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insertion professionnelle des-travailleurs handicapes CRP de 38Une formation professionnelle indispensable et alors que les politiques ne cessent d'affirmer qu'elle serait le fer de lance pour permettre notamment au travailleur handicapé en manque de qualification, de trouver un emploi. Malgré tout, ils seraient plus de 3300 à en être privé d'une possibilité de formation faute d'investissement de pouvoir public ! Un constat dressé aujourd'hui dans un communiqué par les quatre principales associations APF, FNATH, UNAPEI et APAJH.

Quatre organisations qu'ils ont joignent leur voix pour dénoncer l'abandon de 3334 parcours de formation destinés aux demandeurs d'emploi en situation de handicap, en raison d'un blocage des moyens de fonctionnement du Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) par les tutelles. Une situation inacceptable alors même que la situation de l'emploi des personnes en situation de handicap connaît actuellement une forte dégradation et progression de 14,9 % d'augmentation du taux du chômage en 2011 chez les travailleurs handicapés et qui seraient de plus 5,7 % pour le premier semestre 2012 selon certains chiffres. Ainsi, l'APF, l'APAJH, l'UNAPEI et la FNATH demandent aux tutelles d'accorder les crédits suffisants au FIPHFP afin que ce dernier puisse assurer ses missions et permettre, dans les meilleurs délais.

Une loi de finances de 2011 qui a vu transférer la compétence pour financement et la mise en œuvre des parcours de formation professionnelle pré-qualifiante et certifiante, des demandeurs d'emploi en situation de handicap, de façon partagée au FIPHFP et à l'AGEFIPH. Ainsi, les fonds substituent à l'État comme cocontractants de l'AFPA pour l'exécution du lot du marché de formation professionnelle relatif aux demandeurs d'emploi reconnus travailleurs handicapés. La situation qui plonge plus 3300 sans parcours de formation étant le résultat d'un manque de prolongation de cette convention qui arriver à échéance en juin dernier. Deux fonds pourtant solidairement engagés dans le cadre d'un groupe de commande, toute prolongation suppose l'accord des deux parties.

Or, si l'AGEFIPH a émis un avis favorable début juillet, une telle décision n'a pu être obtenue du FIPHFP. En effet, ce dernier reste dans l'attente de nouveaux arbitrages des pouvoirs publics, les tutelles bloquant depuis un an tout octroi de moyens de fonctionnement au FIPHFP en dépit d'un audit externe conduisent, en 2011 les besoins liés à la montée en charge de son activité. Les trois collèges du Comité national du FIPHFP (employeurs, associations et organisations syndicales) ont voté à l'unanimité contre l'arbitrage de l'État en mars dernier et sollicité un nouvel arbitrage du premier ministre après avoir ajourné la tenue du comité national.

Comme l'affirment les associations dans le communiqué, au-delà des raisons administratives et budgétaires invoquées par les pouvoirs publics, l'APF, l'AP'JH, l'UNAPEI e' la FNATH constatent les conséquences directes et les dommages collatéraux par ces décisions. Alors que l'accès à la formation et à la qualification constitue le moteur essentiel de l'accès ou du retour à l'emploi, ce sont aujourd'hui 3334 personnes qui sont toujours privées de leur formation ! L'APF, l'APAJH, l'UNAPEI et la FNATH, demandent aux tutelles d'octroyer les moyens nécessaires au FIPHFP dès maintenant et de permettre la mise en œuvre de ces formations au plus vite !

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