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Le Premier ministre, Jean-Marcs AYRAULT (a droite) recevant Claire-Lise Campion, sénatrice de l'Essonne, (milieu) lors de la remise du rapport sur l'accessibilité des personnes en situation de handicap, à l'Hôtel de Matignon. En présence de la Ministre en charge des personnes handicapées, Marie, Arlette CARLOTTI (gauche) ©Yves Malenfer/MatignonAprès avoir confié à la sénatrice de l'Essonne, Claire-Lise CAMPION la rédaction d'un rapport intitulé "Réussir 20015" sur l'accessibilité dans les logements, les établissements recevant du public, mais aussi dans les transports et la voirie. Le Premier ministre Jean-Marc AYRAULT vient de recevoir au côté de la ministre déléguée aux personnes handicapées, Marie-Arlette CARLOTTI, le rapport de la sénatrice. Un Premier ministre qui s'est félicité des nombreuses auditions et « qui doit être salué pour sa qualité et sa rigueur, aussi bien sur l'état des lieux de l'avancement de l'accessibilité en France que dans les solutions suggérées pour répondre au mieux aux défis posés par la loi du 11 février 2005 ». Un avis qui manifestement ne semble pas partager la majorité des associations individuellement qu'au niveau du Conseil national du handicap.

Seul constat sur lequel tout semble d'accord celui de l'impossibilité de tenir le rendez-vous fixé par la loi du 11 février 2005 pour le 1er janvier 2015. Triste constat de celui de voir que dix ans n'auront pas suffi aux collectivités ou à l'administration pour respecter les échéances. Pour preuve Mme Claire-Lise CAMPION qui souligne dans son rapport que les avancés « seront insuffisantes pour tenir le rendez-vous de 2015, notamment pour les établissements recevant du public et les transports ». Une situation qui selon la sénatrice pointe, pour expliquer cette situation, « un défaut de portage politique, des lenteurs dans le processus de production réglementaire, une absence d'évaluation des impacts techniques et économiques de la loi, la complexité des règles ou encore le manque d'harmonisation des pratiques des commissions consultatives départementales de sécurité et d'accessibilité ».

Jean-Marc AYRAULT à lui tenu à souligner que ses « propositions seront étudiées par le gouvernement avec la plus grande attention ». Demandant lors de son intervention à tous les ministres concernés de participer activement, sur la base de ce rapport, à l'élaboration d'un plan d'action gouvernemental qui sera validé, lors du prochain comité interministériel du handicap, à la fin du premier semestre de cette année.

Des conclusion, d'un rapport qui rappelle que l'accessibilité est avant tout une affaire de connaissance, de compréhension et de solidarité. Elle concerne et profite à toute la société, c'est en cela qu'elle est universelle. Il vaut ainsi la peine de faire le pari de la confiance en la capacité de notre société à mieux accueillir ceux d'entre nous qui sont temporairement ou durablement affectés par une réduction de leur autonomie et de leur mobilité. Mais cela suffit pour donner une réelle impulsion politique qui elle semble vouloir faire défaut dans une très grande majorité des cas. Pourtant notre société ne peut prétendre au principe de l'inclusion et d'égalité si certain d'entre eux sont ecarter pour des raisons qui pour l'instant son aussi économique...

Les questions de l'accessibilité en eaux troubles !

Une politique pour lequel le Premier ministre n'a pas sut se montrer aussi peu démonstratif que le Chef de l'État le 30 Janvier a Lilles sur le discours ou concernant l'accessibilité, les propos étaient eux resté assez flou. S'appuyant sur un rapport rédigé du temps du précédent gouvernement et sorti du placard par l'actuel, François Hollande a simplement indiqué que l'objectif d'une mise en accessibilité des bâtiments publics pour 2015 serait "difficile à respecter", mais qu'il fallait "garder cette perspective". Il y a fort à parier qu'un report de l'échéance sera proposé par l'exécutif, peut-être lors du prochain comité interministériel. Le chef de l'Etat a également cité la question de la scolarisation des enfants handicapés et celle du vieillissement des adultes handicapés. Sur l'autisme, il s'est fait plus explicite en indiquant qu'il fallait "favoriser de nouvelles approches thérapeutiques et ouvrir davantage d'établissements". "La place des autistes n'est pas dans les hôpitaux psychiatriques", a-t-il précisé.

Stéphane LAGOUTIÉRE

Rapport "Réussir en 2015"
Synthèse et principales propositions du rapport de Mme Claire-Lise CAMPION

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