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Des unités pour malades difficiles (UMD) des hôpitaux psychiatriquesFace a des hôpitaux psychiatriques laissé a l'abandon et dont les moyens financiers ne cessent d'être réduit, la Secrétaire d'État chargée de la santé Nora BERRA a présenté le 29 février dernier en conseil des ministres, en lien avec la Secrétaire d'État Marie-Anne MONTCHAMP, le Plan psychiatrie et santé mentale 2011-2015. Une reforme demandé l'an dernier par le président de la République. Un plan et qui se décline en quatre axes stratégiques, mais ou le financement et une fois de plus absent.

« Après la reconnaissance du handicap psychique par la loi du 11 février 2005, le premier plan de santé mentale, lancé en 2005, a permis d'assurer un renforcement significatif des moyens accordés à la psychiatrie et à la santé mentale. 475 millions de crédits en fonctionnement et 750 millions d'euros de crédits en investissement ont été dégagés à ce titre », a souligné en préambule la secrétaire d'État Norra BERRA.

Le plan psychiatrie et santé mentale 2011-2015, dont les travaux de préparation avaient été engagés au ministère de la Santé par Roselyne BACHELOT et poursuivis par Xavier BERTRAND, a été élaboré dans le cadre d'un processus de concertation avec l'ensemble des acteurs intervenant dans ces politiques. Pour tracer ces grandes lignes stratégiques, un Comité d'orientation du plan, constitué de représentants des usagers, de professionnels sanitaires et sociaux, d'universitaires et de chercheurs, a été réuni à plusieurs reprises entre juin 2011 et janvier 2012.

La ministre souhaite que « L'enjeu majeur de ce nouveau plan 2011-2015 soit de prévenir les ruptures dans les parcours de vie des personnes concernées, quel que soit leur lieu de vie, y compris celles en grande précarité ou en milieu pénitentiaire. L'objectif est donc de permettre à ces personnes de mieux vivre avec des troubles psychiques, troubles dont l'impact et la prévalence sont souvent sous-estimés, notamment chez les personnes placées sous main de justice ou faisant l'objet d'un suivi éducatif », a conclu Nora Berra.

Un plan décliné en quatre 4 axes sous un axe de prévention et de réduction

2012.03.05.sarkozy-bachelot-hopitaux-psychiatrique-hopital-reforme-psychiatreNicolas SARKOZY et Roselyne BACHELOT alors ministre de la santé le 3 décembre 2008 en visite a l’unité de soins spécialisé d’Antony a Grenoble, après le meurtre d’un étudiant causé par un manque de prise en charge. Le Président assurant d’une reforme sur une meilleure sécurisation des établissements psychiatriques et un projet de loi pour réformer l’internement d’office.Prévenir et réduire les ruptures au cours de la vie de la personne, prévenir et réduire les ruptures selon les publics et les territoires. Les deux autres étant-elle liée a la psychiatrie et son environnement sociétal et prévenir et réduire les ruptures entre les savoirs. Conçu selon le ministère comme un plan de nouvelle génération, qui intègre pleinement les principes et les outils de la loi Hôpital Patiente Santé et Territoires, il trace des grandes lignes stratégiques et passe le relais aux agences régionales de santé (ARS) et aux acteurs de terrain pour traduire ces grandes orientations dans leurs réalités locales.

Les ARS ont ainsi à décliner le plan en mesures opérationnelles dans les 26 projets régionaux de santé en cours d'élaboration. Les administrations centrales et opérateurs nationaux seront également invités à faire connaitre la façon dont ils intégreront le plan dans leur propre feuille de route d'ici juillet 2012. Une conférence annuelle de suivi de la mise en œuvre de ce plan sera organisée et présidée par le ministre chargé de la santé et le ministre chargé des solidarités. L'évaluation de ce plan est d'ores et déjà prévue, un premier bilan sera établi en 2016, à partir d'une liste restreinte d'indicateurs en cours de finalisation.

Une profession qui doute...

Présenté comme un plan « nouvelle génération », il ne comporte pour le moment aucun financement contrairement au premier plan santé mentale 2005-2008 qui avait engagé 475 M€ de crédits en fonctionnement et 750 M€ en crédits en investissement. Ce second plan n'est pour l'heure qu'un ensemble de grands principes que les agences régionales de santé (ARS) et « les acteurs de terrain » auront à mettre en musique selon les spécificités locales. De leur côté, les professionnels restent pour l'heure sceptiques vis-à-vis du nouveau plan. Si l'Union nationale des cliniques psychiatriques (UNCPSY) « souscrit à ses orientations »,

Son président, le Dr Olivier DREVON, s'alarme « d'une absence totale de volet économique et de pistes de financement, qui permettraient la mise en œuvre effective des mesures proposées ». Un avis partagé par le Dr Alain VAISSERMANN, président du Comité d'action syndicale de la psychiatrie (CASP), la question des moyens se pose. « Une partie de la profession avait réclamé un budget spécifique à la psychiatrie à l'intérieur de l'ONDAM. Or ça non plus on ne l'a pas dans ce plan. C'est l'une des raisons d'ailleurs pour laquelle, nous avions réclamé une grande loi de santé mentale ». « Dans un contexte économique que personne n'ignore, aucun engagement n'est pris dans ce plan pour modifier vraiment le cours des choses », déplore de son la Fédération d'aide à la santé mentale Croix Marine. « L'incantation ne suffit pas. On peut ainsi évoquer la collaboration avec les autres professionnels de santé, mais il ne s'agira que d'un vœu pieux si rien n'est fait pour harmoniser la densité médicale et paramédicale sur l'ensemble du territoire », considère la fédération dans un communiqué.

La Rédaction

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