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un enfant aupres d une avs dans une classe dans la banlieux parisienneHier, un enfant de 10 ans a été sommé, par l'équipe éducative, de rassembler ses affaires et de quitter, sur-le-champ, définitivement son établissement scolaire, son « handicap » ne permettant pas son maintien en milieu scolaire classique et sans qu’aucune alternative de prise en charge ne lui soit proposée. Une situation que dénonce une femme Armonie sur son blog. Un enfant qui aurait déclaré à l’équipe éducative « vous m’abandonnez » s’est rendu, en pleurs, dans sa classe. Elle alors prit ses affaires et écrire au tableau « Au revoir les copains » puis à quitter définitivement l’établissement.

Une qualification du « handicap », qui selon la jeune femme initiée par l’éducation nationale, n’est ni physique, ni mental, mais la conséquence d’une difficulté d’adaptation de l’enfant à la vie scolaire.

L’enfant était jusqu’alors accompagné d’un AVS. Sur décision arbitraire et unilatérale, il a été décidé de mettre fin à la mission de l’AVS fournissant ainsi l’argumentation de l’équipe éducative de ne pas pouvoir assurer une prise en charge de l’enfant par l’enseignant. Cette décision, pour le moins dictatoriale et expéditive, ne semble pas répondre aux fondamentaux de L’éducation nationale dont le code stipule notamment. Tous comme aux promesses faites par le Président de la République lors de la conférence nationale.

Qu’en est-il des exclusions définitives d’établissements primaires : la question ne semble pas avoir été envisagée par le législateur.

Par ailleurs, l’éducation nationale annonce que la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation de la citoyenneté des personnes handicapées et la loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’École de la République du 8 juillet 2013 ont permis des avancées majeures dans la politique de scolarisation des élèves en situation de handicap.

Le ministère chargé de l’Éducation nationale déclare que des efforts sans précédent pour améliorer la scolarisation en milieu ordinaire des élèves en situation de handicap on été fait avec pour objectif d’aller vers une école toujours plus inclusive sachant s’adapter aux besoins spécifiques. Les différents dispositifs de scolarisation, les parcours de formation individualisés et les aménagements personnalisés en fonction des besoins des élèves sont autant de mesures participant à l’inclusion scolaire.

La loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’École de la République a introduit le plan d’accompagnement personnalisé conçu comme un dispositif d’aide permettant des aménagements et adaptations de nature pédagogique lorsque les troubles des apprentissages entraînent des difficultés scolaires durables. Elle stipule également que chaque école a vocation à accueillir tous les enfants, quels que soient leurs besoins. Pour répondre aux besoins particuliers des élèves en situation de handicap, un projet personnalisé de scolarisation (PPS) organise la scolarité de l'élève, assorti des mesures d'accompagnement décidées par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH). La scolarisation peut être individuelle ou collective, en milieu ordinaire ou en établissement médico-social.

Malgré ce cadre législatif idéaliste, la réalité semble beaucoup moins réjouissante et l’éducation nationale fort démunit devant le « handicap » !

Quel avenir pour cet enfant ?
L’exclusion définitive de la vie scolaire ne mène-t-elle pas à l’exclusion définitive de la société ? L’éducation nationale est-elle à la hauteur à l’heure de la conférence nationale du handicap ? Comment parler d’inclusion lorsque la seule solution aux yeux de l’éducation nationale est l’exclusion d’un enfant pour handicap ? Des questions auquel véritablement il y a donc une différence entre les promesses politiques et celle de la réalité quotidienne.

Pour preuve les déclarations de Najat VALLAUD-BELKACEM QUI avait pourtant profité de la dernière Conférence nationale du handicap pour rappeler que « L’école inclusive, c’est celle qui « reconnaît que tous les enfants partagent la capacité d'apprendre et de progresser [...] qui veille à l'inclusion scolaire de tous les enfants, sans aucune distinction », dit la Loi de la Refondation pour l’École de la République. C’est l’école qui se soucie de tous les enfants ; mais c’est aussi celle qui ambitionne la construction de la société de demain et d’un vivre ensemble où chacun se reconnaît en l’autre dans ce qu’il est à la fois le même et différent. »

La Rédaction

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