rapidement sans ménagement à l’implacable réalité exprimée par le corps médical.

 

La société trop généreuse dans la distribution des cases où elle aime enfermer les siens n’a rien prévu: trop cher pour l’hôpital public, trop jeune pour la maison de retraite, trop « abîmée » pour un centre de convalescence classique. Il lui fallut donc trouver un établissement adapté pour la modique somme de 2100 € par mois. S’ajoutant à cela le regard de la société et les innombrables difficultés d’accessibilité rencontrées lors de chacune de nos sorties en extérieure, celles ci s’apparentant d’avantages à un parcours du combattant qu’à une promenade de santé.

 

Un esprit combatif

Julien Gabriel-Charreyre faisant le l’amer constat que le cas de sa mère n’étant pas isolé et étant de naturel combatif a décidé de prendre le problème à bras la corps et de l’affronter de face. L’idée d’une association s’imposa d’elle-même. Avec l’aide d’une poignée de fidèles amis nous créâmes l’ARCAP qui aujourd’hui de l’avis général et une franche réussite, regroupant plusieurs centaines de sympathisants, adhérant et amis. Présent essentiellement dans le sud de la France (Marseille, Brignoles et St Maximin), au vu du succès rencontré de nouvelles antennes verront le jour courant septembre 2009 à Paris, Boulogne Billancourt et Toulon.

 

Déterminé dans sa démarche, le jeune engagé n’en demeure pas moins diplomate. Afin de positionner son association en véritable groupe de pression indépendant de toute sensibilité politique. Il envisage même la constitution d’un parti politique. Au côté du Comité départemental des personnes handicapées (CDH), notamment. Mais pas avant l’échéance des régionales. La seule façon, pour lui, de faire aboutir son combat. Julien Gabriel-Charreyre affirmant qu’il n’hésitera pas en cas de non-respect des normes des bureaux de votes pour les élections européennes « à ester en justice pour obtenir l’application de ce droit fondamental qu’est celui de voter. Et pourquoi pas des recours en annulation…».

 

Objectif : Accessibilité des Villes, Information et dénonciation

Ainsi l’association ARCAP a décidé d’entreprendre différentes actions très concrètes sur le terrain, tel depuis le 1er mai et ce jusqu’au premier novembre sa campagne nationale intitulée « politique d’inaccessibilité » visant ainsi à mettre en lumière des inégalités flagrantes subies par une minorité souvent silencieuse. La sensibilisation pour que handicap rime avec normalité. Il s’agira ainsi de recenser les très nombreux lieux encore inaccessibles, une fois ce rapport publié il sera envoyé aux institutions concernées (mairies, conseils généraux et régionaux, état et Union européenne).

 

Pour son président « nous le droit pour tous à l’autonomie et une nécessité, notre société ne pourra prétendre respecter la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen que si elle affiche comme une priorité e droit à la diversité et à la pleine jouissance des droits pour les personnes en situation d’handicap ». Plusieurs critères entrent en ligne de compte. Le type d’établissement (restaurants, commerces, parcs publics, cinémas, établissements publics, banques…), les gages d’accessibilités aux personnes à mobilité réduite, la circulation urbaine, les commentaires subjectifs… À terme, il s’agit là de recenser points forts et points noirs.

 

Association qui invitent donc tous ceux intéressés à participer à ce projet, à les rejoindre afin non pas se plaindre, mais d’obligerles mairies et toutes les collectivités locales et les administrations à respecter leurs obligations telles que la loi sur le principe de l’égalité des chances. Il s’agit donc avant tout de mettre les villes devant leurs responsabilités prétextant souvent un manque de moyens ou encore ne cessant de remettre ces obligations à plus tard.

La Rédaction

Renseignement : arcap.over-blog.com / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / Siège social : 5 rue Sadi Carnot 83170 Brignoles