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rentree scolaire_enfant_handicapIls étaient ce matin 12,3 millions d'élèves, primaires, collèges et lycées, réunis à faire leur rentrée, parmi eux des élèves en situation deux ans de handicap. 232 160 à la rentrée en 2013 en milieu ordinaire et majoritairement de sexe masculin, on ne peut qu'espérer que la rentrée 2014 ne sera meilleure que celle qu'ils ont précédée. Mais inévitablement cette nouvelle année, risque d'être encore pourvu de nombreux écueils pour...

les parents tout comme pour les élèves ! Des élèves qui auront pour la première fois une femme comme ministre de l'Éducation nationale, Najat VALLAUD-BELKACEM.

rentree 2014 ministre education nationaleLa ministre, qui face aux difficultés a annoncé poursuivre lors de sa conférence de presse, l'action de ses prédécesseurs pour la scolarisation des élèves handicapés avec notamment la réforme attendue des Clis (primaire) et des Ulis(secondaire), le ministère qui indique qu’une "Une circulaire présentant le nouveau fonctionnement des Ulis est prévue, pour une publication avant la fin de l’année 2014".

Ainsi que la professionnalisation des accompagnantes, dont la précarité, reste une réalité, mais aussi l'entrée en vigueur du Plan d'accompagnement personnalisé, la ministre veut "mieux accompagner les enfants handicapés".

Le PAP : nouveauté de la rentrée 2014

Graphisme evolution eleves handicape en primaireInstitué par l'ancien ministre de l'Éducation nationale est inscrite dans la loi Peillon de juillet 2013, le projet d'accompagnement personnalisé sera manifestement la grande nouveauté de cette rentrée scolaire 2014 pour les élèves en situation de handicap. Le PAP, qui attendait ses décrets d'application pour entrer en vigueur dont le Conseil d'État vient de donner le feu vert.

Le PAP, qui aura pour objectif selon le gouvernement, de permettre un aménagement pédagogique rapide pour les élèves, atteint de faciliter l'apprentissage des enfants en situation de handicap. Un objectif dont de nombreux parents émettent déjà des doutes et craignant de nombreux effets pervers.

Ainsi selon Diane CABOUAT, animatrice de la commission scolarité au Conseil national consultatif des personnes handicapées, le PAP devra faire l'objet d'un encadrement. Car si « dans la théorie le PAP c'est très bien. C'est une réponse pour des jeunes qui ont des troubles de l'apprentissage, mais qui n'a pas d'autres besoins que des aménagements pédagogiques » explique-t-elle. Le risque selon cette dernière « remplaçait les aménagements déjà existants, plus complets et plus coûteux (...) Au final, devoir me répondre : il est dyslexique, il n'est pas handicapé, demandez un PAP ».

Amélioration, mais difficultés demeurent une réalité…

Un constat de rentrer en demi-teinte, car au-delà de quelques cas positifs comme celui de l'académie de Midi-Pyrénées se sont 7000 élèves qui seront scolarisés soient une progression de 1000 élèves supplémentaires selon Michel-Jean FLOC'H, directeur académique des services de l'éducation nationale. Une une autre expérimentation devrait également permettre d'accueillir cet enfant autiste dans les écoles maternelles de Tournefeuille.

Ou encore la joie de la petite Agathe au collège-lycée St-Vincent-Providence à Rennes, qui a fait sa rentrée accompagnée de Harry, un chien d'aveugle qui aidera celle-ci au sein de son collège. "Harry viendra aussi au self, surtout ne lui donnez pas àGraphisme evolution eleves handicape en second degre manger!", prévient la directrice. "Et ne le caressez pas, sinon il risquerait de laisser Agathe".

Deux exemples qui doivent néanmoins inciter à défaut les parents à beaucoup de prudence, force est de constater que selon les associations 2013 avait vu l'absence de scolarisation de plus de 20 000 enfants en situation de handicap.

Parmi les écueils à prévoir, ceux de la réforme sur les rythmes cette colère, il semblerait que selon les nombreux maires, élus locaux ou encore syndicat de l'enseignement des difficultés seront à prévoir concernant les mesures d'accueil des enfants en situation de handicap. Une situation qui pourrait s'expliquer face au manque de personnel spécialisé dans la gestion des différents types de handicap : un moteur, l'auditif, visuel ou mental.

Autre risque, celui de la multiplicité des plans. Les parents risquant de ne plus savoir vers quel plan se tourner. Entre le PPS pour ceux qui ont les plus grandes difficultés, le PAI (Plan d'accompagnement individualisé) pour les enfants touchés par une maladie chronique ou un PPRE (Plan personnalisé de Réussite éducative) pour des difficultés scolaires ordinaires, il y a de quoi véritablement s'y perdre ! Le ministère qui doit prochainement publier un décret et donner des instructions claires pour que les inspecteurs spécialisés eux au moins, puissent s'y retrouver…

Un accompagnement qui reste fragile et change de nom…

Les désormais AESH toujours en situation de frangiliteSi on doit noter la mise en oeuvre de la création de 350 postes d'accompagnement d'élèves en situation de handicap (AESH) anciennement AVS. Ce chiffre demeure pour les associations largement insuffisantes, auquel s'ajoute une précarité de ses emplois.

Les AESH, qui sont des agents contractuels de l'État recruté par contrat de droit public. Des contrats d'une durée maximale de trois ans, renouvelable dans la limite de six ans. Au terme de six années continues d'engagement, ces agents ne peuvent être reconduits qu'en contrat à durée indéterminée(CDI). À partir du 1er septembre 2014 les quelque 28 000 AESH, bénéficiant d'un CCD avec la perspective de pouvoir bénéficier d’un CDI au terme de six années en cette qualité.

Une école où pourtant plus de 90 % des enseignements du primaire sont favorables à l'école inclusive, accueillants les élèves handicapés dans des établissements ordinaires, mais ils ne s'estiment pas assez formés, selon une enquête du SNUipp-FSU publié en juillet dernier.

Coût de la rentrée pour les familles

Le coût de la rentrée augmente de 2,17 % pour un enfant entrant en 6e, à 189,09 euros, selon Familles de France (FDF). La Confédération syndicale des familles (CSF) estime que le coût va augmenter de 1,35 % en moyenne, notamment en raison du prix des équipements sportifs pour les lycéens qui font un bond de 17 %.

Selon le ministère de l'Éducation, le coût de la rentrée est stable (-0,1 %) par rapport à 2013, évoluant moins que l'inflation. Un cout qu’il convient tout de même de majorée aux profits des enfants en situation de handicap dont les équipements peuvent atteindre des couts exorbitants pour les familles.

Stéphane LAGOUTIÉRE

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