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Inclusion des enfants en situation de handicaps au sein de la scolariteL’inclusion en France en matière de scolarité serait meilleure au sein des écoles notamment en primaire que dans les secondaires, au collège ou dans les lycées, vient de faire savoir Conseil national d'évaluation du système scolaire (CNESCO). Au final des progrès, mais peut mieux faire telle le constat que vient de dresser celui a l’occasion d’une selon une conférence de comparaison internationale avec le Centre international d'études pédagogiques (CIEP),

fin janvier et qui a émit ce 11 février des recommandations pour aller plus loin, notamment dans l’accès aux bâtiments. Aller plus loin vers l’idéale inclusive…

Après une décennie (2005-2015) avec des avancées jugée comme « fulgurante » salue Nathalie MONS la présidente du CNESCO, ou des parents ont vu les portes des écoles s’ouvrir, jusque-là surtout cantonnés dans des instituts médico-sociaux. Reste que les discriminations son encore nombreuses après une décennie, un constat confirmé par l’ONU ou encore par le Défenseur des droits. Une présidente qui souhaite avant tout que « l’on s’approche davantage de l’idéal d’une école inclusive ».

Une loi qui depuis 2005 aura instauré un droit à la scolarisation pour tous les enfants et adolescents handicapés, comme la majorité des pays européens, une école qui n’est plus strictement enfermé dans une « vision médicale du handicap ». En dix ans le nombre d'enfants scolarisés en milieu ordinaire a presque doublé.

Passant de 133 838 en 2004 à 252 285 en classe ordinaire (53%). Sachant que sur 330.247 élèves handicapés scolarisés en 2014, 24% d’entre eux sont en classe spécialisée, 21% dans des établissements spécialisés sous la tutelle du ministère de la Santé et 2% en scolarisation partagée (spécialisée et ordinaire).

Une évolution plus en faveur du handicap physique que intellectuelle

Mais la France reste "au milieu du gué" selon Nathalie MONS. Un quart des écoles construites depuis 2008 ne respectent pas les règles d'accessibilité. L'inclusion s'est davantage concrétisée en maternelle et à l'école élémentaire qu'au second degré, où il y a quatre fois moins d'élèves handicapés au lycée qu'au collège. Beaucoup de jeunes ne sont plus scolarisés après 15 ans. 

Plus de la moitié (58%) des lycéens handicapés sont scolarisés dans une filière professionnelle, contre un tiers pour l'ensemble des élèves. De même, les jeunes d'origine modeste sont surreprésentés parmi les élèves handicapés. A noté  tout de même que les enfants concerné par des déficiences intellectuelles sont moins représentées en milieu ordinaire que les déficiences physiques.

La présidente qui met également en avant le manque de communication avec les parents qui « peut aussi s'améliorer ». Actuellement, moins de la moitié des familles connaissent les aménagements pédagogiques prévus par le plan personnalisé de scolarisation de leur enfant.

« Éliminer les barrières physiques »

Le CNESCO qui estime que la responsabilité est double, a la fois celle des ministères de la Santé et de l'Éducation « a créé une inflation d'organisations » qui pourrait s’avérer responsable, ainsi  qu « une multiplication de sigles incompréhensibles pour les parents ».

La conférence qui préconise « d’éliminer les barrières physiques » pour aller plus loin dans l'inclusion, et appelant les responsables d’établissement dans  toute construction ou reconstruction d'établissement scolaire de respecter les règles d'accessibilité, tout comme pour les transports scolaires. Sans oublier la formation des enseignants dans leurs évaluation des élèves handicapés et à la diversité des méthodes pédagogiques.

Celle-ci qui préconise également le développement le tutorat entre les élèves handicapés et les autres, « proposer des activités périscolaires adaptées dans le cadre de la réforme des rythmes, désigner dans chaque établissement un enseignant capable de répondre aux questions des différents acteurs et "d'impulser une démarche de mutualisation des expériences ». Sans oublier  la prise en charge financière de l'enseignement à distance du Cned devrait aller au-delà de l'école obligatoire (seize ans).

La conférence qui a mis également en exergue des initiatives réussies qu'elle prône de généraliser. Citant par exemple, la création d'une base de données d'outils pédagogiques par académie, comme le fait l'académie de Toulouse pour les élèves "dys" (dyslexie, dyscalculie). Ou encore des tablettes individuelles avec des logiciels dédiés comme à Sarreguemines, où les élèves peuvent photographier le cours du prof, que l'outil numérique peut ensuite lire à haute voix, compléter avec des définitions...

Sont aussi cités des parcours individuels brillants, comme celui d'Alexandre TCHERKEZIAN, qui cumule plusieurs handicaps après un accident cérébral à la naissance, mais a décroché son baccalauréat gestion administration avec une mention "Très Bien". Ou celui de Matias de Sainte Lorette qui malgré une déficience visuelle à 80%, a enchaîné Sciences Po et l'ENA. Il est maintenant maître des requêtes au Conseil d'État.

La Rédaction
Avec l’AFP et Andrea GRAELLS TEMPEL

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