Contenu principal

Message d'alerte

L'Union Nationale des Associations de Parents d'Enfants déficients auditifs (UNAPEDA) à annoncer son inquiétude dans un communiqué de la suppression de la lecture par un professionnel des sujets d'examens pour les élèves qui ont opté pour la lecture labiale sans langage parlé complété. Une décision prise dans une circulaire du 12
Une « médiatrice » (à droite) accompagne l'enseignante en interprétant ses propos en langue des signes. (illustration)© M. Zirnheldjanvier 2012 relative aux conditions de passation d'examens abroge et remplace celle du 26 décembre 2006.

Le Président de l'UNAPEDA a ce titre fait parvenir un courrier au ministre de l'Éducation nationale Luc CHATEL, ainsi qu'au Chef du bureau du DGESCO*. Une lettre dans lequel il précise son inquiétude face à une telle décision et qu'il qualifie de retour en arrière. Une circulaire qui concernant les élèves sourds, on note notamment la disparition en comparaison de la circulaire de décembre 2011 « Si la lecture labiale sans langage parlé complété a été choisie par le candidat, le texte sera dicté soit par un orthophoniste, soit par un professeur spécialisé pour la surdité en fonction de l'avis explicite du médecin de la CDAPH.».

Les responsables de l'association se soulèvent également contre un courrier de mars 2012 émanant du directeur du service académique des examens et concours des académies de Créteil, Paris et Versailles. L'association regrette de constater que ce qui prime n'est pas l'intérêt des jeunes, mais bien une « difficulté » à recruter les personnels qualifiés que sont les orthophonistes pour les missions d'assistance aux candidats », un type d'aménagement supprimé et remplacé par un lexique.

Cette nouvelle modalité de passation d'examens aurait été validée par la direction générale de la cohésion sociale (DGCS) et ce alors qu'il n'est pas fait mention de l'éventualité de ce type d'aménagement dans la circulaire de janvier 2012. l'UNAPEDA estime que ce qui doit s'appliquer sont bien les dispositions contenues dans les circulaires relatives aux passations d'examens et non pas des dispositions particulières à chaque Académie. Elle demande dans son communiqué « que les conditions d'examens de 2012 soient identiques à celles de 2011 avec possibilité d'assistance humaine et non pas avec constitution d'un lexique ».

 Stéphane LAGOUTIERE

 

* Chef du bureau de la personnalisation des parcours scolaires et de la scolarisation des élèves handicapés


 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir