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Janick Leclair professeur de francais en situation de handicap auditifEn à peine une semaine, l’éducation nationale nous prouve une nouvelle fois que sa politique d’inclusion n’a que pour valeur de celle de mots tenus par la ministre de l’Éducation nationale, Najat VALLAUD BELKACEM. Deux itinéraires qui auront néanmoins mobilisé leurs collègues et les réseaux sociaux. Entre celle de Sylvain FERET à Montceau-les-Mines, en Bourgogne et celle de Janick LECLAIR a Saint-Gaudens en Haute-Garonne, qui a appris, la veille de la rentrée 2016, qu'elle n'avait pas le droit d'enseigner. Une décision prise dans les deux cas par les rectorats respectifs à cause d’une prétendue impossibilité d’exercer leurs métiers à cause de leur handicap !

Les portes du lycee Moliere ornees de soutiens JusticePourAmelieOui la discrimination et toujours bien présente, reste que la mobilisation et la solidarité peut parfois obliger quelques intellectuelles peut intéresser a défendre les valeurs humaines à devoir revenir sur leurs décisions. C’est ce qu’a vécu la jeune Amélie atteinte de la maladie de Lyme, qui avait été exclue de son lycée parisien à cause tout simplement de son fauteuil roulant et manque d’accessibilité. Un retour de décision provoqué par la mobilisation de tous ces camarades qui n’auront pas hésité a engagé une grève choquée par la décision de leur Lycée Molière.

Rentree scolaire ecole le groupe scolaire Courrege de ToulouseDernière rentrée de ce gouvernement, dont la ministre Najat VALLAUD-BELKACEM à rappeler lors d’une conférence de presse le 29 août dernier, l’ensemble de reforme qui seront en vigueur pour 2016-2017. Une présentation dans lequel elle revint sur l'accueil des élèves en situation de handicap. Une rentrée qui accueillera près de 12,4 millions d’élèves dont environ 280 000 en situation de handicap pour un nombre d'Accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) qui sera lui en progression, mais encore largement insuffisant pour répondre a une véritable politique d’inclusion et toujours contrainte à une certaine précarité...

un enfant aupres d une avs dans une classe dans la banlieux parisienneHier, un enfant de 10 ans a été sommé, par l'équipe éducative, de rassembler ses affaires et de quitter, sur-le-champ, définitivement son établissement scolaire, son « handicap » ne permettant pas son maintien en milieu scolaire classique et sans qu’aucune alternative de prise en charge ne lui soit proposée. Une situation que dénonce une femme Armonie sur son blog. Un enfant qui aurait déclaré à l’équipe éducative « vous m’abandonnez » s’est rendu, en pleurs, dans sa classe. Elle alors prit ses affaires et écrire au tableau « Au revoir les copains » puis à quitter définitivement l’établissement.

Inclusion des enfants en situation de handicaps au sein de la scolariteL’inclusion en France en matière de scolarité serait meilleure au sein des écoles notamment en primaire que dans les secondaires, au collège ou dans les lycées, vient de faire savoir Conseil national d'évaluation du système scolaire (CNESCO). Au final des progrès, mais peut mieux faire telle le constat que vient de dresser celui a l’occasion d’une selon une conférence de comparaison internationale avec le Centre international d'études pédagogiques (CIEP),

un enfant aupres d un avs dans une classe dans la banlieux parisienneAprès plusieurs d’attente il faut tout de même le reconnaître. Le gouvernement et notamment le ministère de l’Éducation nationale, le seule encore a faire tombé les chiffres du FIFPH a publié un décret et un arrêté récemment créent officiellement un diplôme d'État d'accompagnant éducatif et social. Celui-ci remplace deux diplômes dans le domaine de l’accompagnement des personnes trois catégories celui d'auxiliaire de vie sociale (DEAVS), celui d'aide médico-psychologique (DEAMP) et y adjoint la fonction d’accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH).

Manifestation du collectif AVS31 le 16 ocotobre 2013 devant le rectoratLe 16 décembre 2015, les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), autrefois AVS, du département de la Haute-Garonne, son venu manifesté une nouvelle fois leurs colères face au rectorat toulousain en milieu d'après-midi, face a une précarité économique et le manque de poste de plus en criant. Une situation qu'avaient évoquée, le 3 décembre dernier les défenseurs des droits dans un rapport sur les enfants en situation de handicap. Se sont au final près d'une trentaine de professionnels présents à cette manifestation organisée a l'appel du collectif du collectif AVS31 en colère et de trois syndicats le SNUipp-FSU 31, Snes-FSU et celui de CGT éduc'action.

Des professionnels venus exprimé leurs colères et formuler à nouveau leurs demandes auprès du rectorat notamment face a la précarité de leur emploi, mais aussi celle d'un salaire de moins de 600 € soit 20,33 heures payées est un mi-temps imposé, comme le rappel la porte-parole Laura FEVRIER du collectif AVS31.

Des revendications notamment de temps plein qui n'auront semble-t-il très peu de chance d'être entendu par le recteur de l'académie. Alors que les « enfants ont besoin d'une aide à pleinTract distribue par le collectif AVS31 temps ainsi qu'un statut de fonctionnaire ». Un statut promis il y a deux ans par l'ancien premier ministre qui ne sera jamais mis en œuvre.

En échange un simple CDD signé sous forme deux contrats le premier un contrat de droit public signé par le rectorat, puis un deuxième des contrats aidés encore plus précaires. Des hommes et femmes qui aujourd'hui exercent une profession sans aucun diplôme n'existent véritablement.

Des postes d'AESH encore largement en dessous des effectifs nécessaire dans le département. Une situation que le député socialiste de Haute-Garonne Christophe BORGEL, reconnaît et qui se dit «préoccupée» par cette situation. Citant sa 9e circonscription en exemple ou selon lui « des dizaines de postes ne sont pas pourvus et je connais pourtant plein de gens qui voudraient ne pas rester au chômage. Je ne vois pas ce qui bloque, soit du côté de Pôle emploi soir du côté du rectorat».

Stéphane LAGOUTIERE