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Des jeunes dans un centre de formation professionnelle afpa photo pierreyvesbrunaudSi pour l'instant rien d'affirmatif ne provient de la bouche des responsables syndicaux de CFE-CGC, celle-ci estime que les récentes déclarations du travail Michel SAPIN, se déclarant prêt à réformer le financement de la formation professionnelle en supprimant l'obligation légale de financement de la formation. Une supression défendue également par plusieurs acteurs, comme l'Institut de l'entreprise, l'Institut Montaigne mais aussi par le MEDEF.

Un point d'interrogation alors même que le Premier ministre et le président de la République pour qui le chômage des jeunes et une priorité avait affirmé a plusieurs reprise lors de visite ces six dernier mois l'importance de la formation professionnelle et de sa mise en œuvre. Une politique qui d'ailleurs a été choisi comme fer de lance par l'AGEFIPH concernant les jeunes travailleurs handicapés et pour lutter contre l'absence de qualification.

À quelques jours du début des négociations interprofessionnelles sur la formation qui débuteront le 24 septembre prochain et doivent se terminer avant la fin 2013, la CFE-CGC rappel que s'il y a nécessité d'une réforme, celle-ci ne doit pas aboutir à fragiliser tout le dispositif mis en place et à pénaliser les salariés. Des premières discussions qui devraient commencer sur comment sécuriser les parcours grâce au CPF (compte personnel de formation) notamment, faire de la formation un enjeu de compétitivité pour les entreprises ou encore clarifier et rendre plus efficace le dispositif.

La contribution légale de financement constitue une garantie de mutualisation pérenne des fonds destinés à financer les plans de formation entre les petites et grandes entreprises. Le système est perfectible, certes, mais a fait ses preuves depuis sa mise en place pour un nombre non négligeable de bénéficiaires. Pour le syndicat, cette idée de suppression de l'obligation légale comporte certains risques, notamment d'inciter les TPE/PME à moins investir dans la formation professionnelle. Il ne faudrait pas que la réforme aboutisse à la disparition du plan de formation dans les PME !

Si dans sa déclaration le ministre a poser des conditions la suppression legale de financement notamment en affirmant « que les employeurs améliorent leur effort vers les salariés les plus fragiles ». Le syndicat estime regretter que le ministre n'aborde la formation que du côté de sa « tuyauterie » financière. Il serait plus intéressant d'examiner d'abord la manière d'associer les représentants des salariés dans la construction du plan de formation. Lors de cette négociation, la CFE-CGC demandera, en préalable, que les organisations syndicales représentatives dans l'entreprise puissent négocier le plan de formation précise les responsables.

Reste au final que la Formation professionnelle n'est pas seulement un cout mais avant tout un investissement pour les salariés mais aussi pour le bien-être des entreprises. A cela s'impose deux arguement celui des d'un nombre toujours important de salariés ou de chomeurs trops peu qualifiés, mais aussi dans l'évolution téchnologique permanente que connaissent les entreprises. Une courbe du chômage chez les travailleurs handicapés notamment qui ne s'inversera à long terme que si la formation professionnelle des salariés joue un véritable rôle dans l'anticipation et vers l'employabilité. La CFE-CGC portera cet engagement au profit de toutes les catégories de salariés.

Stéphane LAGOUTIÉRE

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