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AVS et EVS et enseignant manifestant déjà devant la préfecture le 15 juin 2012 ©FSU Alors que comme chaque année de nombreux contrats d'auxiliaire de vie scolaire et d'emploi de vie scolaire (AVS - EVS) se sont s'arrêter le 30 juin. Pour la plupart des salariés, cette fin d'année scolaire rime avec retour au chômage. À l'appel du syndicat FSU, une poignée d'entre eux s'est rassemblée, le 28 juin, en fin de journée, devant les grilles de la préfecture de Tours où une délégation a été reçue par le directeur de cabinet du préfet.

Une situation inacceptable pour Élodie, une jeune AVS employée depuis vingt mois dans une école primaire auprès d'une élève handicapée, et qui a appris hier par un mail envoyé à la directrice de l'établissement que son contrat ne serait pas renouvelé. « C'est le retour à la case départ, explique-t-elle. Après, ils vont prendre à ma place une autre personne ». Une situation de précarité difficile pour l'AVS, mais encore plus pour les enfants, dont certains mettent plusieurs semaines voir quatre ou cinq mois à établir une relation avec celle-ci. « On touche 657 € nets par mois, commente une EVS. Et il n'y a pas d'indemnité de fin de contrat, rien du tout. En fait, on reconnaît que c'est une fonction, mais pas un métier », ajoute Élise.

Un renouvellement sans rupture

Seules les personnes de plus de 50 ans, bénéficiaires des minima sociaux ou les travailleurs handicapés, peuvent obtenir des renouvellements de leurs contrats allant jusqu'à 60 mois. Hier, lors de leur manifestation devant la préfecture, les AVS et EVS ont réclamé « une titularisation ». Après l'entrevue avec le directeur de cabinet du préfet, Vincent MARTINEZ, secrétaire de la FSU 37, a annoncé que « les contrats qui peuvent être renouvelés le seront sans rupture pour une durée de dix mois ». Mais ceux-ci ne pourront être signés que vers le 10 juillet. « La préfecture confirme aussi que le volume de contrats sera le même à la rentrée prochaine, ajoutait le représentant de la FSU. En revanche, pour ceux qui sont près des vingt-quatre mois, il ne peut pas y avoir de renouvellement. » La situation n'est donc pas totalement satisfaisante. Et pour beaucoup de ces salariés précaires, l'avenir reste incertain.

La Rédaction

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