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Signature convention Thales Universite de BretagneThales et l’Université de Bretagne occidentale (UBO) ont signé aujourd’hui la reconduction de l’accord-cadre de collaboration en faveur des étudiants en situation de handicap pour une nouvelle période de trois ans. Un accord qui concerne les deux sites du groupe implantés sur le bassin d’emploi Bretagne ainsi que les établissements de l’UBO comprenant le pôle principal de Brest, les sites de Quimper et de Morlaix, les écoles internes (ESIAB, IUFM), les instituts (IAE, EURIA, IPAG, IUEM) et les IUT.

Un engagement qui coïncide avec le renouvellement entre Thales et les organisations syndicales de son accord Groupe en faveur des personnes en situation de handicap pour les années 2015 à 2017

Quatre objectifs communs…

Un accord qui définit un nouveau programme d’action et qui aura quatre axes, dans lequel Thales s’implique auprès de la Cellule Handiversité de l’UBO.

Tout d’abord l’accessibilité des postes de travail pour les étudiants en situation de handicap afin d’améliorer le suivi de leurs études avec pour cela la création de postes de travail accessibles dans les différents centres de ressources de l’Université, équipements à usage collectif, tels que télé agrandisseur ou tout autre équipement à l’usage des déficients visuels, équipements spécifiquement adaptés à la lourdeur du handicap d’un étudiant.

Ensuite un soutien dans le parcours pour chaque étudiant en situation de handicap : Thales et l’ensemble des entreprises partenaires participeront à l’accompagnement individualisé de ces étudiants, en partenariat avec la Cellule Handiversité de l’UBO : aide à la prise de notes, assistance en bibliothèque et lors des travaux pratiques, lecture et enregistrement de documents, tutorat et soutien pédagogique

Le troisième axe concernera lui les actions de communication, notamment en direction des établissements secondaires : une campagne de communication sera effectuée auprès des lycéens et notamment ceux des établissements spécialisés de la région Bretagne, afin de leur faire connaître les possibilités d’accompagnement qui leur sont offertes, notamment à l’UBO et en entreprise lors de leur stage.

Enfin dans celui de l’insertion professionnelle des étudiants en situation de handicap cet accord aura pour but de préparer une meilleure insertion professionnelle des futurs diplômés de l’UBO, Thales participera au parrainage, coaching individuel ou tutorat individualisé et personnalisé d’étudiants en situation de handicap.

Thales contribuera à la simulation d’entretiens d’embauche et proposera des visites de ses établissements pour mieux faire connaître ses métiers. Le Groupe collaborera au programme spécifique d’aide à la formation en alternance mis en place par l’UBO dans certaines filières.

Une entreprise engagée dans l’emploi du handicap

À souligner que l’entreprise reste un groupe modèle dans son engagement. Le groupe qui s’est mobilisé depuis plus de 20 ans dans ce domaine en développant une politique d’égalité des chances au cœur de sa politique de Ressources humaines. Depuis deux décennies l’entreprise a ainsi favorisé le recrutement et le développement professionnel des personnes en situation de handicap. Thales a renouvelé en 2014 avec l’ensemble des organisations syndicales représentatives son accord Groupe pour les années 2015-2017. Thales emploie en France 1700 personnes en situation de handicap, dont chaque année, une centaine de stagiaires et d’alternants

La Rédaction

Universite Paul SABATIER Toulouse III

Afin d'accompagner les lycéens en situation de handicap dans la poursuite d'études supérieures, le Rectorat de l'académie de Toulouse et l'Université Fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées organisent une demi-journée d'information et de sensibilisation aux parcours post-bac. Une demi-journée qui s'adresse aux élèves en situation de handicap des classes de première et de terminale afin de préparer leurs eventuel entrée a l’université en 2015, ainsi que à leurs familles, ou aux professionnels et à l'ensemble des personnes concernées. Une manifestation qui aura lieu le 3 décembre de 14h à 16h30 (amphi Maxwell, bâtiment 3TP2).

Au programme de cette rencontre auquel la Rectrice de l'Académie de Toulouse et Madame la Présidente de la COMUE Toulouse Midi-Pyrénées interviendrons, deux tables rondes, la premiere, sur la formations, adaptations et les compensations, la second sur le thème de la vie pratique et la vie étudiantes. Un lieu ou les visiteurs pourront également trouver des stands dans le cadre d’échanges individualisé avec les différents partenaires.

Parmi ces derniers a noté notamment la communauté d'universités et d'Établissement Toulouse Midi-Pyrénées (COMUE), le CROUS ; la MDPH ; plusieurs associations au service des personnes en situation de handicap avec le soutien de la MGEN et la LMDE.

Une inclusion des étudiants essentiel dans les universités française a l’heure ou le chomage ne cesse de progresser et ou bon nombre d’entreprises ne cesse de reprocher le manque de qualification des personnes en situation de handicap. Une situation du essentiellement au fait que aujourd’hui bon nombre d’enfant handicapés sont rejeté du systhéme scolaire plus de 20 000 a 30 000. Pire le nombre d’étudiant dans les universités ne depasse pas 2.5% en France.

Si le nombre d’étudiant a Toulouse en situation de handicapé dans les universités n’a eu de cesse d’évoluer depuis 2010 ou ils étaient 340 pour atteindre 455 soit selon le rectorat + 22 % depuis 2010. Un chiffre qu’il convient de relativisé la rentrée universitaire 2012-2013 ayant compté 103 361 étudiant de Haute-Garonne soit 121 887 en Midi-Pyrénées, soit 0.5% !!!

La Rédaction

Vis ma vue un jeu epoustouflant de realismeDu 27 au 30 novembre prochain, à l’occasion du salon de l’Éducation, le groupe MGEN présentera sur son stand deux programmes éducatifs, auquel il a participé sous le pilotage de Canopé : « Vis ma vue », sur le handicap visuel, et « Corpus », sur le corps humain. Tous deux sont gratuits et en accès libre sur Internet, pour les enseignants et leurs classes, et pour les familles.

Le premier « Vis ma vue » est un jeu sérieux en ligne développé à l’initiative de Streetlab (filiale de l’Institut de la Vision), avec Canopé et le soutien du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il permet aux enseignants de cycle 3 (CE2, CM1, CM2 et 6è) d’aborder la question du handicap visuel avec leurs élèves en leur faisant prendre conscience des difficultés rencontrées par les élèves déficients visuels. « Vis ma vue » est un véritable support pédagogique d’aide à l’intégration des élèves en situation de déficience visuelle.

Le second développé par Canopé et plusieurs partenaires dont le groupe MGEN, « Corpus » est une plateforme intégrant des modules 3D sur la connaissance du corpsCorpus image du site humain, un jeu sérieux en éducation pour la santé ainsi que des contenus destinés à accompagner des actions de promotion de la santé en milieu scolaire (vidéos et fiches pédagogiques).

Celui-ci s’adressant aux 12-24 ans, « Corpus » adopte une approche globale de la santé : il propose d’accéder à des connaissances sur le corps humain, de réfléchir aux comportements de santé et d’organiser le débat sur des questions en lien avec la vie des enfants et des jeunes (vie affective, alimentation, rapports filles/garçons, fête…).

 « En associant dans une démarche commune des acteurs de la pédagogie, de la santé et de la recherche scientifique, en proposant une multiplicité de supports, en alternant démarches d’apprentissage, de sensibilisation ou de jeu, en variant les modes de réceptions (seul, en groupe, en classe, à la maison), Corpus et Vis ma vue constituent des outils novateurs de référence dans le domaine de l’éducation numérique. Canopé est fier de porter de tels projets » souligne Jean-Marc MERRIAUX, directeur général de Canopé

Un sentiment partagé par Éric CHENUT, vice-président délégué du groupe MGEN, qui explique le soutien du groupe MGEN : « Nous sommes fiers d’accompagner Canopé et les différents partenaires sur ces deux projets ambitieux. (…) acteur de la prévention et de la promotion de la santé, le plus souvent au service de la communauté éducative. Nous réalisons nous-mêmes de très nombreux projets d’éducation à la santé, via notre association ADOSEN Prévention Santé MGEN ».

La Rédaction

Programme Tutorat PHARES de la FEDEEHAlors que l’éducation et notamment supérieur, tous comme la formation sont les principaux leviers de l’exclusion du monde du travail pour les personnes en situation de handicap. Face a un chômage qui n’a eu de cesse multiplier par six en dix ans pour dépassé les 23 %. La Fédération étudiante pour la réussite des jeunes en situation de handicap (FÉDÉEH) encourage depuis 2008 dans le cadre du programme PHARES des étudiants tuteurs encouragent des élèves handicapés à poursuivre leurs études supérieures à hauteur de leur potentiel.

Une conférence annuel de prise de bilan, qui aura lieu AU Parc des Expositions, Paris Porte de Versailles, 27 novembre 2014, 14h-17h, qui accueillera en conclusion et viendra réagir à ces interventions, la Secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion, Ségolène NEUVILLE.

Si le programme PHARES, reste novateur et levier réellement efficace pour l’orientation choisie de la poursuite des études supérieures notamment des jeunes handicapés, celle-ci demeure fragile face a cette nouvelle aggravation du chômage en 2014 après celle record de 2013. Une situation qui confirme la situation plus que moyenne de la formation professionnelle où ils sont plus de 80 % encore à n’avoir qu’un niveau égal ou inférieur au Bac.

Comment accepter qu’aujourd’hui encore on compte trois fois moins de lycéens que de collégiens en situation de handicap et que ceux de ces jeunes qui parviennent à décrocher un bac soient moins nombreux que leurs pairs à entrer dans le supérieur ? S’interroge le FÉDÉEH qui depuis sa création en 2010 s’est engagé à déployer le programme PHARES créé deux ans plutôt par l’ESSEC et la MAIF.

Le tutorat : en recherche de volonté politique…

Si des grandes écoles comme celles de l’école supérieure de commerce de Grenoble ou de Dijon, ce sont véritablement donnée les moyens d’une telle ouverture, le cas des universités françaises et loin d’être exemplaire, comme le prouve le travail chaque année de l’association Starting-Block, qui milite elle aussi dans ce sens. Des étudiants en situation de handicap qui représenterait que 2 %.

Reste avant cette arrivé en étude supérieure un soutien destiné aux élèves handicapés scolarisés en milieu ordinaire de la troisième à la terminale représente un élément majeur d’inclusion, un travail que tente ce dispositif de séance de tutorat hebdomadaires dont l’objectif et d’aider ces jeunes à aller au plus loin de leurs capacités et lever les freins liés à leur handicap.

Une volonté du programme PHARES freiné bien trop souvent par un manque d’investissement politique et financier des responsables dirigeants politique. Le problème malgré un changement de nom des AVS n’en reste pas moins de la défaillance de notre système éducatif, qui ne cesse de régresser y compris pour les jeunes valides.

Permettre a ses jeunes de choisiras leur avenir…

Un programme qui a prouvé six ans après sa création son efficacité celle de valorisé les atouts des jeunes handicapés et développe chez eux des compétences transversales utiles quelque soit leur projet d’études (confiance en soi, autonomie, aisance à l’oral, créativité, esprit critique, etc.).

Des séances en groupes restreints de 5 à 8 jeunes leur permettent également d’apprendre à communiquer sur leur handicap et à s’emparer des adaptations nécessaires pour optimiser leur parcours de formation.

Des résultats qui prouvent sont efficacité…

Un programme dont les résultats 2016 ou après six années d’expérimentation réussie dans le Val d’Oise avec un taux de 93% de poursuite d’études après le bac, 20 établissements d’enseignement supérieur ont aujourd’hui rejoint l’ESSEC pour accueillir PHARES en leur sein et porter ainsi le dispositif dans leur Académie.

Une réussite pour ce programme qui rassemble désormais près de 90 étudiants bénévoles mobilisés pour organiser et animer chaque semaine les séances de tutorat auprès de plus de 180 élèves handicapés engagés sur toute la France ! Forte de cesProgramme de tutora lycees Leon Blum de Creteil résultats qualitatifs et de ce premier déploiement, la FÉDÉEH constate cependant encore certains freins à lever pour consolider notamment aux niveaux locaux.

Leviers et freins : un déploiement dans tous les territoires à l'horizon 2016

Ainsi les difficultés des établissements supérieurs porteur de projet localement pour faire connaitre le dispositif dispositif auprès des élèves handicapés concernés sur le territoire, mais aussi ou les coûts importants consacrés à la prise en charge des transports de certains jeunes pour se rendre chaque semaine jusqu’aux séances de tutorat. Des freins et déploiements pour lesquels la fédération espère qu’il puisse être levé en 2016.

Des enjeux auquel souhaite la FÉDÉEH lors de cette conférence annuelle en présence à invité les différents acteurs et partenaires de PHARES pour y répondre et s’interroger sur la question : « élèves handicapés, étudiants tuteurs et établissements supérieurs : comment faire vivre l’inclusion sur son territoire ? ». Une conférence qui s’inscrit dans le double cadre hautement symbolique du Salon européen de l’Éducation et de la Semaine pour l’Emploi des Personnes handicapées.

Celle-ci se déroulera en trois parties, avec la présentation du dispositif, à travers notamment les témoignages d’acteurs de terrain (en direct ou en vidéos), la signature et la présentation des nouveaux établissements supérieurs s’engagement dans cette initiative. Enfin une intervention des partenaires clés pour la consolidation des programmes PHARES sur leurs territoires respectifs

À propos de « la FÉDÉEH »

Fédération étudiante pour la réussite des jeunes en situation de handicap ! S’engage et soutient le déploiement national d'un réseau social de jeunes handicapéset d’un réseau d'associations étudiantes dédiées au handicap.

Avec l'aide des membres de son Conseil ressource (structures spécialisées, établissements supérieurs, experts et entreprises) elle mobilise et accompagne ses bénévoles étudiants dans la mise en place d'actions pour la réussite des jeunes handicapés : tutorat d'élèves du secondaire, bourses d’études, prix associatifs étudiants, parrainage vers l'emploi, socialisation, campagne d'opinion, concertation et rencontre d'employeurs.

La FÉDÉEH manifeste sa culture d’empowerment à travers l’animation de son réseau d'entraide fondé sur la pairémulation entre jeunes handicapés et leur participation majoritaire à sa gouvernance.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Inclusion des enfants deficients mentaux a l ecoleUne école, dont le modèle français, et encore très loin d’être un exemple inclusion, pour preuve l’exil des parents de plus en plus important vers la Belgique ou la Suisse, mais aussi celle de récente mise en place des activités périscolaires obligatoire pour lequel beaucoup d’élèves handicapés en sont exclus.

Une situation que dénonce Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (Fnaseph). Des situations conduisent des parents faute de place dans les établissements spécialisés français, plusieurs centaines d'enfants se rendent en Belgique ou en Suisse pour suivre des cours adaptés à leur handicap.

Deux ainsi deux mois après la rentrée 2014 que sa Présidente Sophie CLUZEL, jugé comme relativement passable ! « Il semble qu’il y ait eu, globalement, moins de problèmes que les années précédentes ». La scolarisation des enfants handicapés demeure aujourd’hui un perpétuel casse-tête pour les « parents ou les accompagnants des élèves handicapés » soulignent l’association. Sur le terrain les textes se télescopent et complexifient les recrutements pourtant souvent anticipés correctement, au grand désarroi des familles.

Manque de place dans les structures spécialisées, échec de l'accompagnement en milieu ordinaire… Environ 20.000 enfants handicapés seraient obligés de rester à la maison. Face à cette situation, des milliers de parents sont contraints de scolariser leurs enfants en Belgique et parfois en Suisse. Une solution toujours très compliquée.

Un manque de place en France

Malgré les nombreux dispositifs mis en place par la France pour scolariser les enfants handicapés, « on manque cruellement de places en établissements spécialisés, notamment dans les Instituts médico-éducatif (IME)», déplore Sophie CLUZEL. Des enfants lésés sont souvent autistes ou polyhandicapés (handicap mental et moteur). « Ils sont aptes à suivre un cours dans une école spécialisée, mais ne trouvent aucune place dans un foyer médical », précise de son côté Bernard PEYROLES, président de l'association l'Association nationale de défense des personnes handicapées en institution (Andephi). Un sentiment que ne partage pas l'Unapei qui prône-t-elle avant tout le principe de l'inclusion en milieu ordinaire pour ces enfants.

Des parents préfèrent la Belgique

La prise en charge en Belgique serait aussi meilleure. «Certains parents ne veulent plus d'une approche purement médicale, voire psychiatrique et souhaitent une prise en charge plus éducative et comportementale», explique encore Sophie CLUZEL. Contrairement à la France, qui cherche prioritairement à scolariser les enfants dans les classes ordinaires, la Belgique a depuis les années 1970 privilégié la voie de l'enseignement spécialisé. Dans ces écoles, les classes comptent très peu d'élèves (une dizaine environ), ce qui permet à l'enseignant de se concentrer sur chacun et d'adapter sa pédagogie en fonction des besoins de l'enfant.

C'est notamment le cas à l'école «Les Co'Kain». Cet établissement de niveau maternel et primaire accueille principalement des enfants autistes, dont 40% de Français. Ici les classes sont composées de six enfants. Après leur visite dans cette école spécialisée en 2012, les sénatrices Isabelle DEBRE et Claire-Lise CAMPION n'avaient pas caché leur enthousiasme: «Les progrès réalisés, au fil des ans, sont remarquables», écrivaient-elles dans leur rapport parlementaire.

«Des petits arrivés à l'école dans un état très grave (mutisme, comportements violents…) parviennent quelques mois plus tard, à communiquer, à faire des activités, à ne plus être effrayés par la présence d'autrui (…) Pour les parents, l'enseignement spécialisé représente un immense soulagement, car leur enfant, bien que handicapé, est pris en charge dans une véritable école et non en institution spécialisée».

Au moins 2800 enfants concernés

Séduits par ces méthodes pédagogiques et face à la pénurie de place en France, les parents envoient principalement leurs enfants en Wallonie où de nombreuses écoles spécialisées, de la maternelle au lycée, accueillent près de 2800 petits FrançaisGraphique Exil Francais vers la Belgique education handicapés: une majorité d'entre eux excédée, elle a décidé de déposer un référée liberté «pour que l'État puisse prendre son fils en charge». A-t-elle déjà pensé à la Belgique? «Non, soupire cette maman. On habite à Bordeaux et je n'ai pas du tout envie de me séparer de mon petit. Je comprends que les gens aillent en Belgique, mais je trouve ça anormal, c'est inadmissible qu'on ne puisse pas prendre en charge nos enfants en France».

Ils seraient environ 1800 sont hébergés dans des établissements spécialisés et vont à l'école en bus ou à pied. Les autres enfants près d'un millier sont contraints à des navettes tous les jours entre la France et la Belgique. « Soit les parents viennent les chercher, soit des minibus les ramènent ou alors ils prennent le taxi», raconte Bernard PEYROLES, en rappelant qu'une grande majorité d'entre eux viennent du Nord-Pas-de-Calais et d'Île-de-France.

Des dépenses prises en charge par la Sécurité sociale

Si l'école belge est gratuite, les déplacements et l'accueil en Institut médico-pédagogique (IMP) sont en revanche payants. La facture peut d'ailleurs vite grimper: comptez entre 150 et 180 euros par jour pour le centre d'hébergement spécialisé, plus, le cas échéant, la course en taxi dont le prix moyen s'élève à 160 euros le trajet. Toutes ces dépenses sont prises en charges par la Sécurité sociale française qui rembourse chaque année près de 60 millions d'euros en frais de transport et en hébergement pour ces petits Français scolarisés en Belgique.

Un système en apparence coûteux

Bien que ce montant paraisse élevé, ce système de sous-traitance reste avantageux pour la France. L'explication est simple: la différence de prix entre la Belgique et la France peut aller du simple au double. «Par exemple, le tarif d'hébergement à la journée dans un foyer médicalisé en France tourne autour de 200 à 400 euros alors qu'il est de 180 en Belgique», constate Isabelle Resplendino, déléguée Belgique pour Autisme France qui explique cet écart de tarifs par des normes plus contraignantes en France, notamment en terme de bâti et de personnel encadrant. En laissant partir les Français en Belgique, elle s'épargne aussi la construction de structures coûteuses, exigeantes au niveau des normes de construction à respecter.

«Les usines à Français»

Côté belge, certains ont bien compris l'intérêt de recevoir des Français. Autorisés par l'Agence wallonne d'intégration des personnes handicapées (AWIPH), ces centres spécialisés ont fleuri le long de la frontière franco-belge, passant de 98 en 2011 à 140 en 2014. « Mais, sans généraliser ce fait, certains gérants de grosses structures sont uniquement motivés par une logique commerciale », regrette Isabelle RESPLENDINO.

« On les appelle d'ailleurs les usines à Français». Résultats: les familles ont parfois de mauvaises surprises. «Il arrive que ces centres restreignent les retours dans la famille, cherchent à faire des économies sur la qualité des repas ou bien tombent très facilement dans la médicamentation dès qu'il y a un problème de comportements», décrit la responsable d'Autisme France.

Vers un renforcement des contrôles

En 2011, un accord-cadre a été signé entre la France et la Wallonie pour mettre en place des contrôles bilatéraux de ces établissements, très peu surveillés. Cet accord n'est toujours pas appliqué. Après une première commission mixte Wallonne-France s'est réunie début octobre avec Ségolène NEUVILLE, secrétaire d'État en charge des personnes handicapées.

Une réunion auquel avait participé le nouveau ministre wallon des personnes handicapées, Maxime PREVOT, s’engage à faire relever les normes légales des établissements accueillant les Français au même niveau que celles des établissements accueillant des Belges. Il est aussi question d'une charte qualité qui donnerait lieu à un label, facilement repérable par les familles françaises.

Une promesse qu’a renouvellé la ministre lors d’une visite le 4 novembre dernier, la ministre annonce la mise en œuvre prochaine d’inspection française (v.article) pour lequel le directeur du Nord-Pas-de-Calais de l’ARS en charge de se dossier doute faute de moyens financiers.

Un choix toujours difficile pour les familles

A Bordeaux, Florence Perez, maman d'un enfant de 12 ans diagnostiqué hyperactif avec de gros troubles du comportement, connaît bien le problème de la scolarisation des enfants handicapés. Après une scolarité avec une auxiliaire de vie scolaire (AVS), son fils Maxime a dû rejoindre un hôpital de jour à plein temps en 2010.

« Alors qu'il avait 20 heures de cours par semaine, Maxime s'est retrouvé avec 30 minutes de classe par semaine», s'agace cette chef d'entreprise de 48 ans. «Résultat, il est déscolarisé et a un niveau CE2 à l'âge de 12 ans ». Pour rattraper ce retard, elle a tenté de l'inscrire au cours du Cned, en vain.

Dernière déception en date: «Mon fils devait intégrer en janvier 2015 un Ulis (Unité localisé pour l'inclusion scolaire. NDLR) couplé avec un hôpital de jour, mais je viens d'apprendre que la directrice de l'hôpital ne voulait pas le prendre sous prétexte qu'il était trop difficile à gérer ».

La Rédaction

 

Facade exterieur du futur Centre Colliard Maison de sante des etudiantsMarie-Christine Lemardeley, Adjointe à la Maire de Paris chargée de l'enseignement supérieur, de la recherche et de la vie étudiante, Conseillère du 5e arrondissement à visiter hier 25 septembre, le chantier du Centre Colliard de la Fondation Santé des Étudiants de France. Un lieu qui devrait accueillir à partir de la rentrée 2015-2016 des étudiants handicapés physiques en situation de grande dépendance fonctionnelle.

Une visite Marie-Christine Lemardeley, a effectué en présence de Ian BROSSAT, Adjoint à la Maire de Paris chargé du logement et de l'hébergement d'urgence, Bernard JOMIER, Adjoint à la Maire de Paris chargé de la santé, du handicap et des relations avec l'AP-HP, et Christian FORESTIER, président la Fondation Santé des Étudiants de France.

Un projet qui permettra d'améliorer les chiffres du taux d'étudiant en situation de handicapé moins de 2 %, et ceux malgré son doublement en plus de dix ans. Mais qui comme les étudiants valides sont de plus en plus sujets a renoncé aux soins faute de moyens sans parler de l'incroyable carence de l'offre d'hébergement pour les étudiants handicapés physiques dépendants à Paris.

Un Iieu de vie en plein cœur de Paris

Centre Colliard Vue aérienne des espace communUn chantier en cours, réalisé en partenariat avec la ville de Paris ainsi que la région ile de France. Un établissement pour lequel la fondation a souhaité un projet inclusif afin d'appréhender le public étudiant de façon globale, sans morceler les problématiques sociales, familiales, médicales et pédagogiques. Le centre situé rue Quatrefages se composera de deux pôles

Un Pole santé et de soin

L'objectif premier sera de favoriser l'accès aux soins des étudiants par une prise en charge adaptée à leur mode et rythme de vie, à leur niveau de ressources, à leur projet d'étude. Cette prise en charge devra recourir à une organisation spécifique en termes d'amplitude des plages d'ouverture de la structure, d'accueil, d'offre de soins, d'actions de prévention et d'éducation thérapeutique, de collaboration avec le réseau...Le centre proposera différentes consultations notamment de médecine générale, d'ophtalmologie, de gynécologie, de nutrition et d'addictologie

Un pôle hébergement

proposera un foyer d'hébergement pour étudiants lourdement handicapés avec 16 logements accessibles et domotisés, avec services adaptés aux besoins desCentre Colliard vue aerienne des chambre domotisee étudiants handicapés physiques en situation de grande dépendance fonctionnelle. Il s'agira pour l'essentiel de jeunes atteints de lésions médullaires et neuromusculaires de type myopathes, tétraplégiques.

Un bâtiment qui après rénovation permettra a l'étudiant en fauteuil roulant électrique de déambuler en toute autonomie par un accès à distance à l'ensemble des commandes de l'environnement. À cela s'ajoutera également un service d'aide et d'accompagnement notamment pour les tâches quotidiennes, ou de la vie courante, mais également un soutien humain et technique pour faciliter le projet d'étude en lien avec les services universitaires ou scolaires. Voir un accompagnement à l'élaboration du projet professionnel.

Un manque d'investissement public ?

Un établissement dont le cout global aura été de 7.5 M€, financés a 61 % par la fondation et un emprunt, ainsi que par la ville de Paris pour 30 % et la région pour 9 %. On peut ainsi s'interroger sur la faiblesse du taux de participation de la région, mais surtout de l'absence totale de l'état. Une situation qui permet la encore de s'interroger sur la politique déclarée de la ministre de l'Enseignement supérieur et celle réellement pratiquée. Un centre qui devrait permettre la création 25 a 30 emplois en équivalent temps plein...

La FSFF c'est quoi exactement...

La Fondation Santé des Étudiants de France (FSEF) créée en 1923 à l'initiative de l' UNEF et reconnue d'utilité publique en 1925 dispense des soins à des adolescents et jeunes adultes de 12 à 25 ans souffrant de troubles psychiques, de maladies chroniques ou de suites d'accidents et leur permet de poursuivre une scolarité au sein des structures de soins.

La Fondation regroupe 12 établissements sanitaires et 10 structures médico-sociales situés dans toute la France ; elle accueille plus de 5000 patients par an. Une annexe pédagogique, rattachée à un lycée public, est implantée dans chaque clinique. Les patients peuvent ainsi poursuivre leurs études et bénéficier d'enseignements dispensés par 300 professeurs de l'Éducation nationale. La scolarité des patients est adaptée à leur état de santé.

Les établissements de la Fondation santé des étudiants de France participent au service public hospitalier et font partie du secteur privé d'intérêt collectif (ESPIC). Le budget annuel de la Fondation santé des étudiants de France est de 165 M€ et le nombre de salariés est près de 2500 dont 160 médecins.

Des soins actifs dispensés dans diverses spécialités avec 43 % aux activités en psychiatrie, 43 % en soins de suite de et réadaptation (Médecine physique et de réadaptation et soins de suite médicalisés). Le reste pour 11 % sont liée a des activités médico-sociales + 8.500 actes de BAPU, enfin 3 % pour la médecine en court séjour (MCO, dialyse).

Stéphane LAGOUTIÉRE

Integration enfants deficients mentaux (archives 2012)Constitué par la mise en œuvre du troisième plan autisme représentant l’une des mesures porteuse de plans, les 30 classes d'IME(1) implantées dans les écoles maternelles ordinaires ne joue tous pas leurs rôle d'inclusion. Une déception pour l’association depuis sa mise en oeuvre, car a ce jour il ne concernerait ainsi que 210 enfants autistes, une situation qui ne peut être acceptable pour la principale association de parent d’enfant et adultes déficients mental.

Une situation dont l'Unapei estime dans un communiqué que la « création de ces places doit être un début et son déploiement à la hauteur des besoins de tous les enfants en situation de handicap mental et cognitif encore loin d'être satisfaits ».

Ce « dispositif répond en tout point à ce que l'Unapei demande depuis de nombreuses années : la prise en charge précoce des enfants autistes, l'inclusion dansl'école de la République et la collaboration indispensable du médico-social et de l'Éducation nationale. C'est une des réponses au manque de solution criant de tous les enfants en situation de handicap mental et cognitif qu'il faut déployer pour espérer satisfaire l'ensemble des demandes en souffrance » déclare Christel PRADO, présidente de l'Unapei.

Entre théorie et pratique, la différence et parfois grande…

Une déception d’autant plus grande, car si en théorie ce dispositif semble répondre aux attentes des parents et de l’association, l’inclusion à l’ordinaire qui représente pour celle-ci le meilleur des apprentissages du vivre ensemble. Mais aussi en matière d’un accompagnement précoce, ou preuve a été faite que la prise en bas âge attenuer les symptômes de l'autisme.

L’association qui reconnait que les deux expériences sont nécessaires et complémentaires. À la fois celle de l'Éducation nationale qui détient l'expertise des apprentissages, le secteur médico-social détient celle de l'accompagnement des élèves handicapés. Les Unités d'enseignement (classes d'IME) implantées dans les écoles ordinaires ont l'intelligence de partager et mutualiser les compétences sur une unité de lieu et de temps.

Reste qu’en pratique, les associations rencontrent de nombreux obstacles à la création de ces places. Les difficultés résident dans le fait que le diagnostic précoce de l’autisme reste exceptionnel. Les rares enfants autistes à avoir été diagnostiqués avant l'âge de trois ans doivent également avoir obtenu une notification de la CDAPH(2) les orientant vers cette Unité d'enseignement délocalisée à l’école.

Cela suppose aussi que la MDPH(3) ait été bien informée de l'implantation de l'UE et de ses enjeux. Par ailleurs, les jeunes enfants autistes ayant obtenu un diagnostic précoce sont souvent accompagnés par le secteur sanitaire. Or la coopération entre le secteur sanitaire et le secteur médicosocial est loin d'être optimale, elle se doit d'être renforcée afin de permettre à ces jeunes enfants d'accéder aisément à ces classes.

L'Unapei qui demande dans son communiqué, le déploiement de ce dispositif en maternelle, mais aussi en élémentaire à la hauteur des besoins de tous les enfants en situation de handicap mental et cognitif.

Le dispositif en détail :

Un dispositif dont le détaillent du cahier des charges de cet accueil avait l’objet d’une publication dans le journal officiel du 13 février 2014 dans le cadre d'une instruction interministérielle. Celle-ci prévoyant notamment que ces 30 unités d'enseignement d'IME scolarisent chacune sept enfants autistes âgés de 3 à 6 ans et sont implantées dans des écoles maternelles (1 par académie). L'accompagnement global de ces jeunes enfants se fait au sein des écoles afin de mobiliser les capacités d'inclusion et d'apprentissage au plus tôt, par des approches éducatives, thérapeutiques et d'enseignements adaptés.

La Rédaction

(1) IME : Institut médicoéducatif
(2) CDAPH : commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées
(3) MDPH : Maison départementale des personnes handicapées